CHAPITRE III
Troisième privilège.
31 A RIE mère de Dieu,
Parmi les privilèges que Marie 4i
00 Dév*otion CL la S» Plerge.
reçus de sou Dieu , il en est un qui est regardé comme la fin ou le couronnement des autres ; les premiers, ayant été , de même que ses vertus , dont il sera parlé dans la suite , comme les dispositions qui la préparaient et qui la conduisaient à celui-ci. Ce privilège est d'avoir été choisie pour être la mère du fils de Dieu. Marie est la mère de Jésus , dit l'Évangile ; Maria de qiiâ natus est Jésus ; « Marie de » qui est né Jésus. ?> Quel honneur pour une pure créature ! concevoir son Dieu! renfermer dans son sein le fils du Dieu Très-Haut , lui donner la naissance , le nourrir de sa propre substance , le porter dans ses bras , et prendre soin de son enfance 1 . . . . Quel sujet d'étonnement pour la Terre et les Cieux ! .... Et ce privilège a été accordé à Marie, par préférence à toutes les filles de Sion , à toutes les femmes qui ont existé depuis l'origine du monde , et à toutes celles qui doivent exister jusques à la fin des temps !
Si les ennemis de la plus auguste des mères osent s'élever contre elle , et lui refuser le titre de mère de Dieu , l'Écriture , l'Église , les Pères s'élèveront k la fois contre eux pour
les combattre , les confondre , et les charger d'analliêmes.
Et d'abord l'Écriture reconnaît et confesse que Marie est mère de Dieu.
Prenons dans nos mains le saint Évangile , et il nous sera aisé de nous en convaincre. Voici ce que dit l'Ange du Seigneur, lorsqu'il vient lui annoncer ce glorieux privilège : « La vertu i> du Saint - Esprit vous couvrira de son » ombre , et celui qui naîtra de vous n sera saint; il sera appelé le fils du » Très-Haut : w Idebque quod nascetiir ex te sanctLim vocahiturfilius De i (Luc, I , 55 ). 11 est dit autre part : « le Verbe » a été fait chair , et il a habité parmi j> nous ; » et Verhamcaro factiim est , et hahitavlt in nobls ( Jean , i , i4). Mais où le Verbe de Dieu , Dieu luimême , le fils du Très-Haut, a-t-il été fait chair ? Où a-t-il pris ce corps et cette ame ? C'est dans le sein de la glorieuse vierge Marie ; et comment?
par l'opération du Saint-Esprit : Angélus Dominl niintla^lt Marlce , et concepit de Spiritu Sancto, Sainte-Elisabeth confessera cette vérité , lorsque la Sainte Vierge , portant dans son sein le Réparateur du monde , le désiré des collines éternelles , traversera les mon-
32 Déi^otlon à la S* Vierge, tagnes de la Judée pour aller visiter sa cousine , et tout à la fois pour l'assister ; « D'où me vient ce bonheur , » s'écrie la mère de Jean-Baptiste , au » moment où elle se voit honorée de » la visite de Marie, et quelle sent » son enfant tressaillir dans ses en- ^ traiiles . d où me vient ce bonheur » que la mère de mon Dieu vienne i> me visiter ? » JJndt knc mihi ut veniât mater Domine mei ad me ( Luc , i , 43)/
Une autre preuve va nous être offerte dans le temple (a). Jésus était alors âgé de 12 ans : là , ^Marie l'ayant trouvé instruisant les Docteurs, après l'avoir cherché pendant trois jours, lui dit avec l'accent qu'inspire l'amour maternel :
<< Mon fils , nous vous cherchions , » étant inconsolables de vous avoir j> perdu ; pourquoi en avez -vous agi >> ainsi envers nous ? » Fili , qiiid fe-
cisti nohis sic ? Ecce dolentes
quœrebamus te ( Luc , 2 , 4^ >)•
Aux noces de Gana , Marie s'adresse à Jésus , pour lui demander une grâce
(a) Une m'a pas paru inutile de joindre ici les preuves indirectes aux preuves directes , pour montrer que Marie est vraiment mère de Dieu,
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en faveur de ses hôtes ; et comment s'exprimera encore là-dessus l' Évangile , rapportant les propres paroles de Marie elle - même \ La ir.ère de Jésus lui adressa la parole , et lui dit : Ils n'ont pas de vin : Dlcit mater Jesii ad eum : Viniim non hahcnt ( Jean , 2,5).^
L'apôtre Saint-Paul , aux Galates , dit que Dieu a envoyé son fils parmi nous 5 et que ce divin fils est né d'une femme, sous le règne de la loi : Misit Deiis fillwn suum , factum eoc nndiere , factiim siih lege ( Galates , 4 j 4 )•
Quelle est donc cette femme heureuse 5 qui donne ainsi la naissance au fils de Dieu l L'Lvangile y a répondu : Nonne mater ejus dicitur Maria (jMath, 15, 55)? C'est-à-dire : «Est-ce que j> cette mère auguste et fortunée n'est s? pas Marie ? >>
Quoi de plus clair que toutes ces preuves pour attester que Marie est rcell^.ment la mère de Dieu? Oui , et disons-le encore une fois , redisons-le cent fois , que Marie est vraiment la mère de Dieu , que c'est d'elle qu'est né Jésus ; de qu i natiis est Jésus , qui vocatur Christus (Math, i , i6).
