‹ Diabète et TuberculoseChapitre 43 sur 55 · BON «| FRE · texte numérisé non relu

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d’abord un régime qualitatif et non pesé qui ne l’améliore pas. En

juin 1925, on lui prescrit une cure d'insuline pendant 10 jours chaque mois ; la glycosurie tombe alors à 7 gr. et les corps acétoniques disparaissent dans l'urine. L'état général s’améliore.

En octobre 1925, on lui prescrit un régime plus strict et 20 U. d’insuline par 24 heures. Une radioscopie avait à ce moment montré un léger voile du sommet gauche et quelques ganglions calcifiés. Jusqu’en août 1926, il continue à recevoir tous les Jours 20 U. d'insuline ; il reprend 9 kilos, mais la glycosurie persiste (de 10 à 25 gr. par litre avec traces d’acétone). J

A partir du mois d'août 1925, tout en suivant le même régime, le malade supprime l'insuline mais il maigrit alors d’un kilo et sa glycosurie atteint 75 gr. %, avec traces d’acétone.

En septembre 1925, poussée de furonculose ; le malade reprend l'insuline à la dose de 25 U. par jour, mais son état général ne s’améhore pas.

En janvier 1928, il se sent très fatigué, on est obligé d'augmenter Pinsuline à 60 U. en raison de la glycosurie et de la présence de corps acétoniques dans l’urine.

De décembre 1928 à mars 1929, son état général fléchit, il maigrit, sa température devient subfébrile ; il a des sueurs nocturnes, des palpitations. Glycosurie et acidose reparaissent ; cependant il ne tousse, ni n’expectore. La bacilloscopie est négative. En mars 1929, à l’occasion d’un examen radioscopique systématique on devine une grisaille sous-claviculaire gauche étendue. On augmente la dose d’insuline. Le malade est d’abord traité sans résultat par la chrysalbine, puis envoyé dans le service du professeur M. LABBÉ.

A l'entrée, sa température est subfébrile : 37-380 ; il pèse 57 kilos pour une taille de 1 rm. 75 : son expectoration est bacillaire. L’examen des poumons permet d'entendre une respiration diminuée et quelques râles au sommet gauche avec de la submatité. La radiographie montre une opacité diffuse du lobe supérieur gauche sans zone lacunaire nette avec taches diffuses et trabécules à point de départ hilaire, la base gauche et le poumon opposé ne montrent qu’une trame accentuée. L’examen des urines montre une glycosurie de 28 gr. 94 par 24 heures et la réaction de Gerhardt est fortement positive. Pour tolérer un régime mixte comportant, 56 gr. d’hydrates de earbone pré-

formés (139 gr. H. C. totaux) on est obligé d'augmenter l’insuline de 60 à 120 U. sans d’ailleurs arriver à faire disparaître définitive-

ment la glycosurie. Le malade continue de maigrir et il reste des traces de corps acétoniques dans les urines.

Le 9 juillet 1929, on crée un pneumothorax gauche qui se montre

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d’abord électif sur le lobe atteint qui reste opaque. Le pneumothorax devient total le 19 juillet après la deuxième insufflation.

Le 15 août, apparait un ictère très foncé avec décoloration des matières et présence de sels biliaires, de pigments et d’urobiline dans les urines ; en même temps la température dépasse 380 et une forte poussée d’acidose se produit ; cet ictère dure trois semaines, puis guérit. Pendant les deux premiers mois, il faut de 420 à 140 U. par jour pour faire tolérer au malade un régime mixte riche de 417 gr. d’'H. de C. totaux.

Le 2 septembre 1929, on peut commencer de diminuer l'insuline à 80 U. ; la glycosurie est nulle et il n’y a plus d’acidose.

Le 3 septembre, des signes d’épanchement du côté du pneumothorax apparaissent ; le cœur et le médiastin sont fortement déviés. L’insufflation du 15 septembre permet d’injecter seulement 200 eme. d’air. Le moignon est sombre, l’expectoration reste bacillaire. On cesse les insufflations ; le 8 octobre, la radiographie montre que l’épanchement a augmenté ; il entraîne un déplacement médiastinal important avec légère gène cardiaque obligeant à administrer au malade du strophantus ; là tension artérielle est à 11-7,5.

Le 9 octobre, on pratique une ponction pleurale et une injection intra-pleurale de chrysalbine. Cependant la bacilloscopie est devenue

négative.

Le 18 octobre, on pratique une nouvelle ponction suivie d’une insufflation de 300 cme. d’air ; pression terminale : — 2. Maloré cet

épanchement, le déplacement médiastinal reste assez important ; le moignon, opaque, reste adhérent à la paroi au-dessus de la clavicule.

