VOIES
bacillaire. L'examen des poumons permet d’entendre des deux côtés: des craquements sur tout le tour des deux poumons ; sur la radiographie, tout le champ pulmonaire gauche est voilé, sans niveau liquide ; du côté droit, l’infiltration s’est accentuée sans image lacunaire. Les urines contiennent du sucre et des corps acétoniques et 100 U. d’insuline sont nécessaires en 24 heures pour obtenir leur disparition.
Le 17 octobre 1931, on commenre une cure hebdomadaire de chrysalbine. Le malade reçoit 3 gr. 10 en deux mois. Son état général reste stationnaire mais l’expectoration est toujours bacillaire.
Le 5 janvier 1932, la radio montre une régression nette des lésions des deux côtés et surtout à gauche ; l’infiltration est moins prononcée ; à l’auscultation existent quelques râles légers.
Le 3 mars 1932, l’état s'améliore, le malade suit son régime avec 110 U. d'insuline. Une nouvelle série de chrysalbine, au total 16 injections (3 gr.) est terminée le 10 juillet 1932.
Le 18 juin 1932, dermite des pieds due à la chrysalbine et suivie de desquamation.
Le 17 janvier 1933, le Dr VaunremaIRE tente un traitement vaccinal, jusqu’au 10 février 1933, date à laquelle la bacilloscopie est négative. Le poids est remonté jusqu’à 62 kgr. 200.
Le 20 août 1933, une fracture du poignet droit déclanche une nouvelle poussée d’acidose et fait tomber le poids à 57 kilos.
Le 14 novembre 1933, le poids est de 61 kgr. 500 ; le malade dit être légèrement subfébrile le soir ; la radiographie ne montre plus trace des cavités.
Le 17 novembre 1933, la bacilloscopie reste négative. L’état général est bon.
Ogs. 57. — Il s’agit d’une tuberculose pulmonaire unilatérale, cavitaire, sous-claviculaire gauche, bacillaire, hémoptoïsante et fébrile, chez un homme de trente ans, gazé de guerre, porteur d’une sclérose pulmonaire et d’une bronchite chronique depuis deux ans à trois ans 1/2 environ. Elle a été traitée par pneumothorax contro-électif suivi d’épanchement obligeant à interrompre les insufilations. Elle à été améliorée par la chrysalbine et a amené des poussées d’acidose répétées et une diminution progressive de la tolérance hydrocarbonée.
La durée de la survie est actuellement de 3 ans et 9 mois.