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de fausses membranes jaune grisâtre, adhérentes à la muqueuse, épaisses, ne se détachant qu'avec difficulté en faisant saigner la muqueuse, et se reproduisant plus ou moins rapidement après ablation.
d) Ulcéro-tnetnbraneuses. — Elles évoluent en deux stades : Premier stade : fausse membrane amygdalienne, blanchâtre, peu adhérente, se reproduisant facilement;
Deuxième stade: ulcérations à bords taillés à pic, entamant le pilier, creusant Tamygdale dont le fond renferme un exsudât pseudo-membraneux ; pas d'induration.
lo L'examen bactériologique, surtout nécessaire dans les formes pseudomembraneuses et ulcéro-membraneuses ; 2^ les signes cliniques associés ; 30 les caractères visuels sus-rappelés, permettent, comme le montrera le tableau des pages 482-483, une discrimination assez complète et fort clinique des diverses angines aiguës.
APHONIES, ENROUEMENTS
[<k, privatif; 9ci)vyî, sonfl privé de voix, J
U aphonie est rarement caractérisée par la suppression totale de la phonation, que Ton n'observe guère que dans la surdi-mutité et le mutisme hystérique, mais bien plutôt par de la dysphoniej de Venrouemeni, par le caractère sourd, enroué, discordant de la voix.
En pratique courante, les aphonies peuvent rapidement se classer en :
Aphonies aiguës^ transitoires, habituellement bénignes ;
Aphonies chroniques et durables, habituellement graves.
Aphonies aiguës, — Laryngites aiguës, — Grosso modo, on peut les diviser en :
a) Laryngites aiguës post-vocales, iraumatiques en somme : laryngites des orateurs, des acteurs, des avocats, des a crieurs », des professionnels de la voix, des « gueulards ». C'est Tentorse des cordes vocales.
b) Laryngites aiguës calarrhales des infections : « rhume », fièvres éruptives, rougeole, scarlatine, grippe, etc.
c) Laryngites aiguës congesiives^ irritatives : des fumeurs, des alcooliques.
Aphonies chroniques. — Elles reconnaissent trois groupes de causes essentielles :
1^ Laryngites chroniques ; 2® les maladies organiques du larynx ; 3® les paralysies par compression des nerfs du larynx.
1^ Laryng:ites chroniques, dont les causes les plus fréquentes sont la fatigue chronique du larynx (crieurs, vendeurs, orateurs, etc.), les infections chroniques descendantes du rhino-pharynx; c'est ce que Laurens dénomme si justement la « goutte militaire du larynx »,
2^ Les maladies ors^aniques du larynx sont essentiellement représentées par la tuberculose, la syphilis, les tumeurs bénignes ou malignes. On trouvera condensés dans le tableau pages 490 à 493 les caractères cliniques et laryngoscopiques de ces différentes affections. Quant à leurs caractères différentiels, nous emprunterons à Georges Laurens [Olo-rhino-laryngologie du praticien, p. 380) le substantiel résumé suivant :
« Certes, pour un médecin averti, le résultat de V auscultation pulmonaire, l'analyse bactériologique des crachats, le traitement spécifique, Texamen histologique d'un fragment endolaryngé peuvent faciliter le diagnostic
difTf'TenticI de ces laryngopathies : syphilis, cancer, tubeitrulose ; mais l'imace laryngoscopique le précise singulièrement.
« Les trois afTections se caractérisent par une tuméfaction, une tumeur ou y»ar des ulcérations.
« a ; Tumeur ou iuméfaclions du larynx,
u La gomme syphilitique se reconnaît à son siège (elle se localise dans le larynx antérieur : épiglotte, cordes vocales supérieures), à son aspect : nmirc, lissr, circonscrit ; à sa rapide évolution.
« Les réffélalions tuberculeuses sont multiples, irrégulières, s'accompagiiîiiit de Ir'-sions du voisinape.
tf L«' cancer forriic une t uni«*nr non pédiculéc, unique^ afTectant la corde vocale ou l'épiglotte, sans lésion de la muqueuse voisine, immobilisant la rord«'.
<' !► Ulcérations lorywjées.
" L;i (fomme ulcérée pré.rente un fond sanicux, des bords rouges taillés à pji- ;iv<m; infiltration périphérique.
" L«'.- ulcérations tuberculeuses offrent des contours dentelés, irréçuli ers, déclii(inet<'-s ; elles sont multiples.
A Le cancer uleéré est bourgeonnant, fongueux, sanieux, saignant, douloureux et unilatéral. »
\V* Paralysies du larynx. — C'est encore à Georges Laurens {Olorhino-larynf/olofjie du médecin praticien) que nous empruntons intégralement l'art i^h* didactique modèle relatif aux paralysies du larynx.