C'est en vain que les hérétiques
54 Déi^otlon a la S. Vierge, voudront dans la suite , les uns nier la divinité de Jésus-Christ , pour soutenir que Marie n'a été la mère que d'un pur homme , les autres nier que Jésus-Christ ait eu un vrai corps , et ne reconnaître en lui qu'un corps fantastique , pour dire que Marie n'a pas réellement été mère.
En vain encore quelques autres, reconnaissant en Jésus-Christ un vrai corps , refuseront-ils d'admettre l'union hypostatique qui existe entre sa divinité et son humanité , afin de ne reconnaître encore en Marie que la mère de l'homme, et non vraiment la mère de Dieu. Toutes ces différentes hérésies , confondues déjà par l'Evangile , seront foudroyées par les anathêmes de l'Église.
L'hérésie de Cerinthe et de quelques autres hérétiques qui s'étaient convertis à la foi chrétienne comme lui , dans la primitive Eglise , mais dont la conversion était fausse et hypocrite ^ l'hérésie, dis-je; de ces ennemis de la vraie foi , qui prétendirent et qui soutinrent alors que Jésus-Christ n'était qu'un pur homme , qu'il était né , comme le reste des hommes , de l'alliance de Marie et de Joseph, a été condamnée
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par l'Église. Les hérétiques qui se sont élevés dans la suite pour défendie les mêmes erreurs , surtout Arius , qui la renouvela au commencemeiudn quatrième siècle, en soutenant que ] t Fils de Marie n était pas vraiment Fils de Dieu, égal au Père, consubstantiel au Père ; les Sociniens qui soutinrent , au seizième siècle, que Jesus-Christ n'est appelé fils de Dieu que dans un sens abusif et mélar^ljoriqiie ; toutes ces infernales doctrines ont été condamnées.
Rien n'est plus solennel que la condamnation de toutes ces lieiésies au concile général de Nicée , qui dit , de la manière la plus formelle et la plus précise, que Jésus-Christ est le fils unique de Dieu , né du Père avant tous les siècles , Dieu de Dieu , lumière de lumière , vrai Dieu du vrai Dieu , qai n'a pas été fait, mais engendré, consubstantiel au Père : Credo^^.filiiim Dei unigenitum et ex Pâtre natum ante omnia seciila^ Deum de Dto , lumen de lumine^ Deum verum de Deo vero , genitum non factum^ consubstantialem Patri,
Les Gn.osliques et les Docètes, autres hérétiques des premiers siècles, qui prétendaient au contraire que Jésus-
56 Dévotion a la S* Vierge, Christ était vrai fils de Dieu , mais qu'il n'avait pris, en venant au monde , qu'un corps fantastique , ont été condamnés et cliargés à leur tour des anathêmes de l'Église , par le même concile général de Nicée , dans ces paroles : Et incarnatiis est de Spiritu Sancto ex Maria virgme , et homo factus est : « Par l'opération du Saint- » Esprit il s'est incarné dans le sein » de Marie , et il a été fait homme. » Le concile ne dit pas : Et il a pris chair en apparence , mais il s est réellement incarné ; il ne dit pas : // s est revêtu d'un corps fantastique , mais il s'est réellejnent fait homme , c'est-à-dire , il a pris un corps et une ame sembla* blés aux nôtres.
Au cinquième siècle , Nestorius , patriarche de Constantinople , ennemi déclaré des Ariens, et défenseur zélé de la divinité du Verbe , nie l'union hypostatique du Verbe avec l'humanité sainte du Sauveur , ne voulant admettre qu'une union morale , c'està-dire un concert d'opérations et de volontés en Jésus-Christ, reconnaissant par-là deux personnes dans l'Homme- Dieu , au lieu d'une seule , et cela afin de refuser à Marie le titre de
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mère de Dieu. D'abord cette hérésie est réfutée et condamnée par Saint- Cyrille , patriarche d'Alexandrie ; mais l'hérétique continuant à prêcher et à propager son erreur, l'Eglise, toujours attentive à conserver dans toute sa pureté le dépôt de la foi , se hâte de s'assembler k Ephèse : on compte à ce concile général deux cents évêques : tout le peuple attend avec impatience quelle sera sa décision : enfin l'Église prononce , Nestorius est convaincu d'hérésie , frappé d'anathême , et Marie est reconnue mère de Dieu. A peine la décision est-elle venue à la connaissance de la ville d'Éphèse, que tout à coup le peuple se livre à une joie simultanée : la ville est illuminée, on va chercher les Pères au lieu où ils étaient assemblés en concile , avec des chars de triomphe qui avaient été préparés à cette fin; à leur passage toute la ville retentit des mêmes cris: Marie mère de Dieu! Marie mère de Dieu!