Le 5 décembre, l’étht général du malade est bon; il pèse 62 kgr. 100 ; la bacilloscopie est négative ; la glycosurie a disparu.

Le 22 décembre, une nouvelle ponction permet de retirer 600 eme. de liquide, une insufflation de 200 cmc. d’air avec injection intrapleurale de 20 cgr. d’allochrysine est faite.

Le 3 janvier 1930, nouvelle ponction de 2 lit. 100 suivie d’une insufflation de 450 cme. d’air (pression : — 16 + 1): malgré ces ponctions, le médiastin reste très dévié. L'état de l’autre poumon est satisfaisant.

Le 30 mars, nouvelle ponction de 1 lit. 500, insufflation de 400 eme. d’air ; pression : — 8, —- 4. Injection de 10 cgr. d’allochrysine intrapleurale.

Le malade quitte le service le 5 avril 1930, équilibré sans glycosurie ni acidose, avec 53 gr. d’hydrates de carbone préformés et 80 unités d’endopancrine. Il pèse 65 kilos ; son expectoration est nulle.

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Il revient se faire ponctionner le 19 mai 1930 : 1.600 cmc. de liquide ; injection de 200 eme. d’air, pression : — 14, + 1. Son poids a augmenté de 14 kilos.

La radiographie du 15 juillet montre que l’épanchement remonte jusqu’au sommet.

En mars 1931,le malade fait un séjour à la campagne et il ne revient qu’en décembre 1931. On peut constater que son épanche ment diminue ; il existe une courbe de Damoiseau : le poids est de 71 kgr. 400.

Le 5 octobre 1932, le moignon pulmonaire redevient visible, il existe des signes de symphyse.

Le 6 février 1932, le malade entre à la salle Rabelais pour troubles cardiaques et palpitations survenant par crises durant plusieurs heures et cessant spontanément. À l’examen on note que la pointe bat dans le quatrième espace, qu’elle est déviée en dehors, il n’y a pas d’extra-systoles. La tension artérielle est à 16,5-10 (indice 3), la tension veineuse à 13, l’électro-cardiogramme normal. On remarque la rétraction de l’hémithorax gauche.

La radiographie du 6 février 1933 montre un moignon pulmonaire revenu à la paroi. La bacilloscopie est négative; une poussée d’acidose nécessite l'emploi de 189 U. d'insuline.

Le malade sort le 6 mars 1933 sur sa demande, équilibré avec 130 U. d'insuline pour 74 gr. d'hydrates de carbone préformés. Il a maigri et ne pèse plus que 64 kilos, cet amaigrissement étant dû à. une poussée d’acidose.

Réexaminé le 14 novembre 1933, on constate que son poids est stable, qu'il n’est pas fébrile. Il crache ur peu le matin, mais la bacilloscopie est négative. La radiographie montre que le lobe inférieur gauche est revenu à la paroi ; il n'y a pas traces de caverne dans le lobe supérieur qui est, lui aussi, en voie de réexpansion ; il existe une tache suspecte sous-elaviculaire droite que nous surveillons.

OBs. 56. — Il s'agit d’une caverne juxta-pariétale siégeant à la partie moyenne du poumon gauche, entourée d’une zone d'infiltration en voie de ramollissement. Forme fébrile et bacillaire reconnue en juin 1930 à l’occasion d’une forte poussée d’acidose chez un homme de 25 ans atteint depuis 5 ans de diabète avec dénutfition compliqué en janvier 1928 d’une pneumonie gauche banale. Un pneumothorax gauche est créé le 3 juillet 1930 et doit être interrompu en raison d’une réaction liquidienne ayant déterminé une poussée d’acidose le 5 septembre 1930, des

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cures de chrysalbine répétées améliorent l’état général du malade. Actuellement le poumon est revenu à la paroi et ne montre plus trace de la cavité 3 ans et 9 mois après sa constatation.

OBSERvVATION 56 (Cf. obs. 5).

Bri... Léonard, 25 ans, entre le 23 juin à la salle Corvisart, lit 19:19:

Son diabète a été découvert il y a cinq ans, en 1925 (polyphagie, polydipsie, polyurie, amaigrissemnent de 9 kgr.). Il a été traité dans le service depuis 1927. A la suite d’un premier séjour, (décembre 1927- 5 janvier 1928), il est sorti du service avec un régime mixte comportant 81 gr. 5 d’hydrates de carbone préformés et 50 U. d’endopancrine. :

Le 7 janvier 1928, il constate une forte réaction de Gerhardt dans ses urines ; le lendemain, il est pris d’un point de côté et trois jours après d’une épistaxis. [1 revient dans le service le 12 janvier 1928 et on constate l'existence d’un foyer de pneumonie avec température à 419 ; forte glycosurie et acétonurie ; la réserve alcaline est à 46 V. On est obligé d'employer de fortes doses d’insuline (320 U.) pour réduire la glycosurie et l’acidose.

