‹ Diagnostic Chimique des Comas BarbituriquesChapitre 6 sur 19 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

Nous venons de voir le coma profond. D’après

l'intensité du coma on peut distinguer:

Le coma léger. — Dans les intoxications par petites doses, le sommeil est interrompu par des périodes de réveil partiel, avec reprise de connaissance, élocution claire et sensée. Ces formes sont courtes et facilement curables.

Le carus barbiturique. -— (C’est une intoxication grave, où le coma est très profond, l’aréflexie complète, les fonctions nobles abolies, les fonctions végétatives troublées. C’est un coma intriqué,

où les signes du barbiturisme se mêlent à ceux de l'urémie. La respiration prend le rythme de Cheynes-Stockes, l'anurie est complète, les pupilles en myosis. L'atteinte du myocarde se traduit par des bruits sourds, un rythme accéléré, un pouls incomptable.

D’après l'aspect clinique du coma, on pourrait décrire une forme alaxo-adynamique: on en verra un bel exemple plus loin, qu'il nous a été donné d'observer à Casablanca, où nous avons dû renoncer à la thérapeutique strychnique.

Une forme mérite quelqu’attention, car elle est fréquente: c’est le coma vigtl. T est caractérisé par l'alternance de phases de sommeil, entre-coupées de longues et fréquentes périodes de réveil sans connaissance, avec balbutiements inintelligibles, cris, gesticulations desordonnées. On le rencontre plutôt dans les empoisonnements au Véronal.

Suivant la prédominance de certains signes, on a décrit des formes hyperthermiques, des formes cardiaques, des formes urémiques, etc. L'intérêt clinique de telles descriptions n'apparaît pas cer-

tain.

Page 1