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L'épreuve de la chlorurie alimentaire chez des malades hyperchloruriques peut être pratiquée. Si, en présence d’un brightique en puissance d'anasarque, on doit hésiter longtemps avant de lui administrer du NaCl, cette abstention est moins rigoureuse en face d’une néphrite intersttielle.
I faut cependant être prudent dans son emploi. Dans les observations que nous présentons, cette épreuve n'a pas été nocive, mais elles sont trop peu nombreuses. MM. Roque et Lemoine (41 bis) ont montré l'influence irritative du chlorure de sodium sur les épithéliums rénaux. |
Cette épreuve ne doit donc être effectuée que dans les cas où elle sera utile pour faire le diagnostic utile au malade, en mettant à même le clinicien d'instituer un régime favorable. :
Il est fort important, dans l'intérêt du malade, que le médecin sache si ses tissus sont incapables ou non de fixer le NaCI. Si l'organisme peut retenir le sel de l’alimentalion, il paraît aussi logique de le soumettre à un régime hyperchloruré que de prescrire des phosphates à un tuberculeux.
La hausse du taux du sel dans les ingesta compensera les pertes chlorurées du sujet.
Mais à quoi servirait-il de modifier ainsi l'alimentation du malade, alors que ses tissus se trouvent impuissants
à saisir le NaCI ? Ne porterait-on pas un grave préjudice au diabétique en lui prescrivant du chlorure, alors que celte substance, dans sa traversée de l'organisme, joue le rôle d'un aimant pour le NaCI constitutif des tissus qu'elle entraîne avec elle en dehors de l'économie. On conçoit l'importance qui existe lorsqu'on soupconne une hyperchlorurie diabétique, à pratiquer l'épreuve de la
chlorurie alimentaire.
V. — Différenciation d'avec les néphrites ordinaires ou les autres diabètes insipides.
Dans beaucoup de néphrites on pourrait peut-être découvrir de la polydipsie, de l'amaigrissement, de l'aslhénie, de la sécheresse des téguments, etc.
On y observe aussi de la polyurie. Quant à l'hyperchlorurie, elle se manifeste, dans la néphrite épithéliale, quand les œdèmes se résorbent. La néphrite interstitielle exagérerail aussi le taux des chlorures quand la réten- Uion sèche, d'Ambard et Beaujard (49 bis), entrerail en résolution.
Mais l'hyperchlorurie causée par une incapacité de l'organisme à retenir son NaCI, qui serait le propre de notre diabète, ne fait pas partie du cadre ordinaire des néphrites. De même les signes simulant le diabète sucré tels qu'ils apparaissent très franchement dans notre première observalion, ne se voient pas, en général, au cours du brightisme.
Encore moins v obliendrait-on le signe fourni par l'épreuve alimentaire. Donnons du sel à une néphrile parenchymateuse : le résultat sera clair, il se traduira.