ASTHÉNIE. - FATIGUE
lo Maladie d'Addison (insuffisamc surrénale). — La maladie d'Addisonne représente qu'une modalité très grave, mais à la vérité exceptionnelle, (le V insuffisance surrénale que les recherches contemporaines, celles de Sergent en particulier, ont révélée si banale, dans tous les états infectieux et post-infectieux (fièvre typhoïde», scarlatine, dysenterie, paludisme, choléra, tuberculose, etc.), au cours desquels on recherchera systémati- (juement la triade cliniijue : aslhénie^ hijpolension arl}rielle^ raie blanche de Serge ni.
2^ Myxœdème. — L'empâtement si caractéristi(iue des tissus (niyxœdème), les retards évolutifs multiples, l'asthénie permanente feront faire le diagnostic.
d] États diathésiques.
1^ Obésité. — Elle est précirémcnt souvent sous la dépendance d'une insuffisance polyglandulaire et plus particulièrement thyroïdienne, qui lui confère, pour certaines modalités, quelque parenté avec le myxœdèm?. \.\islhénie la fera soupçonner (vo!r Ohésilés),
2^ DiABÈrK. — A l'ordinaire, le diabétique est «n surnormal, suractif, infatigable. Uaslhénie^ de cause inconnue, fera parfois dépister un diabète au début chez un sujet jusque-là indemne; l'acétonémie ou Tazotémie chez un glycosurique ancien (voir Glycosuries).
e) États autotoxiques.
10 Urémie (et surtout azotémie). — Uaslhénie permanenle^ invincible^ so rencontre de façon quasi constante associée à la torpeur dans Vazoléniie.
2^ Artériosclérose (dégénérescerice sénile). — Il en est de même pour l'artériosclérose.
111. Les causes infectieuses, manifestement, déterminent la « fatigue i>^ l'asthénie, par intoxication toxinique du système neu ro- musculaire- <'t par insuffisance surrénale. Elles doivent donc rentrer logiquement dans les catégories précédentes (aussi rappelons-nous une fois de plus <|ue la classification adoptée ici sacrifie, de propos délibéré, la « logique dogmatique » au « pragmatisme pratique »).
Les espèces infectieuses sont souvent évidentes ; c'est le cas de la plupart d( s asthénies contemporaines des infections aigui^s (asthénies typhiques et post-typhi(iues, grippales et post-grippales, diphtériques et postdiphtériques, etc.). Tout au plus devra-t-on rechercher avec soin : 1® si cette asthénie post-infectieuse ne masque pas une bacillose commençante ; 2*^ si elle s'accompagne de signes marqués d'insuffisance surrénale (hypotension, asthénie, ligne blanche de Sergent).
(le sont surtout les asthénies chroniques, torpides, cryptogènes, qui doivent retenir l'attention. C'est à leur occasion surtout qu'il n^ faudra pas se contenter des diagnostics de moindre efTort d' <« anémie », de « neurasthénie », mais au contraire rechercher, de propos délibéré, les trois grandes infections chroniques (tuberculose, syphilis, malar'.a]^ et lea
LLj SYMPTOMES
trois grandes int(>xicalions chroniques susmentionnée.^ (urémie, glycosurie, lifji)Osphy.rie}.
Nous ne reviendrons pas sur les signes classiques de ces afTeclions. Happelons cependant pour finir que toute asthénie persistante ci inexplicable doit faire penser surtout à la possibilité d'une tuberculose coniincncante, dont on recherchera avec soin ler^ signes : 1° fonclionnels : faiblesse, lais'itude, dyspnée d'eiïort, anorexie, amaigrissement, fébricule vespéral, sueurs nocturnes, toux, tachycardie, hémoptysies ; 2° physiques : diminution de la capacité respiratoire, submatité légère h un sommet, retentissement exagéré de la voix, modifications persistantes de la respiration à un sommet (inspiration rude, saccadée ; expiration rude, prolong*^e, soufflante ; frottements, etc.).
La radioscopie, si précieuse, n'a rien enlevé à la valeur des signes classiques ci-dessus rappelés.
L'examen clinique systématique résoudra automatiquement les questions précédentes, à condition qu'il soit, qu'il tende à être intégral.
Examen clinique systématique des asthénies.
1 o Mesure des tensions artérieUes.
Hypertension.
! Hypotension.
\ 2" Examen du sang.
Hypofjlobnlie.
I ' Hyperviscjfsitê.
; Hypernz'dêmie.
': Hé iction de Wassermann.
3 '^ Tempér atiire .
Hyperihermie.
4" Auscultation.
Poumons.
Cœur.
b'^ Examen des iirines.
' Sucre, ncélonc Albumine.
A»*lério8cl6roso, mal île Brighl, azolémie. Ilyposphyxie, tuberculose, insuflisance surrénale.
Anémie.
Ilyposphyxie. a/.oléiiiie. t iherculoso, insufnsaiicc !
siirréiiale, aeétonéiiiie.
Azoténiie. : »
Positive : syphilis.
Élat infectieux (luherculose, paludisme, etc.).
I UhiTCUlox'.
Accentuai ion du dctixièmc hruit. hruilde ^alop mal lie Rriirhl, artcrioscU'Tost;. )
Diahèlc, acclonémic.
Albuminurie la/.olémie i.
(')> Examen des réflexes, des réactions nerveuses.
I« Psyclionêv ro-^iv-.
vîo Haie blanche do Seii<oiil : in^'iflisance surrénale.
BRADYCARDIES
tJicxSO:. lenL /-xf^tx, cœur, 1 ralentissempnl du cœur. J
I-a bradycsrdie vniie est caracU'risc'e par le ralentis. cinen des
normal
Fi'^. 57'2. — Rvllnni* norm»l.
liallcninits dn («eur, r»0 <»t au-dessous à la minute. La pal[>ation du pouls, I I • • • I • I i • i i i I I I I I I I I I I I I I I
Ml'. r>73. - - Ti'Uiiruio»* à la <li^s:>L'iuti«):i a:iri":ilo-vrntrkMilair('. Holanl de coinhicli-
liilit»'*. Alloii^ciiii'iit «il' la i»t'riO(i« ar.
(onihinr'e à rau>«;ult<âliûn du «unir, permet seule la eonslatalion de la
bradyardie crfiie. Il peut y avoir bradycardic fausse, bradysphygmin, c'cst-ii-dirc ralentissement du pouls fana ralentissement vrai du cœur : dans le pouls alternant et le bigt^mini^nie extra systolique quand la
lig. 574. — Blocage parlii'l. Di
deuxième pulsation trop faible n'est pas pergue; une pulsation est perçue pour deux battements cardiaques [vo> Arylbiaies).
OuoiqueU's ti;ivauxlesp!u!ii-étents, ceusde Daniel Routier, de Fiédériq,
dR Pct/clakis. fil parlirulicr, aient dAint.ntr.^ que les divisions classiques n'olaienl, pas absolues et qu'il existait d'assez nombreux rjis ambigus ou de h-ansilion. la pratique coiiran'i' peiil t^ 'accommoder du tablenu schématique ci-cimlrc
BRADYGA.RDIES
(.\iiactp:hi:s