‹ Diabète HyperchloruriqueChapitre 31 sur 40 · BOT ES · texte numérisé non relu

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1 gr .10 de chlorure en vingt-quatre heures, et 14 gr. 85 d’urée en vingt-quatre heures.

Il faut dire que le malade ne s’alimentait pour ainsi dire pas, ayant des vomissements incessants.

L'examen microscopique révélait quelques rares cylindres granuleux, quelques globules blancs et rouges et de grandes cellules pavimenteuses, de l’urate de soude amorphe.

Trois jours après, le tableau était changé. Les urines, franchement rosées et troubles, étaient devenues abondantes (3 litres) et contenaient, pour vingt-quatre heures albumine, 2,25; urée, 33 grammes; chlorures, 12 grammes. Examen microscopique : présence du sang, pas de cylindre.

Le malade prenait toujours 3 litres de lait comme alimentation.

Depuis lors, et jusqu’au 23 mai, la quantité d'urine alla toujours en augmentant, même après la cessation de l’emploi de la théobromine, qui fut suspendu au bout de quatre ou cinq jours. Les urines atteignirent le 23 mai 4.900. Les éléments normaux et anormaux de l'urine avaient suivi une progression paraissant ascendante. Le taux de l’albumine varie entre à et 6 grammes; le taux de l’urée entre 38 et 40 grammes; le taux des chlorures entre 20 et 22 grammes ; des phosphates atteignent 3,50.

L'alimentation du malade, à ce moment, était strictement réduite à 3 litres de lait. Il semblait donc qu’il y ait eu déperdition de l’organisme, et, de ce fait, le malade, après avoir désenflé, semblait se dessécher. Il y avait un certain degré de polydipsie.

La perméabilité rénale au bleu de méthylène examinée le 23 (injection de Ü gr. 05 intra-musculaire) nous donna les résultats suivants : début de l’élimination, une heure après ; trois heures dix après toute l'élimination du bleu est terminée. Il n’y à plus ni bleu ni chromogène,

Epe 2 L'examen eryoscopique, pratiqué le 25 mai, nous donna : | 100 A X V g j UE RSe — 6.144, diurèse moléculaire totale.

100 9 X V — 3.836, diurèse des molécules élaborées. A

— —= 1,75, taux des échanges.

On peut résumer la situation en disant qu’il y a hyperperméabilité générale avec peut-être, en plus, déperdition de l'organisme, puisque, notamment pour les chlorures, le malade, qui ne devait éliminer que 6 grammes environ correspondant à ses 3 litres de lait, en élimine 20 et 22 grammes.

Depuis, tous les phénomènes d’hyperperméabilité ont été en diminuant, soit au point de vue de la diurèse, encore aux environ de trois litres, soit au point de vue de l’albumine (2 à 3 grammes). Les chlorures oscillent entre 15 grammes et 20 grammes ; mais le malade mange, en plus du lait qu’il boit, quelques potages salés et des pommes de terre. Le taux de l’urée est de 25 grammes à 30 grammes; les phosphates 2 grammes à 2 gr. 50.

L'épreuve de la glycosurie ploridzique a été pratiquée le 30 mai. Traces de glucose cinq heures seulement après l’injection. À l’émission suivante ces traces ont disparu.

Une nouvelle épreuve au bleu a été pratiquée le 4 juin {injections sous-cutanées et non musculaires). Début de l’éimination, dix minutes après.

Enfin, l'examen du sang, pratiqué le 4 juin par M. Cade, a donné :

Globnles TOURS Te ST Sn. EST . 5.042.460 Hémoslopine ere an RSR SE Leucocytes, polynucléaires. . . , . . . 85 °/, dont un éosinophile.

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Cet examen, on le voit, serait bien en rapport avec le fait

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de la déshydratation des tissus, d’un véritable diabète ré- ETES |

Après un séjour à Longchêne et un mois de reprise de travail, le malade revient dans le service pour une pleuropueumonie de la base droite. Il n’a plus d'hyperchlorurie.

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