‹ Diabète et TuberculoseChapitre 51 sur 55 · PTS T · texte numérisé non relu

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des cas. Il est donc bon de tenter de s’opposer à la constitution d’une symphyse par les moyens ordinaires : ponctions suivies d’insufflations et peut-être oléothorax partiel antisymphysaire que nous n'avons cependant pas eu encore l’occasion d’employer. Par contre les accidents du pneumothorax chez le diabétique ne sont pas plus fréquents que chez les tuberculeux non diabétiques. Il nous est arrivé de faire pratiquer sous contrôle du pleuroscope le section de brides maintenant béante la

cavité. Cette petite intervention bien supportée par le malade

avait amené un important affaissement cavitaire. 23 jours plus tard une perforation s’est produite suivie d’un épanchement purulent qui a pu être traitée par phrénicectomie destinée à diminuer l’étendue de la poche pleurale, et drainage. L'état de notre malade en a été fort amélioré sans que nous puissions affirmer qu’il pourra supporter une thoracoplastie ultérieure (obs. 62). L'évolution de ce diabète traité par l’insuline ne s’est en tout cas pas trouvée aggravée. En raison de l’étendue de l’infiltration tuberculeuse péricavitaire chez les diabétiques, peut-être préférerions-nous actuellement à une section de bride exposant à la perforation, l'abandon du pneumothorax ineficace et la phrénicectomie.

Cette dernière nous a donné de très intéressants résultats chez les tuberculeux diabétiques, soit que nous l’ayons employée en raison d’une symphyse ancienne empêchant la création du pneumothorax. soit que nous layons associée à un pneumothorax du même côté ensuite abandonné. Nous l'avons vue réduir: en un mois des deux tiers une énorme cavité sous-

claviculaire corticale sur laquelle le pneumothorax demeurait

inopérant et était dangereux à continuer et rendre rapidement Pexpectoration abacillaire (obs. 59).

Enfin une thoracoplastie, opération cependant encore grave et choquante, a pu être pratiquée à chaud chez un de nos diabétiques et s’est montrée parfaitement efficace, alors que le malade était dans un état grave.

Tous les modes de collapsothérapie uni ou bilatérale peu- ! vent et doivent donc être employés chez le diabétique tuberculeux. Cependant chez lui l’état du myocarde nécessitera une surveillance attentive et l’emploi de tonicardiaques appro-

priés.

d) Crusnthsrapie. — Par contre nous serons beaucoup plus réservé sur l'emploi des sels d’or. J. Pavior, J. Manrin et LEvraT (de Lyon) ont rapporté un cas où elle semblait, avoir agi favorablement, ViILLARET, Justin BEsanÇON et CacHEerA l'ont vue par contre causer des accidents évolutifs. Léon BERNARD juge la crysothérapie peu indiquée dans le traitement de la tuberculose pulmonaire des diabétiques. Au cours des épanchements du pneumothorax, Justin BESANÇON a pu employer avee succès la chrysalbine en injections intrapleurales après ponction. Dans les cas que nous avons étudiés, les sels d’or n'ont été employés que 23 fois, soit sous forme de doses progressivement croissantes et pouvant atteindre 0 gr. 60, soit sous forme de petites doses répétées 0 gr. 05 à 0 gr 10. Is semblent avoir donné 9 fois des résultats relativement bons : disparition des bacilles dans l’expectoration, reprise de poids ; mais dans 5 cas sur 9 ce traitement n’était employé que comme méthode adjuvante du pneumothorax et reste difficile à juger. Dans 8 cas ses effets ont été nuls ; dans 6 cas il a amené des accidents très sérieux : hémoptysies (obs. 63) et poussée évolutive (abs. 53). . Nous ne pouvons donc affirmer avoir obtenu des résultats probants par la crysothérapie dans le traitement de la tuberculose des diabétiques, mais nous avons observé avec certitude qu'elle était capable de déclancher des poussées évolutives graves et d’abondantes hémoptysies. Par contre nous n’avons observé aucun accident dù à la toxicité propre de l'or. Nous n’y recourons done que lorsque la collapsothérapie est impossible, avec la plus extrême prudence, en employant de faibles doses progressives et en interrompant le traitement au moindre incident.

Les résultats du traitement de la tuberculose pulmonaire chez les diabétiques, souvent excellents tout d’abord, sont encore très décevants lorsqu'on les considère avec le recul du temps : 1l est vrai que cette thérapeutique est longue et minutieuse et que trop souvent elle lasse la patience des malades qui l’abandonnent trop vite dès qu’ils se sentent mieux. il est vrai aussi, qu’elle s'adresse à des cas doublement graves et par

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