‹ Diabète et TuberculoseChapitre 46 sur 55 · POS RE · texte numérisé non relu

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persiste ainsi sans glycosurie ni acidose avec un poids de 63 kilos environ et une tolérance réelle égale à :

Le pneumothorax est régulièrement entretenu. Le 16 novembre 1932, il revient salle Corvisart à l’occasion d’une nouvelle poussée de tuberculose pulmonaire, avec état subfébrile à 389: réapparition de la toux et de l’expectoration bacillaire, amaigrissement de 4 kilos, glycosurie sans acidose, le pneumothorax est poursuivi et le décollement parait excellent sauf adhérence au sommet. L’insuline doit être portée et maintenue à 90 U. pour faire cesser la glycosurie. En quelques semaines, la fièvre cesse, le poids est relevé à 65 kilos, le régime comporte 175 gr. d’hydrates de carbone totaux, la tolérance hydrocarbonée est de :

On reprend une cure de chrysalbine, du 24 janvier au 13 février ; le malade reçoit 4 gr. 3 de chrysalbine à doses progressives de 5 cgr. à 60 cgr. La bacilloscopie est négative le 7 janvier 1933. Il sort le 14 février 1932. Actuellement, son état est satisfaisant.

OBs. 59. — Il s’agit d’une infiltration bilatérale, subfébrile et bacillaire apparue brusquement en mars 1931 chez un jeune homme de 22 ans atteint depuis novembre 1929 d’un diabète avec dénutrition, traitée par pneumothorax double simultané. Un épanchement à gauche oblige à interrompre les insufflations des deux côtés en raison de la dyspnée et est suivi de réexpansion et symphyse à gauche. Ouverture d’une énorme caverne à droite, reprise du pneumothorax à droite puis abandon en raison de la situation trop corticale de la caverne. La phrénicectomie substituée au pneumothorax dangereux a amené un très important collapsus de la cavité droite. L’infiltration gauche sous la symphyse n’évolue pas. Durée de la survie, 3 ans et un mois.

Par... Edmond, 22 ans, entre le 13 août 1931 à la salle Corvisart, lit n° 22, pour diabète et tuberculose.

Dans ses antécédents, on relève une rougeole non compliquée en

AO

1911, une diphtérie en 1920, une scarlatine en 1921. Son diabète a été reconnu le 15 décembre 1929 et avait débuté en novembre 1929 par polyphagie, polydipsie, polyurie de 3 litres, amaigrissement progressif. La glycosurie était de 68 gr. par litre, 204 gr. par 24 heures sans acétonurie. I] lui est prescrit alors un régime qualitatif non pesé ; sa glycosurie augmente à 119 gr. par litre en 45 jours.

En août 1930, le malade abandonne le régime, sa glycosurie atteint alors 200 gr. par 24 heures. Il se sent fatigué et maigrit rapidement : Pacidose apparaît.

En octobre 1930, on commence une cure d’insuline de 40 U., puis de 60 U.; mais avec un régime non pesé de sorte que l’acidose disparaîit mais que la glycosurie persiste. Dès cette époque, on lui soupçonne une légère atteinte pulmonaire, on l’envoie passer l’hiver à Pau.

En mars 1931, il ressent un point de côté violent, avec élévation thermique à 38-399 et toux sans expectoration. Son poids tombe de 55 à 46 kilos.

A son entrée dans le service, le 13 août 1931, il pèse 46 kilos pour une taille de 1 m. 65, il est pâle, fatigué, subfébrile, l'examen des poumons permet de constater de la submatité au sommet gauche et des râÂles sous-crépitants aux deux sommets, surtout à gauche. La radiographie montre une infiltration bilatérale étendue des deux plages pulmonaires, respectant toutefois les sommets. L'analyse des urines montre une glycosurie de 85 gr. 93 en 24 heures et une réaction de Gerhardt positive. Une dose de 70 U. d'insuline est nécessaire à faire tolérer 60 gr. d’hydrates de carbone préformés, sans glycosurie ; cette dose doit être élevée progressivement à 70, 80, puis 90 unités en novembre 1931.

