II. — Le diabète n’est pas connu
Si, au cours de la grossesse, on trouve une glycurie chez une femme n’ayant jamais été suivie pour diabète, il s’agit de savoir à quel cas la rapporter ; cette recherche pathogénique est souvent difficile.
Le cas où on est appelé d’emblée pour un coma acétonémique qui n’a jamais été précédé de prodromes inquiétants, est moins rare qu’on ne peut le croire, et en général le diagnostic est fait facilement. Maïs le pronostic demeure très réservé, car on intervient fréquemment trop tard.
S’il s’agit d’une femme présentant un aspect normal et qui a de la glycosurie, ce ne seront que des examens répétés au cours de la grossesse qui pourront fixer un diagnostic, encore doit-il être fait sous toute réserve pronostique.
Le cas d’acétonurie coïncidant avec la glycosurie est d'autant plus embarrassant que, depuis longtemps (Couvelaire, 1895), on sait que l’acétonurie peut se rencontrer dans les derniers mois de la grossesse et semble fréquente au cours du travail. Il faudra essayer d'augmenter la quantité d’hydrates de carbone et faire de faibles doses d’insuline ; si l’acétonurie persiste sans trouble de l’état général, il faudra la
NE
considérer comme indépendante d’un diabète con- somptif, et par conséquent de peu d’intérêt. On suspendra alors provisoirement PURE sous une Surveillance très stricte.
Le diagnostic de la glycosurie étant établi, 1 ne reste donc plus qu’à la traiter suivant le cas : glycosurie alimentaire qui ne nécessite pas de traitement, diabète rénal au régime très large, diabète vrai one ou consomptif.
Ces troubles de la glyco-régulation peuvent persister après la grossesse et devront être traités comme tels, mais ils peuvent aussi disparaître. Néanmoins il faudra suivre la femme d’année en année, car il faut bien savoir qu’à l’occasion d’une nouvelle grossesse ou sans cause apparente, ils pourront réapparaître et souvent de façon plus sérieuse que la première fois.