‹ Diagnostic bactériologique post mortem au point de vue médico-légal de certaines septicémies (Travail de l’Institut médico-légal)Chapitre 15 sur 40 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Les conditions dans lesquelles nous avons effectué nos recherches sur le sang cadavérique sont un peu différentes de celles dans lesquelles ont expérimenté Simmonds, Canon, Gradwohl et Strauch. Alors que ces auteurs opéraient sur des cadavres conservés dans des réfrigérateurs ou des glacières, et considérant que les sujets préposés à l’examen du médecin légiste ne se présentent pas toujours dans ces conditions, nous avons préféré pratiquer nos recherches sur des cadavres ayant été constamment soumis à la température extérieure. Les corps étaient, au moment du prélèvement, soit au dépositoire de l'Hôpital Saint-André, soit dans l’un des locaux de l’Institut médico-légal, où la température était sensiblement la même qu'à l'extérieur.

De plus, parmi les cas qu'il nous a été donné d'examiner, nous avons uniquement rebenu ceux où, soit um examen bactériologique du sang, soit un ensemble suffisant de symptômes, avaient fait prévoir qu'il s'agissait d’une septicémie. De plus, la plupart des cas faisaient l’objet d'une expertise médico-légale.

Pour nos recherches bactériologiques, nous avons à dessein employé une méthode très simple, ne nécessitant pas un outillage spécial. Au cours des autopsies pratiquées par le professeur Lande, le sang était prélevé soit dans le cœur droit, soit dans les organes, à l’aide d’une pipette stérile. Des frottis élaient immédiatement faits et des milieux de culture ensemencés. Nous avons également, quand cela nous a été possi-

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ble, pratiqué une inoculation directe d’un animal : cobaye, lapin ou rat, à l’aide du sang prélevé sur le sujet. Ceci dans un double but : d’abord, établir solidement notre diagnostic, et servir ensuite à notre expérimentation.

Ogservarion |. (Inédite).

1. — Observation clinique, due à l’obligeance de M. le Docteur Lescale.

= X.. (Berthe), âgée de 39 ans, sans profession.

Cette femme se présente, le 8 février 1929, aux pansements externes de l'hôpital Saint-André, avec une plaie du cuir chevelu siégeant dans la région pariéto-temporale gauche. … -

Interrogée, elle répond que cette plaie superficielle est consécutive à un coup de. revolver reçu une dizaine de jours avant, pour lequel elle n’a pas porté plainte et n’a reçu aucun soin. La plaie est infectée et en très mauvais état; on fait un pansement et on l’envoie au service de radioscopie. L'examen pratiqué par ce dernier est négatif. ii

Les pansements sont ainsi renouvelés quotidiennement pendant une huitaine de jours. Il se produit une légère amélioration. Mais, le 16 février, la malade est admise à entrer à l'hôpital pour état infectieux grave. Elle présente une céphalée violente, son pouls est normal. Elle a 39 degrés de température.

Examen de la malade. — Plaie cranienne en bon état, n’expliquant pas la température. Pas de signes de méningite, congestion des deux bases. On pense à de la grippe et on institue un traitement approprié : amélioration en quarante-huit heures. Puis, ascension nouvelle de la température, raideur, Kœrnig accentué, contracture.

Une ponction lombaire ramène un liquidé céphalo-rachidien louche. On décide d'intervenir chirurgicalement sous anesthésie générale au chloroforme.

Taille d’un lambeau concave comprenant l’orifice cutané. On trouve sur la table externe une lésion affectant l'aspect d’une

Carre, 3

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