Le 27 août 1931, un pneumothorax gauche est créé et le 30 août on crée un pneumothorax droit ; à gauche le décollement est surtout médiastinal ; à droite on obtient un décollement du tiers supérieur et un large décollement de la base.

Le 5 décembre 1931, une poussée fébrile traduit l’apparition d’un épanchement assez abondant à gauche. Cet épanchement ne provoque toutefois pas de poussée d’acidose.

Le 21 décembre 1931, une crise de dyspnée survenant après une “insufflation à droite oblige à interrompre le pneumothorax droit ; une légère poussée d’acidose nécessite l'emploi de 100 U. d’endopancrine.

Le 12 janvier 1932, une ponction de l’épanchement gauche permet de retirer 800 éme. de liquide séro-fibrineux. Après la ponction on peut abaisser la dose d'insuline à 80 U. Durant tout ce temps lex-

pectoration reste bacillaire.

En février 1932, apparition d’un abcès de la marge de Panus qui

est opéré en mars 1932 et provoque une diminution passagère de la

tolérance hydrocarbonée.

En août, une radiographie montre que le poumon gauche est revenu à la paroi, le liquide a disparu. A droite, la scissure supérieure est apparente et limite une infiltration du lobe supérieur droit.

Du 13 août au 16 octobre 1932, une cure de chrysalbine par petites doses de 10 cgr., en tout'1 gr. 50, ne donne aucun résultat.

En mai 1933, on constate l’apparition de trois cavités juxtaposées dans le lobe supérieur droit. L'état général se maintient cependant satisfaisant, le diabète étant équilibré. On n'ose pas reprendre un collapsus droit en raison de l’opacité du champ pulmonaire gauche, ne permettant pas de juger de l'importance des lésions sous-jacentes à la symphyse.

Du 4 juillet au 13 octobre 1932, seconde cure de chrysalbine par petites doses, de 10 cgr., en tout 2 gr. 50 sans résultat.

En octobre 1933, une radiographie montre une énorme cavité sousclaviculaire droite corticale, avec expectoration abondante. Malgré l'abandon antérieur du pneumothorax de ce côté, on tente une reprise des insufflations qui réussit, mais la cavité est trop corticale et l’on abandonne le pneumothorax pour recourir à une phrénicectomie. En l’espace d’un mois on observe une réduction des deux tiers du volume de la cavité en même temps que des signes importants de rétraction : scissure supérieure droite arquée, élévation de l’hémidiaphragme droit. L'état général est très amélioré. La bacilloscopie devient négative. Le diabète est équilibré avec une dose de 115 unités d’endopancrine pour 149 gr. d'hydrates de carbone totaux.

Ogs. 60. — Il s’agit d’une tuberculose pulmonaire unilatérale gauche avee condensation intercléidohilaire et infiltration ou ensemencement hémoptoïque de tout le champ pulmonaire gauche, bacillaire, hémoptoïsante, subfébrile apparue en janvier 1932, chez un homme de 45 ans atteint depuis sept ans de

diabète sans dénutrition, traitée par pneumothorax, compliqué

d’épanchement ponctionné, n'ayant pas empêché la reprise des insufflations. La durée de la survie est actuellement de 2 ans et 3 mois. 2

Mat.., 45 ans, restaurateur, entre le 15 février 1932 à la salle Corvisart, lit n° 7 pour diabète et tuberculose pulmonaire. | Dans ses antécédents, on relève une syphilis contractée en 1922

et soignée régulièrement. Le Wassermann devient négatif après deux mois de traitement et reste actuellement négatif. Son diabète a été découvert il y a deux ans, mais depuis six ou sept ans, il éprouvait de la polyphagie, une polydipsie, une polyurie de 4 litres. C’était d’ailleurs un gros mangeur, pesant 85 kilos ; depuis il a beaucoup

maigri. La glycosurie constatée il y a deux ans était de 65 gr.

par 24 heures, avec réaction de Gerhardt positive.

