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après avoir enlevé 200 et 400 gr. de liquide, on injecte 0 gr. 05 et 0 gr. 10 de thiosulfate double d’or et de sodium. A partir de cette époque l’état général de la malade reste assez régulièrement bon. L'épanchement de gauche a complètement disparu depuis le mois de mai.
L'épanchement droit reste toujours aussi abondant jusqu'en octobre où il commence à diminuer progressivement. La malade s’est sentie assez bien pour quitter le service au mois d’août et partir pour la campagne où elle continue à suivre son régime et le traitement insulinique.
En octobre 1929, son état général est tout à fait satisfaisant. L’épanchement droit régresse nettement.
En décembre 1929 enfin, il n’y a plus trace d’épanchement mi à droite, ni à gauche. La malade a repris 3 kilos. Son poids reste compris entre 60 et 61 kilos. Sa température ne dépasse pas 3795 le soir. Elle ne tousse pas et n’a pas d’expectoration. Elle ne fait plus que de courts séjours de 3 à 4 jours par mois à l’hôpital, séjours au cours desquels elle est réinsufflée, radiographiée et soumise aux examens de laboratoire pour vérifier l’état de son diabète.
Depuis 1930, l’état général se maintient bon. La tolérance hydrocarbonée, qui était de 40 H. C. totaux avec une moyenne de 68 u. d'insuline par 24 heures à la veille de l’éclosion de la tuberculose, s’est abaissée avec le développement de celle-ci à — 180, l'insuline ayant dû être portée momentanément à 184 u. par 24 heures. La tuberculose ayant été jugulée par le traitement, la tolérance reste ensuite fixée au voisinage de 0.
En janvier 1934, le bilan de la malade s'établit done ainsi :
En ce qui concerne le diabète, elle est maintenue aglycosurique avec une ration apportant 70 grammes d'hydrate de carbone et une dose de 130 unités d'insuline par 24 heures répartis en quatre fois, exactement toutes les 6 heures sinon elle est exposée à uriner du sucre ou à faire des accidents d’hypoglycémie. Ces particularités sont expliquées par la longue durée de son hyperglycémie alimentaire et la prolongation également considérable de son hypoglycémie insulinique.
Quant aux lésions pulmonaires, elles se sont curieusement stabilisées.
À gauche (foyer de condensation sous-claviculaire), le nettoyage radiologique est assez considérable. Seules subsistent quelques petites opacités intercléidohilaires. Le pneumothorax a été aban-
donné au bout de 3 ans en raison de la symphyse progressive qui à suivi l’épanchement.
raregre
À droite (lobite supérieure droite), toute la partie inférieure du poumon semble saine. Le lobe supérieur droit rétracté contre le hile ne présente aucune tendance à la réexpansion. Le pneumothorax a été cessé au bout de 4 ans. Il existe encore un pneumothorax électif du sommet qu’il n’est point besoin d’entretenir. L’aiguille qui pénètre dans cette cavité donne l'impression d’une très importante pachypleurite. Dans le cul-de-sac pleuro-costal de ce pneumothorax du sommet, existe une très légère quantité de liquide.
La malade ne tousse pas, ne crache pas et n’a pas de fièvre.
Son état actuel est tout à fait remarquable. Son poids s’est maintenu depuis 3 ans et depuis cette époque, elle assure les soins de son ménage.
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Il s’agit donc, du point de vue social, d’une heureuse récupération.
O8s. 55. — Il s’agit d’une condensation du lobe supérieur gauche avec état subfébrile et expectoration bacillaire, apparue en décembre 1928, reconnue en mars 1929, chez un homme de
22 ans atteint depuis décembre 1924 d’un diabète avec dénutri-
tion qui a de ce fait subi une aggravation (diminution de la tolérance hydrocarbonée et acidose). Elle a été traitée par pneumothorax le 9 juillet 1929 suivi d’épanchement abondant nécessitant des ponctions répétées avant réinsufflation et injection intrapleurale d’allochrysine, durant le cours des années 1930 et 1931. En même temps la bacilloscopie devenait négative dès le 9 octobre 1929. Le 5 octobre réexpansion actuellement complète avec symphyse. Bon état général. Durée de la survie
5 ans et Î mois.
OBsEervaTION 55 (Cf. obs. 7).
Che... André, 22 ans, étudiant, entre le 4 juillet 1929 à la salle Corvisart pour diabète avec dénutrition et tuberculose pulmonaire.
. Dans ses antécédents, nombreuses maladies infantiles : rougeole,
coqueluche, à 16 ans arthrite du genou immobilisée dans un appareil
plâtré : il a été en contact depuis 1928 avec une de ses sœurs atteinte
de tuberculose en 1925 et décédée depuis, en janvier 1929. Son diabète a été découvert en décembre 1924 (polyphagie, polydipsie, polyurie). La glycosurie était de 83 gr. par litre, avec traces
d’acétone, l’amaigrissement de 7 à 8 kilos en six à huit mois. Il suit