Quel triomphe sur l'hérésie ! Oh ! que tous les peuples s'empressent donc de mêler leur voix à celle des habilans d'Ephèse , et transportés d'une sainte alégresse, que tous le disent à la fois : « Marie est mère de Dieu; Marie est
s 8 Dévotion a la S. Vierge, ^> mère de Dieu : anathême, anathême » à quiconque refusera à Marie le » titre de mère de Dieu ! » et ensuite s'adressant à Marie elle-^lême , que tous lui disent avec l'Église : Sancta Dei genitrioc ^ ora pro iiobis ; « Sainte s> mère de Dieu , priez pour nous. »
Nous aurions k parler d'un autre hérésiarque qui était aussi, à sa manière , 1 ennemi de la mère de Dieu, comme il l'était de Jésus-Christ, principalement soa5 îe rapport de son humanisé. Cet héréiique , nommé Eutychès C«), abbé d'un monastère près de Conslantinople , parut peu de temps après Nestorius. Par opposition à Nestorius, qui soutenait deux personnes en J. C. , celui-ci soutint qu'il n'y avait en Jésus-Christ qu'une seule nature , disant que la nature humaine avait été absorbée par la nature divine , comme une goutte d'eau par la mer , ou comme
(«) Bien qu'Eu tychès n'ait pas eu l'intention directe d'attaquer la materuité divine en jVJarie, et que l'Église ne l'ait pas condamné sous ce rapport, il Ta toujours attaqué d'uue manière indirecte , en anéantissant la nature humaine de Jésus-Christ après son incarnation.
Lîvre L 59 une malière combustible est absorbée par le fen ; en sorte qu'il n'y avait plus rien d'iiumain en Jésus-Christ, et que la nature humaine se trouvait entièrement perdue dans la divinité
Cette hérésie revient en quelque sorte à celles de Cerinthe , de Basilide , de Saturnin, des Gnostiques et des Docètes , qui prétendaient que Jésus-Christ ne s'était point réellement incarné , et qu'il ne s'était revêtu que des apparences de l'humanité, ce qui anéantit de même en Marie le titre de mère de Dieu; car Marie ne peut être véritablement mère de Dieu , si Jésus-Christ ne prend réellement dans son sein un corps et une ame semblables aux nôtres; et si ce corps et cette ame, c'est-à-dire l'humanité toute entière, ne se trouvent unis à la divinité par une espèce d'union qui , tout en ne formant des deux natures qu'une seule personne, fait cependant que chacune des deux natures est conservée avec toutes sqs propriétés et ses opérations , sans séparation et sans confusion. Mais pourquoi , dira-t-on , sans ces conditions Marie ne serait -elle plus mère de Dieu \ Parce qu'alors l'homme n'existerait plus en Jésus - Christ , et que
4o Déi^otîon à la S, Vierge, Marie ne peut être appelée mère de Jésus-Christ, que lorsque Jésus-Christ s'est réellement fait homme , se formant un corps de la substance de Marie , unissant une ame semblable à la nôtre à ce corps formé dans le sein de Marie , et ensuite unissant ce corps et cette ame à la divinité, comme nous lavons dit , de manière à ce qu'il n'existe plus en J. C. qu'une seule personne, et sans confusion des deux natures.