Ce n’est qu'en 1931 qu’il consulte le professeur LaBBé qui pres- -<rit un régime riche de 35 gr. d’hydrates de carbone préformés avec 10 U. d'insuline ; en six jours la glycosurie et l’acidose disparaissent : le poids reste stationnaire.

En janvier 1932, il commence de tousser, de cracher et a des points de côté. Le 5 février 1932 se produit une hémoptysie de 200 eme. «environ. Le 8 février, la bacilloscopie est positive après homogénisation. L’examen radioscopique montre que le sommet gauche ne s’illumine pas à la toux. Toute la partie supérieure du poumon gauche est bscurcie. Le hile est épaissi. A droite état trabéculaire à la partie moyenne du poumon. ps

À son entrée dans le service, le 15 février, la température est subfébrile et l’expectoration n’est pas bacillaire. Il pèse 61 kilos. L’examen des poumons permet d'entendre des craquements et de la bron- <hophonie à gauche. La radiographie du 16 février 1932 permet de constater un état granité de tout le poumon gauche rappelant l’ensemencement hémoptoïque, avec ombre homogène allongée inter- - «léidohilaire obscurcissant le sommet gauche. Le poumon droit est intact. La glycosurie est de 112 gr. 44 par 24 heures sans acidose. 45 U. d'insuline sont nécessaires pour faire tolérer 64 gr. d’hydrates de carbone préformés ; le foie est gros, débordant de quatre travers de doigt les fausses côtes. Les réactions lumineuses sont faibles.

Le 18 février, on crée un pneumothorax gauche ; le décollement devient progressivement total. Le 1e mars, un peu de liquide apparaît dans le cul-de-sac et augmente progressivement jusqu’à atteindre le 17 mai 1932, la clavicule. Deux ponctions de 350 et 1.500 eme. sont faites le 18 et le 22 mai. Depuis, le malade fait continuer ses insufflations toutes les trois semaines à l’hôpital Laënnec ; il pèse 66 kgr. 700, a donc repris 6 kgr: 700 et suit le même régime qu’il tolère avec 10 U. d’insuline.

Le 15 mars 1934, on peut constater l’absence de liquide, le pneumothorax s’insuffle facilement et est efficace. La bacilloscopie est négative. L'état général bon.

O8s. 61. — Résumé: tuberculose pulmonaire occupant les

LME

2/3 inférieur du poumon gauche, fébrile et bacillaire, chez un homme de 31 ans dont le diabète avec dénutrition, vient d’être reconnu en juillet 1932. Pneumothorax gauche, épanchement ponctionné, reprise des insufflations. Efficacité parfaite. Durée actuelle de la survie, { an et 9 mois.

M. jean Ro..., médecin militaire, âgé de 31 ans, vient dans le service de M. le professeur Marcel LABBÉ à la consultation du Dr Brr au début d’octobre 1932. Ayant remarqué depuis quelques mois (juillet 1932) un amaigrissement progressif, il avait fait pratiquer une analyse d’urine qui avait révélé la présence de sucre. Il semble bien ne pas s’être rendu compte de l’évolution concomitante d’une tuberculose pulmonaire. C’est done au début d'octobre que, dès le premier examen, le Dr Brrx reconnaît tout à la fois l'existence d’un diabète grave avec dénutrition, et d’une tuberculose pulmonaire occupant les 2/3 inférieur du poumon gauche.

Le malade est profondément amaigri, son poids est de 45 kgr. 500 pour une taille de { m. 65, et ne tarde pas à fléchir à 45 kgr. 200, le cinquième jour de son séjour dans le service. Les membres sont véritablement émaciés. La tension artérielle est à 9 — 5. Un léger œdème malléolaire fait tout de suite prescrire un traitement digitalique. La température oscille entre 3795 et 3805.