Le 17 janvier 1928, il y a résolution du foyer pneumonique.

Le 30, l'examen radioscopique note encore de la pleurite de la base gauche avec sinus peu mobile. On peut alors diminuer l’endopancrine à 60 U. et augmenter le régime. L’acidose et la glycosurie disparaissent complètement et le malade sort le 24 février 1928 avec un régime mixte équilibré sans glycosurie avec 94 gr. d’hydrates de carbone et 50 U. d’insuline comme avant la pneumonie.

En mars 1930, se produit une nouvelle poussée de glycosurie avec acidose.

Le 5 avril 1930, il conserve des traces d’acidose et de la glycosurie ; il maigrit ; on établit un régime comprenant 80 gr. d’hydrates de carbone préformés avec 40 U. d’insuline, mais le malade ne pèse pas son régime. On ne lui laisse alors que 60 gr. d’hydrates de carbone ; il se sent mieux et son poids se maintient. Aucun signe pulmonaire n’attire l'attention lorsque le 23 juin 1930, le malade, en faisant son analyse d’urine quotidienne, constate une forte poussée d’acidose. Cependant, il tousse, expectore un peu, se sent las, maigrit et ne pèse plus que 49 kilos pour une taille de 1 m. 57, sa température est fébrile : 390, L'examen des poumons permet de constater la submatité des deux sommets et de la base droite. La diminution des vibrations des deux

côtés et l'existence au sommet gauche d’un souffle cavitaire avec râles humides après la toux ; à droite, la respiration est rude et il existe quelques frottements à la base. La radiographie montre l’existence d'une plage spongioïde avec image lacunaire nette juxta-pariétale à la partie moyenne du poumon gauche. La base et le sommet paraissent respectés. A droite, tramite émanant du hile vers la clavicule avec taches nodulaires intercléidohilaires. A

L'examen des urines montre une glycosurie avec réaction de Gerhardt fortement positive. Le malade est mis à l’endopancrine à la dose de 100, puis de 80, et enfin de 60 unités le quatrième jour. Mais cette dose s’avère insufflsante à lui faire tolérer 50 gr. d’'H. de C. préformés ; on relève à 80 U. la dose d’endopancrine et on lui fait tolérer 64 gr. d’hydrates de carbone préfo.més.

Le 3 juillet 1930, un pneumothorax gauche est créé, qui a une action immédiate sur la température ; le malade reprend du poids : il pèse 54 kilos en septembre et la dose d'insuline peut être ramenée à 60 U. pour 78 gr. d’hydrates de carbone préformés.

Le 5 septembre 1930, une nouvelle poussée d’acidose apparaît et oblige à augmenter à nouveau l'insuline à 80, puis 100 U. ; en même temps, un épanchement pleural se manifeste du côté gauche et force à interrompre les insufflations après la douzième. On commence, du 29 août au 21 novembre 1930, un traitement à la chrysalbine, à petites doses de 0 egr. 05, au total : { gr. 60.

À partir du 31 octobre, lacidose a définitivement disparu et on peut diminuer à nouveau l'insuline à 80 puis à 60 U. pour 78 gr. d’hydrates de carbone. Mais le 27 janvier une nouvelle poussée d’acidose oblige à porter l’insuline à 70 puis à 89 U. Malgré cela, le malade. garde une glycosurie aux environs de 45 gr.

Du mois de février au mois d'avril un essai de traitement par linsuline huileuse ne donne aucun résultat et laisse apparaître une poussée d’acidose avec troubles psychiques et agitation. On est obligé de revenir à l'insuline ordinaire à fortes doses progressives : ; 60-80-90-100 unités.

Le malade sort du service le 5 mai 1931 équilibré avec 100 U. d’insuline pour 80 gr. d’hydrates de carbone préformés, sans glycosurie, n1 acidose. Son état général est bon, il pèse 64 kgr. 500. La bacilloscopie est négative.

Au mois de septembre 1931, il a une poussée thermique à 380-400 et perd Pappétit ; il ne suit d’ailleurs plus son régime et boit deux litres de lait par jour.

Le 5 octobre 1931, il entre à la salle Corvisart, lit n° 21 : sa température est alors normale ; il pèse 57 kgr. 800 et son expectoration est

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