‹ Diagnostic Chimique des Comas BarbituriquesChapitre 8 sur 19 · COMPLICATIONS PRÉCOCES · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS PRÉCOCES

Complications hépatiques.

Les complications hépatiques consisteraient surtout, d’après MAITRE, en la présence dans les urines de sels et de pigments biliaires, de glucose et d'urobiline. Une atteinte hépatique antérieure doit faire redouter une issue fatale (Pic, TARDIEU et MassaRY).

Complications rénales.

Les complications rénales semblent être réservées aux formes graves. Nous avons vu qu'il est courant d'observer de l'oligurie dans les premiers Jours, tant que dure le coma. Ce symptôme ne doit pas être considéré comme une complication.

Au contraire, dans le carus barbiturique, nous avons vu que l’anurie était quasi totale. Le rythme respiratoire de Cheyne-Stockes et le myosis nous montrent que ces intoxiqués meurent de coma urémique secondaire et provoqué, comme le dit TARDIEU.

Enfin, Mac LEOD aurait vu, au cours de semblables intoxications, apparaître une néphrite aigue hématurique.

Compl'cations cardiaques.

Si le pouls est souvent petit, il est rarement rapide. Et dans les formes simples le myocarde semble peu atteint. La défaillance cardiaque subite est donc une complication vraie, habituellement mor-

telle d’ailleurs.

Complications pulmonaires.

BERNARD et BARIETY ont observé des cas d’oedeéme aigu du poumon. Cette complication paraît être exceptionnelle car ils sont les seuls auteurs à la signaler. L'infarclus du poumon, décrit par Du-

Sr

VOIR, DERVIEUX et PIEDDELIÈVRE est une complication, qui, comme l’oedème aigu, trouve sa cause profonde dans les troubles de lappareil circulatoire.

La congestion des bases pulmonaires, ou congeslion hypostatique, est tellement fréquente qu'il ne faut pas voir là une véritable complication. C’est un phénomène normal chez un sujet qui garde le décubitus pendant plusieurs jours. Elle disparaît d'ailleurs dès que le malade a repris connaissance

et qu'il s’asseoit sur son lit.

Nous avons retrouvé dans la littérature un seul cas de complication pulmonaire vraie : c’est un foyer pneumonique signalé par M° BERTRAND- FONTAINE, qui d’ailleurs a cédé rapidement à la strychnothérapie.

Où donc est la très grande fréquence des com-

plications pulmonaires signalée par FLANDIX ?

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