AT UE
le diabète et par la tuberculose et qui sont voués a une mort rapide et inéluctable si l’on n'intervient pas. S'il ne nous est pas possible actuellement de dire que la collapsothérapie « guérit > la tuberculose des diabétiques, au moins donne-t-elle d’importantes survies que nous avons vues dans des cas graves atteindre trois et quatre ans et même dépasser cinq ans. Si le traitement de la tuberculose pulmonaire des diabétiques n’a point encore de portée sociale, au moins donne-t-il des résultats individuels appréciables au regard de l’évolution inexorable
de la tuberculose abandonnée à elle-même : les survies obtenues
nous donnent aussi quelque espoir de pouvoir faire mieux dans l'avenir.
Conclusions.
De lPétude de 95 cas de tuberculose pulmonaire chez des diabétiques nous pouvons tirer les conclusions suivantes.
1° La tuberculose pulmonaire cause la mort des diabétiques dans la proportion de 40 %.
2° File intervient comme cause de mortalité au cours du diabète grave avec dénutrition azotée dans l’énorme proportion de 60 %, bien plus fréquemment que le coma pour lequel la mortalité est réduite à 20 % par l’insulinothérapie.
39 Elle intervient comme cause de mortalité au cours du diabète sans dénutrition dans une proportion de 30 %, bien plus fréquemment que les autres infections et en particulier que la gangrène diabétique qui n'intervient que dans la proportion de 12 %,.
49 La tuberculose pulmonaire au cours du diabète est une complication de l’état diabétique et non celle d’un âge de la vie. Elle frappe.en effet le diabétique à tout âge. Elle est devenue la complication des diabètes infantiles qui échappent grâce à l’insuline au coma. On la rencontre chez les diabétiques âgés, atteints depuis des années de diabète léger et bien toléré, au moment où ce diabète s'aggrave et elle réalise chez ceux-ci des formes graves rappelant les formes évolutives des jeunes.
50 Certaines infections associées, en particulier les infections pneumococciques, peuvent favoriser l’éclosion de la tuberculose
chez le diabétique.
6° L’hypoallergie des diabétiques (chez lesquels la cutiréac-
tion est faiblement positive) favorise certainement l’éclosion. et l’évolution grave de la tuberculose. Elle explique peut-être la possibilité des surinfections d’origine exogène de ces malades au contact de leurs proches bacillaires (tuberculose familiale ou tuberculose conjugale).
70 Le diabétique représente un terrain optimum à l’éclosion et au développement de l'infection tuberculeuse en raison de sa dénutrition azotée mais, surtout, de son hyperglycémie et de son hyperglycistie.
80 La tuberculose à son début et au cours de ses poussées évolutives, aggrave le diabète. Elle fait apparaître l’acidose dans 90 % des cas ; dans 40 % des cas cette acidose est décompensée avec abaissement de la réserve alcaline et précoma. La tuberculose amène en outre une diminution de la tolérance hydrocarbonée et des poussées évolutives du diabète parallèles aux poussées évolutives tuberculeuses.
90 La tuberculose peut survenir très précocement après le diabète et être révélatrice d’un diabète ignoré. Le diabète avec dénutrition se complique fréquemment de tuberculose dans la première année. Le diabète sans dénutrition se complique beaucoup plus tardivement, vraisemblablement av moment où 1l s'aggrave.
109 La tuberculose pulmonaire chez le diabétique débute brusquement de façon pneumonique dans 15 % des cas. Le diagnostic de ces formes avec la pneumonie vraie est parfois très difficile.
119 Les hémoptysies révélatrices n’ont pas la rareté que disent certains auteurs puisqu'elles apparaissent dans 16 % des cas environ.
120 Dans les deux tiers des cas le début est insidieux et se traduit par des modifications de l’état général (amaigrissement, anorexie, état subfébrile) et des troubles de la tolérance aux hydrates de carbone avec poussées d’acidose pouvant aller jusqu'au coma.