‹ Diabète et TuberculoseChapitre 49 sur 55 · À. — PROPHYLAXIE DE LA TUBERCULOSE CHEZ LE DIABÉTIQUE · texte numérisé non relu

À. — PROPHYLAXIE DE LA TUBERCULOSE CHEZ LE DIABÉTIQUE

La grande fréquence de la tuberculose chez le diabétique, son hypoallergie, doivent faire redouter pour lui tout contact bacillaire : c’est dire que les diabétiques devront être protégés à l’hôpital et se protéger à leur domicile, de toute contamination en s’abstenant rigoureusement de visiter ou de soigner des tuberculeux ou de cohabiter avec eux. La séparation d’un diabétique et d’un membre de sa famille et de son conjoint atteints de tuberculose s'impose formellement.

Si on peut admettre que dans le cas de la tuberculose du diabétique la contamination joue un grand rôle, le terrain hyperglycémique n’en reste pas moins le facteur prédisposant

le plus important qui expose le diabétique à toutes les infections

en général, et à la tuberculose en particulier. C’est dire que la

prophylaxie devra viser avant tout à modifier ce terrain. Hormis

les règles d'hygiène générale (vie calme, grand air, repos relatif) que doit suivre le diabétique, la stricte observance du régime, est seule capable d’abäisser sa glycémie et de désucrer les tissus trop réceptifs aux infections.

Le diabétique devra donc être maintenu aglycosurique par le simple régime pesé et équilibré après calcul de la tolérance hydrocarbonée, s’il s’agit de diabète sans dénutrition, ou à l’aide d'insuline s’il s’agit de diabète avec dénutrition azotée. Le diabétique devra être suivi régulièrement, sa tolérance hydro-

carbonée vérifiée, son régime, au besoin, réadapté. Un exa-

men clinique et radiologique des poumons doit être en outre systématiquement pratiqué tous les six mois environ et répété si on a la moindre raison de soupçonner une tuberculose latente chez lui (amaigrissement suspect, poussée d’acidose, toux, état subfébrile).

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