COMPLICATIONS TARDIVES
A côté du rhumatisme barbiturique, décrit par BERIEL et BARBIER, qui serait l'apanage des intoxications au Gardenal, on peut les diviser en Com-
plications Neurologiques et Complications Cutanées.
Complications neurologiques.
Les voies motrice et sensitive, les organes des sens ainsi que l’intellect, peuvent être troublés aprés un empoisonnement par les uréides.
STEWARD Mac NAUGHTON a observé une hémiplégie transitoire.
LAEDRICH a décrit une polynévrite, mais cette complication est rare.
La dysarthrie du barbiturisme a été particulièrement étudiée par LoGRE; et signalée par la suite par de nombreux auteurs.
En fait de troubles sensitifs, il ne nous a été donné d'observer que des courbalures après le réveil. Il s'agissait d’engourdissement douloureux de la région lombaire et des cuisses.
BELIARD, LELONG et BONNET ont vu un cas d’anesthéste superficielle généralisée.
Toutefois ces complications neurologiques sont rares.
Les complications oculo-motrices sont assez fréquentes, mais variées ; elles ne peuvent pas être rangées en un système. Observées depuis longtemps, elles sont toujours bénignes et ne laissent aucune lésion résiduelle. Elles consistent en nystagmus ou en diplopie dûe à la paralvsie dun muscle moteur oculaire.
Les complications rétiniennes, plus rares, mais aussi bénignes, sont: l’amblvopie (GUTMAN), la dvschromatopsie (TERRIEN), l’amaurose passagère (Ri- VET et SAMBRON).
LR
Nous ne parlerons pas des complications psychiques décrites par LOGRE, HEUYER et LE GuiL- LANT, qui concernent les intoxications chroniques. Ni des épisodes délirants du coma (délire marmottant de Mac LEO, délire à voix basse de COLE): ce ne sont pas des complications vraies, mais des phénomènes liés au coma lui-même.
Plus intéressants sont les états de confusion mentale avec agitation, qui succèdent au coma (MARTIN et MANTELIN) et les troubles intellectuels fréquents après une intoxication barbiturique. Mais là encore il ne s’agit que de troubles passagers.
Complications cutanées.
Très fréquentes, elles ont été étudiées par Car- RIÈRE, HURIEZ et WiILLOQUET dans la Gazette des Hôpitaux. Nous ne ferons ici que résumer en quelques mots leur étude complète.
Classiques dans le barbiturisme chronique, elles se rencontrent parfois aussi dans le ‘harbiturisme aigu. Apparaissant rarement pendant le coma, c’est le plus souvent du neuvième au quatorzième jour que se manifeste l’exanthème barbiturique.
Très polymorphe, on peut observer :des :exanthèmes vésiculeux, bulleux ou ulcéreux. Mais la plupart d’entre eux peuvent être ramenés à deux types principaux:
Le type rubéoliforme, à petites macules rouges et veloutées,