B. — INFLUENCE DU MILIEU SOCIAL
Existe-t-il des causes prédisposantes liées au milieu social, à la profession et à l'habitation ? De tout temps les diabétiques des villes ont semblé plus atteints que ceux des campagnes. Bou- CHARDAT €et DURAND-FARDEL ont montré, d'autre part, que la tuberculose était la complication du diabète de la classe pauvre. Van NooRbEN, dans la classe riche, n’observe que 7 cas de tuberculose sur 140. Marcel LABBE évalue à 43 %, le nombre des diabétiques pauvres soignés à l'hôpital, atteints de tuberculose, et à 10 % seulement celui des diabétiques aisés soignés en ville. En 1930 ce nombre s’abaisse à 12 % à l'hôpital et 5, 2 % en ville.
Notre statistique ne porte que sur la clientèle hospitalière où la tuberculose, durant les années 1930, 1931 et 1932, atteint 12,52 % des diabétiques, et nous ne pourrions établir de distinction qu'entre les diverses professions exercées par nos malades, Il semble que la tuberculose ait frappé aussi bien les sujets travaillant au grand air (cantonniers, camionneurs, chauffeurs de taxis, gardiens de la paix, livreurs, maçons, peintres), que les ouvriers d'atelier (tisseurs, ajusteurs, menuisiers), aussi bien