‹ Diabète Insipide SyphilitiqueChapitre 10 sur 16 · LT JE · texte numérisé non relu

LT JE

I. La syphilis, peu fréquemment soupçonnée comme facteur étiologique du diabète insipide, semble cependant en être la cause déterminante dans plus de 50 % des cas où elle fut recherchée. Sur 21 polyuries étudiées au point de vue spécifique, 11 relèvent de lésions syphilitiques confirmées anatomiquement ou par l'effet du traitement.

IT. La syphilis détermine le diabète insipide par les lésions qu’elle occasionne dans la région optopédonculaire : Méningite basilaire, ostéites, gommes. La lésion la plus fréquemment rencontrée (5 fois sur 8) est la méningite basilaire syphilitique.

III. La symptomatologie du diabète insipide est en tout point semblable à celle des polyuries insipides d’autres origines.

La nature syphilitique d’un diabète insipide pourra être soupçonnée s’il coexiste avec d’autres signes de neuro-syphilis.

Mais la polyurie insipide syphilitique peut exister isolément sans signe de neuro-syphilis concomitante.

En pareil cas les données fournies par l’examen du liquide céphalo-rachidien et le résultat du traitement sont les seuls moyens d’établir l’origine spécifique d’une polyurie insipide.

TV Le traitent anti-spécifique donnent pare fois des guérisons totales, dans d’autres cas des guérisons partielles. Quelquefois le traitement sera sans effet sur l'évolution de la polyurie, alors qu'il F fait disparaître les signes de syphilis nerveuse as-

sociée. Ceci s’explique par le fait que la lésion causale peut atteindre le centre régulateur de la diurèse directement ou n’agir sur lui que par réaction de voisinage. Enfin les lésions peuvent être constituées, définitives ou encore susceptibles de regresser sous LES du traïtement. j :

Aron

22595 à ER

Observation inédite due à l’obligeante bienveillance de notre Maître, M. le Professeur LEBON

Diabète insipide de nature syphilitique Guérison par le traitement spécifique

MGR TA 45 ans.

Antécédents héréditaires : nuls.

Antécédents personnels :

fièvre typhoïde à 15 ans.

chancre syphilitique à 25 ans.

Traitement par mercure et arsénic, mais de façon très irrégulière le malade interrompant souvent son traitement. La réaction de Bordet Wassermann faite il y a huit ans a été négative.

En février 1929 :

Céphalée vive, surtout vespérale, que le malade calme à force d’aspirine et qui persiste pendant une quinzaine de jours.

En moyenne trois fois par jour, le malade a des sortes de vertiges, perd pied, voit les choses tourner autour de lui. Il n’attache pas une importance extrême à ces troubles, et mêne à cette époque une existence particulièrement affairée.

La céphalée et les vertiges disparaissent au bout de 15 jours, mais il persiste une asthénie intense accompagnée d’anorexie et d’insomnies.

Fan Re

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