II. — Pathologie générale
Pour comprendre les septicémies, il est indispensable de rappeler les bases expérimentales sur lesquelles peuvent reposer leur conception actuelle.
Lorsqu'on injecte dans les veines d’un animal des microbes vivants (par exemple des streptocoques) cultivés sur un milieu solide, en suspension dans l’eau salée isotonique, c'est-àdire lorsqu'on n’injecte que le microbe, et non le bouillon dans lequel il a été cultivé, il peut se présenter deux éventualités :
Dans un premier cas, l’animal succombe dans un temps relativement court, quarante-huit ou vingt-quatre heures, quelquelois moins; à l’autopsie, il ne présente guère, comme lésion, qu'un état spécial du sang qui est laqué, dissous, et une splénomégalie manifeste. La culture du sang du cœur, l’examen direct seul parfois, montrent la présence du microbe inoculé, qui s’est incontestablement multiplié dans le sang et n’a pas déterminé d’autres altérations.
Dans le second cas, la survie de l’animal est souvent plus