‹ Diabète et TuberculoseChapitre 47 sur 55 · PA · texte numérisé non relu

PA

purulent traité par PRE Rne et one e diabète bien équilibré à l’aide d'insuline n’a subi qu’une aggravation passagère du fait de ces complications de la collapsothérapie.

Bor... Alexandre, chauffeur d’auto, 47 ans, entre à la salle Corvisart, lit n° 11, le 6 mars 1933 pour diabète et tuberculose. Le diabète a été reconnu en 1931 à l’occasion d’une stomatite (polyphagie, polydipsie intense). Le malade ne suit que peu de temps son régime. j

Au début de 1933, il commence de tousser et d’expectorer.

A son entrée,la température est subfébrile le soir ; il pèse 52 kgr. 800 pour une taille de 1 m. 60 ; l’expectoration est bacillaire ; la radiographie montre une condensation importante de la partie moyenne et de la base du poumon gauche et une légère infiltration du lobe supérieur droit avec limitation scissurale et déformation de la coupole diaphragmatique de ce côté. Les urines contiennent 54 gr. 9 de sucre par 24 heures. La réaction de Gerhardt est positive. On note en plus

de l’albuminurie : 4 gr. 5, puis 0 gr. 80 par litre. Cependant le taux

de l’urée sanguine est de 0,30 ; mais la réaction de Wassermann est fortement positive et on institue un traitement au Bivatol. La cure de légumes verts ne suffit pas à supprimer la glycosurie et le malade est mis à l’endopancrine, et finalement équilibré avec 60 U. pour 76 gr. d'H. de C. préformés, 113 gr. S H. C. totaux.

Le 18 avril 1933, on crée un pneumothorax gauche qui sculpte une caverne corticale dans le poumon collabé ; on est obligé d'augmenter l'endopancrine à 80 U.

Le 127 juin, l’expectoration reste bacillaire. Le poids augmente, 52 kilos. La cavité est retenue à la paroi par des adhérences. Dans la semaine qui suit, on peut abaisser progressivement la dose d’endopancrine à 70, puis à 60 unités, puis à 50, et enfin 30 unités, cependant que le poids s'améliore, atteignant 60 kilos. RIESULA droite n’est pas évolutive.

Le 22 juillet 1933, on constate que le lobe inférieur gauche est encore retenu par des adhérences qui maintiennent béante la cavité et qui n'ont pas tendance à s’étirer. L’expectoration est toujours bacillaire, tout le lobe supérieur est collabé ; on pratique alors une pleuroscopie suivie de section de brides étendues au galvanocautère ; cette section a pour effet d'amener la chute du lobe pulmonaire inférieur, mais laisse malheureusement la cavité entourée d’une coque

dt ni

re. dl nd de dé,

Les (me

‘scléreuse, béante. L'opération bien sUPpOrLÉe Des’ accompagne d’au- ‘cune poussée d’acidose.

Le 13 août 1933. se produit une brusque élévation thermique à -400 avec dyspnée. La pression pleurale est positive à + 11 ; on est “obligé à des soustractions d’air répétées ; en même temps, la glycosurie reparaît, obligeant à porter la ration d'insuline à 60 U. ee Le 6 septembre, la température est redevenue normalé, mais assez irrégulière : une ponction pleurale pratiquée le 15 septembre 1933 ramène un liquide purulent mais amicrohien. (

Une deuxième ponction suivie d'injection de bleu de méthylène à “dans la plèvre, le 3 octobre 1933, montre la présence dans le pus pleu- ral d’une flore d'infection secondaire en particulier streptococcique. Le bleu de méthylène est expectoré, ce qui démontre l’existence de la perforation. En même temps des troubles cardiaques surviennent ; Tétat général s'aggrave, la température oscille ; un drainage est alors décidé, et le DT BAUMGARTNER pratique d’abord le 5 octobre 1933 une phrémicectomie pour limiter la poche pleurale et pour essayer -d’aveugler la perforation. Un drainage est réalisé le 14 octobre 1933 ; Vendopancrine doit être portée à 80 U. par jour pour enrayer l’ap-

parition d’acidose.

Dès le 26 octobre, la ont est en baisse ; l’endopancrine peut être ramenée à 60 U. pour une dose de 139 er. d'H. de C. totaux. La suppuration par le drain est d'environ 80 emc. de pus par jour. En mars 1934, l’amélioration persiste, sans qu’on puisse encore espérer amener le malade à une thoracoplastie.

