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IV. Anémies par régénération insuffisante des hématies

Peut-être convient-il de classer ici les anémies secondaires aux affections des organes hématopoiétiques : splénomégalies, polyadénopathies, leucémies, lésions de la moelle osseuse ; déchéances organiques neurodigestives avec dénutrition ; insuffisances pluriglandulaires?

V. Anémies cryptogéniques de causes obscures ou encore inconnues; ce sont celles qui ne rentrent dans aucune des catégories précédentes. Il est plus rationnel d'avouer franchement notre ignorance par la qualification « cryplogénique » que de la masquer par l'épithète « essentielle j». C'est peut-être dans ce groupe qu'il convient de classer jusqu'à nouvel ordre la chlorose, anémie d'évolution, apparaissant à la puberté et disparaissant avec elle; l'oligochromémie remporte sur l'hypoglobulie souvent minime.

ANGINES r Maux de gorge, 1 Langina, de angerc, suffoquer, j

Une classification tout à la fois clinique et rationnelle des angines n'est pas encore possible. Une classification purement bactériologique, Ihéoriquemeni si séduisante, se manifeste inadéquate aux besoins de la pratique, c'est-à-dire à rétablissement solide de directives d'action, d'un traitement rationnel ; il en est exactement de même d'une classification purement clinique, pratiquement si simple. Tous les cadres bâtis sur un seul principe ne résistent pas à Tusage, ils pèchent tous en plus d'un point ; il convient, pour la pratique, de combiner au moins mal les données cliniques évolutives et bactériologiques. Le suivant, assez généralement adopté, est actuellement un des moins mauvais.

Les angines aiguës peuvent être primitives, c'est-à-dire extérioriser une infection frappant d'abord le pharynx, ou secondaires, c'est-à-dire la manifestation pharyngée d'une infection plus générale, qu'elle en soit le premier ou le dernier symptôme.

Primitives ou secondaires, elles se présentent à l'observateur soit sous formes d'angines rouges, rougeur plus ou moins diffuse, plus ou moins intense des amygdales et du pharynx, sans taches blanches ;

Soit sous forme d'angines blanches, se traduisant par la présence d'exsudats blanchâtres ou grisâtres d'autant plus visibles qu'ils se détachent mieux sur le fond rouge de la muqueuse pharyngée enflammée.

Ces angines blanches peuvent se présenter sous les quatre modalités visuelles suivantes :

a) Pultacées. — L'amygdale est parsemée de points blancs ou tapissée d'un enduit blanchâtre, crémeux, puriforme, friable, non adhérent, que le seul contact de l'abaisse-langue, d'un tampon monté suffit à détacher.

b) Vésiculeuses. — Le pharynx, le voile du palais, les amygdales sont le siège au début d'une éruption vésiculaire plus ou moins étendue et confluente, dont la rupture donne naissance à de petites ulcérations circulaires ou de petites plaques pseudo-membraneuses.

c) Pseudo-membraneuses. — Le pharynx, rouge, tuméfié, est tapissé

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