Or il est de foi que J. C. a pris un corps et une ame semblables aux nôtres dans le sein de la glorieuse vierge Marie , non point un corps fantastique, mais un corps bien réel , formé de la propre substance de la plus pure des vierges , corps qui a été animé par une ame semblable aux nôtres ; il est de foi aussi que l'humanité sainte de notre Seigneur Jésus - Christ a été unie à sa divinité par un genre d'union qui, ne formant en Jésus-Christ qu'une seule personne , conserve les deux natures dans toute leur intégrité ; cette union est appelée par les théologiens hypostatique : c'est ce qui a été décidé dans le concile général de Chalcédoine , contre Eutychès , et voici les propres
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paroles du concile tenu en 45o : <? Le i> concile déclare que , suivant les écrits » des saints Pères , il fait profession » de croire un seul et unique Jésus- 5> Christ, notre Seigneur, fikdeDieu, }> parfait en sa divinité. » Le concile dit parfait en sa dûnnité , car Eutychès , qui ne voulait pas que Jésus- Christ , en tant qu'homme , fût consubstantiel à l'homme , de même ne voulait pas qu'on dît que Jésus-Christ , en tant que Dieu , fût consubstantiel au Père; c'est pour cela que le concile dit : « Fils de Dieu , parfait en sa di- » çinité et parfait en son humanité ; » consubstantiel à Dieu, selon la divi- » nité, et à nous selon l'humanité : il » déclare qu'il y a en lui deux na- » tures unies sans changement, sans » division , sans séparation; en sorte que » les propriétés des deux natures subj> sistent et conviennent à une même » personne, qui n'est point divisée en » deux , mais qui est un seul Jésusï> Christ , fils de Dieu , comme il est ^ dit dans le Symbole de jNicée. »
Et en effet , dit ici le vénérable Bède , si la chair dont s'est revêtu le Verbe de Dieu, naissant selon la chair , était étrangère à la chair de la vierge-
42 Dêi>otlon a la S. Vlej^ge, mère (ce qui serait si le corps de Jésus- Christ n'était qu'un corps fantastique , ou un corps aérien , ou enfin un corps qui cesserait d'être dans son rapprochement 5 dans son union avec la divinité ; ou bien encore si ce corps n'était animé que par le Verbe , comme l'ont encore rêvé quelques hérétiques) ; si donc la chair dont s'est revêtu le fils de Dieu, était étrangère à Marie , c'est bien en vain que cette femme de l'Évangile s'adressant à Jésus-Christ, se serait écriée : Heureux le sein qui vous a porté , heureuses les mamelles qui vous ont allaité ! « Pour nous , re- » prend le profond et pieux écrivain , ^> pour nous , après avoir entendu tout » ce qui vient d'être dit contre Euty- » chès , élevons tous la voix avec » l'Église catholique , fip;nrée par cette » femme de notre Évangile ; élevons » encore notre esprit par la foi , et ï> écrions-nous du milieu de la foule , ît> nous adressant au Sauveur : Heu- » reux le sein qui vous a porté , heu- » reuses les mamelles qui vous ont » allaité ! » Nos igitiir , his contra Eutychen clictis ^extollamus vocem ciim Ecclesià catholicd , cujus hœc mulier tj'piim gessit , extollamus et mentent
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de medlo turharwn , dicamusque Sal^ vatori : Beatus venter qui te porta^ vlt^ et libéra qiiœ suxisti ( Vénérab.
Bède j !
Après avoir entendu l'Eglise assemblée en concile , lancer ainsi ses ana- " thèmes contre les ennemis de la mère de Dieu , consultons encore là- dessus la doctrine des Saints et des Pères de l'Eglise pris en particulier ; nous les verrons tous d'accord sur ce point essentiel ; nous les verrons reconnaître et professer hautement la foi de l'Église elle-même touchant l'auguste privilège de mère de Dieu dans Marie.
Je commence par Saint - Anselme :
« Dieu , dit ce Père , n'a pas voulu » que celui qui est son fils unique, fût » son fils unique à lui seul \ mais il w a voulu qu'il fût encore fils unique » de Marie : » Non est pas sus manere suum , sed eum ipsum voluit esse MariœfiUum ( S. Anselme ).
« Lorsque Marie eut entendu la voix » de l'Ange, dit Saint-Ambroise , elle » conçut le fils de Dieu dans ses » chastes entrailles , et le Verbe se )) fit chair afin que la chair devînt » Dieu , sans pour cela changer de )> nature, mais par son uiiion hjpos-
44 Dêç'Otlon a la S. Vierge.
» tatique avec la divinité : » Tune In utero virgo coiicepit , et P^erhum caro factum est , ut caro fieret Deus ( S. Ambroise ).
Nous trouvons la même pensée dans Saint-Augustin, a Quelle croyez-vous » qu'a été cette conception , dit ce ); Père ? En voici le mystère : Dans » cette conception toute divine du fils » de Dieu dans le sein de Marie , Dieu )) est fait homme , et l'homme devient î) Dieu : » Talis fuit ista susceptio quœ Deum hominem faceret , et ho^ minem Deum { S. Aug. ) c< En sorte , » poursuit Saint-Bernard , que Jésus- » Christ désormais n'est plus tout à )) Dieu , comme il n'est pas tout de » Marie , quoiqu'il soit tout fils de » Dieu et tout fils de la vierge Marie : » Nec totus de Deo , nec totus de ^virgine , totus tamen Dei et totus Marice est Jilius ( S. Bernard ).
11 est donc incontestable , d'après toutes ces preuves tirées de l'Ecriture , de l'Église et des Pères , que Marie est mère de Dieu : il n y a plus qu'un ennemi de Dieu et de l'Église ellemême qui puisse disputer à Marie cette auguste prérogative.
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