Os. 63. — Résumé : lobite supérieure droite excavée, fébrile, abacillaire, unilatérale, chez un homme de 47 ans atteint de diabète avec dénutrition, depuis cinq ans, traitée tout d’abord par la chrysalbine qui, à faibles doses, a déterminé une hémoptysie, puis par pneumothorax efficace. La tuberculose a déterminé chez lui de fortes poussées d’acidose qui ont bien réagi à l'insuline. Durée actuelle de la survie : un an et demi.

Rab.… Vladimir, 47! ans, avocat, entre le 3 novembre 1932 à la salle Rabelais, lit n° 6 bis, pour diabète et tuberculose. Dans ses antécédents, on relève un Dale exanthématique, une typhoïde en 1995. Son diabète a été découvert en 1927 (polyphagie, polydipsie,

CEA

polyurie, glycosurie : 287 gr. par litre). On institue un régime comportant 85 gr. d'H. de C. préformés ; mais en novembre 1932, il se sent à nouveau fatigué, son poids est tombé de 78 kilos en 1927 à 51 kilos pour une taille de { m. 64. Il fait une forte poussée d’acidose. A son entrée on constate que sa température est fébrile à 389-3895. Il tousse un peu ; son expectoration ne contient pas de bacilles. La radiographie montre cependant une lobite supérieure droite largement excavée à limite scissurale nette. Le lobe inférieur droit présente un état trabéculaire ; du côté gauche élargissement de ombre hilaire et tramite marquée. L'examen des urines montre une réaction de Gerhardt fortement positive; cependant la réserve alcaline est de 17 vol. 17. 120 unités d'insuline par 24 heures sont nécessaires d’abord ; on équilibre ensuite le malade avee 80 U. pour 50 gr. d'H. de C. préformés. L'amélioration est sensible et s'accompagne d'une reprise du poids. Un traitement à la chrysalbine est tenté, mais amène à deux reprises une hémoptysie.

Le 21 janvier 1933, on institue un pneumothorax droit qui devient rapidement total ; la cavité reste cependant amarrée par des brides sous la clavicule. .

Le 19 mars 1933, le malade est équilibré avec 65 U. d'insuline pour 60 gr. d’hydrates de carbone préformés. Il est afébrile et pèse 60 kilos ; il fait entretenir régulièrement son pneumothorax tous les quinze jours. Ce pneumothorax, en novembre 1933, se montre eflicace, l’image de la cavité a disparu et l’état général est satisfaisant.

Nous résumons nos constatations dans le tableau suivant :

Cas de tuberculose chez les diabétiques 1928-1933...... 95 I. Cas justiciables de la collapsothérapie ............... 49 Symphyse empêchant de créer le pneumo ............. 4 Réfus/de’traitement Vs NS SUR TTRS De IT. Collapsothérapie effectivement réalisée ............. 45 A. Cas insuffisämmentisuivis :.:.."%. NN MEME 17 q} Décès SR A RSR SRE OR ENR RTS) 12 Mälades indooilé®. ; ;, #1 as 1 PARENT Er 4 Traitententin, erinemis | Sr et DRE PA 6?

Côllapsus cardiiqué, LT RER ER EE RER À

b)' Pneumos créés en 1933 1... 24 RER a Co >

B. :Cas contluants MÉMORISER 28

"+ De

Décès : 13.

eo lle le rte Veneto ele ofie 1e vie ste diese 470

Inefficacité (adhérences, évol. dans le PRO AQRNE SLT a Ar Me EE Epanchements suivis de symphyse Symphyse après abandon ÆEpanchement purulent

aUsteltene jap eee le à

sons

Survies actuelles : 8.

Epanchements suivis de symphyse

Epanchement purulent ...............

Pneumothorax encore entretenus

b) Pneumothorax bilatéraux. ......

Décès::2:

Survies : 2.

Epanchements suivis de symphyse

c) Phrénicectomie isolée........,...

DÉCES NS ee are ra à En

€. Complications du pneumo sur Perforations

su etile te

sm

RHatePAHSAHONnS CR ES Mer en Adhérences évol. dans le moignon

Épanñchementse Shi"; rt. ue Symphyses consécutives à l’épanche- PROD AU de sen a en ae us Symphyse après abandon ............

Epanchement purulent .............

D. Résultats :

NO EURE ER En AE PR TE SRE Er

Survies

Page 1