Le 20 octobre 1932, le Dr L. Jusrin-BEsANÇON pratique une première insufflation de 550 eme. de la plèvre gauche, laissant la pression à — 10. Puis, tous les deux jours, réinsufflation de 200 ou 300 eme. pendant une semaine ; puis par la suite réinsufflation hebdomadaire, puis bi-mensuelle, sans interruption, jusqu’à la fin du mois de février.

Sous l'influence de ces insufllations, la température baisse immédiatement et se maintient régulièrement entre 370 et 3795.

Parallèlement à ce traitement de la tuberculose, un traitement vigoureux du diabète est entrepris : régime n’apportant que 45 gr. d'hydrates de carbone, insuline à la dose de 80 unités quotidiennes. Peu à peu, on augmente le régime jusqu’à 56 gr. d’hydrates de carbone, tout en maintenant la même quantité d'insuline, et le malade reste aglycosurique et ne présente plus dans les urines de corps cétoniques, alors que, le 10 octobre, jour de l'entrée à l'hôpital, il présentait des réactions de Legal et de Gerhardt extrêmement accentuées.

Au total, le pneumothorax semble avoir jugulé tout à la fois la

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poussée évolutive de la tuberculose et la poussée aggravative du diabète.

Son influence sur la courbe de poids est éloquente. Dès le 20 janvier, le malade atteint 55 kilos ayant donc engraissé exactement de 10 kilos en trois mois.

C’est dans ces conditions qu’on est surpris le 1€ mars, alors que le tableau clinique ne semblait pas s’être modifié, dans les moments mêmes où le poids gagnait le chiffre de 58 kilos de constater une pression positive, à + 8, lors d’une tentative de réinsufilation. Dans le même moment d’ailleurs, s’ébauche une petite poussée fébrile, entre 3795 et 3805, pendant une huitaine.

A la radio, on constate tout de suite qu’il s’est formé un épanchement abondant, refoulant légèrement le médiastin, masquant même le moignon pulmonaire.

. Le 9 mars, l’épanchement a encore augmenté. Le thorax de ce côté est globuleux et le médiastin très refoulé.

Le 18 mars 1933, la pression dans la poche aérique surmontant le liquide est à + 12.

Dans ces conditions, on décide d'abandonner les insufflations.

Mais, malgré la suppression des réinsufflations, l’état général demeure excellent. Le poids de 45 kgr. 500 en octobre 1932 se maintient en permanence aux environs de 57 kgr. 500. Le diabète est parfaitement équilibré avec un régime mixte apportant 58 gr. d’hydrates de carbone et 85 unités d’insuline par jour. Poids 57 kilos.

C’est dans ces conditions que le malade quitte le service en mai 1933 à pour aller suivre une cure climatique.

Son épanchement est alors ponctionné (liquide 600 gr.) et en août 1933 les insufflations sont reprises et poursuivies tous les mois.

Le 2 mars 1934, la bacilloscopie est devenue négative. Le malade est passé de 46 à 61 kilos en l’espace de un an et demi. La radiographie montre l’absence de tout épanchement, mais l’existence d’une bride latérale dans le 1/3 inférieur du moignon pulmonaire avec adhérence au diaphragme qui est attiré vers le haut.

Le diabète reste parfaitement équilibré. Une amélioration de la tolérance hydrocarbonée a permis de réduire la dose d’insuline journalière à 60 U. pour 80 er. d’hydrates de carbone.

Ogs. 62 (personnelle). — Résumé : tuberculose cavitaire de la base gauche, apparue en janvier 1933 chez un homme atteint depuis 1931 d’un diabète avec dénutrition, et traitée par un pneumothorax complété par une section de brides. 23 jours après, perforation pleuro-pulmonaire compliquée d’épanchement

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