III. Mise en évidence du syndrome
Malgré nos recherches, nous éprouvons le regret de ne pouvoir présenter qu'un nombre très restreint d’observations. Le dosage des chlorures, s'il était pratiqué moins rarement, nous aurait sans doute permis de rencontrer fréquemment ce syndrome. Mais cette manipulation n’est point de pratique courante dans les hôpitaux, où l’on se contente, en général, de faire doser périodiquement l’albumine,
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Et cependant, la chimie offre des méthodes simples et précises. La méthode pondérale, la plus rigoureuse, ne saurait être d’un usage courant en clinique. Le procédé de Mohr donne des résultats satisfaisants
Additionner l'urine de dix fois son volume d’eau dishllée et de quelques gouttes d’une solution de chromate neutre de potasse. Verser avec une burette graduée une solution titrée d'azotale d'argent, jusqu'à apparition du précipité rouge de chromate. Un calcul facile termine l'opération.
J. Ville et Derrien (52) estiment que cette méthode présente assez de précision pour l'urine non glucosique.
Le taux des chlorures urinaires une fois fixé, on ne doit pas le considérer sans faire un rapprochement immédiat avec le régime du malade.
Les auteurs s'accordent à dire que la normale des chlorures urinaires est de 12 à 14 grammes pour 24 heures. Cela s'entend évidemment pour un régime ordinaire.
Mais supposons le cas d’une personne qui ne s'alimente qu'avec trois litres de lait. Nous n'avons plus à nous occuper du chiffre 12 à 14 grammes. 3 litres de lait égalent 6 gr. 50 environ de NaCI. Si le taux urinaire dépasse ce chiffre de façon notable, nous disons qu'il y a hyperchlorurie. Et un sujet, qui ingérerait chaque jour 25 gr. de NaCI, présenterait cependant de l'hypochlorurie, s'il n'en émettait que 14 grammes.
On ne perdra pas de vue cette notion, surtout à l'heure actuelle, où le régime lacté exclusif ne jouit plus de la même faveur que jadis pour les brightiques. C'est ainsi
que M.Teissier ne cesse de redire au lit des malades, qu'il serait condamnable de ne pas accorder un peu de viande aux néphrites chroniques.