‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 177 sur 277 · I. — A L'ÉTAT AIGU · texte numérisé non relu

I. — A L'ÉTAT AIGU

A. — S*il s^agit d'un enfant, on pensera surtout, et les circonstances ^u milieu (lesquelles les convulsions sont apparues mettront à l'ordinaire ;sur la voie du diagnostic, à :

a) Convulsions d*oris^ne réflexe. — Le plus souvent apyrétiques :

Dentaires ;

Digesiives, particulièrement coliques et vers intestinaux ;

Auriculaires, corps étrangers de Toreille, otite moyenne.

l^'oliie moyenne aiguë est, chez Tenfant, une des causes les plus fréquentes tics convulsions réflexes; elle est d'ailleurs, comme on sait, des plus banales v[ des plus méconnues. // fie faut jamais oublier de palper les masloïdes et de raminer les oreilles d'un enfant qui fait de V éclampsie,

h) Convulsions d'orij^ne fébrile. — Si souvent contemporaines des fièvres éruptives et en général bénignes.

c) Convulsions d'oris^ne méninsfo-encéphalique. — Non seulement pyrétiques, mais encore accompagnées de phénomènes méningo-encéphalir}ues (signe de Kernig,' céphalée, vomissements, troubles respiratoires, etc.). On sait le précieux secours apporté dans ces cas par la ponction lombaire.

d] Convulsions d*oris^ine névropathique.

1° L'éclampsîe infantile, très fréquente, s'observe chez les enfants comme uu symptôme de diverses maladies ou comme une névrose, constituant à ^lle seule toute l'affection ; »

•1^0 Dans ce dernier cas, dans Téclampsie idiopathique, il existe toujours lui fond neuropathique, la spasmophilie, constituée par la sensibilité l'xagérée du système nerveux ;

3° La spasmophilie est due souvent à une intoxication acide du sang qui se produit à la suite de troubles digestifs variés qui déterminent peu à peu l'intoxication de l'organisme ;

4» L'acidose trouble le métabolisme des sels de chaux qui sont pour ainsi dire la condition essentielle du fonctionnement normal des cellules nerveuses ;

o<» Dans la pathogénie de Téclampsie interviennent aussi des altérations de certaines glandes endocrines, spécialement les para thyroïdes, qui déter minent une insuffisance de ces glandes ;

6*> Cette insuffisance donne lieu à l'éclampsie, parce que les glandes pîirathyroïdes n'exercent plus leur rôle antitoxique dans l'organisme, en même temps qu'est troublée l'assimilation des sels de chaux.

Il est bien certain que, quelle que soit la cause déterminante de l'éclampsie infantile, certains sujets y sont particulièrement prédisposés^ qu'il existe un véritable tempérament spasmophile évoluant sur un fond névropathique avec sensibilité exagérée du système nerveux et bien

souvent accompagné d'une hyperacidité humorale, d'une acidose probablement favorisée par une insuffisance congénitale des glandes endocrines.

B. — Il 8' agit d'un adulte.

a) Le syndrome convulsif s'accompagne d'un syndrome pyrexique antécédent. Il s'agit de fièvre lyphoîde (forme ataxo-adynamique), de chf>léra, de paludisme (accès pernicieux à forme convulsive).

b) Il y a ou non de la lièvre, mais manifeslemeni épisodique, et les cornmémoralifs imposent le diagnostic:

a) Les convulsions sont consécutives à un traumatisme du crâne : fracture, épanchement, hématome méningé, etc.

b) Les convulsions sont consécutives à :

1® La morsure d'un chien: rage (accès dits « hydrophobiques », spasmes viscéraux, etc.) ;

2® Une blessure souillée : tétanos (trismus, conscience entière) ;

c) Les convulsions sont consécutives à une intoxication aiguë volontaire ou accidentelle:

10 Strychnine^ c'est l'intoxication convulsivante type ; 2® Opium, cocaïne, théobromine, où elles représentent une modalité beaucoup plus exceptionnelle.

d) Les convulsions surviennent au moment de l'accouchement, chez une albuminurique : éclampsie puerpérale,

c) La crise convulsive aXgixé se développe au cours d*un état patholofi^lque chronique sans fièvre. Il s'assit toujours d'une Intoxication chronique.

a) Urémie. — (^ue dépisteront rall)uminuri»% l'iiypertension artériell»\ l'hypertrophie cardiaque, parfois avec bruit de galop, les œdèmes, souvent absents cependant, le taux élevé de l'urée sanguine quasi pathogn jmonique, les antécédents (céphalée, vertiges, vomissements, insomni»').

h) Saturnisme. — Que feront soupçonner la profession du sujet (peint r»^, cérusier, etc.), le liséré gingival saturnin caractéristique, parfois la paralysie des extenseurs de l'avant-bras, l'hypertension artérielle, souvent les antécédents (céphalée, insomnie, coliques de plomb).

c) Diabète. — Dont les épisodes aigus revêtent, à la vérité, surtout la forme comateuse ; en tout état de cause, Vexamen des urines, toujours indispensable, mais plus particulièrement peut-être chez b's comateux et les ronvulsifs, la recherche du suere, de l'albumine, de l'aeétone, de Taeidité, imposera le diagnostic.

d) Alcoolisme. — Si fréquent et convulsivant <*n maintes modalit»'*< et pour maintes raisons: erises convulsives au cours du delirium tremen<, crises urémiques convulsives entées sur l'aleoulisme (cirrhose, néphrite interstitielle), erises hystéro-épileptiformes des névropathes alcooliqu^'<.

C'est un problème dont il est inutile de souligner l'intérêt pratiqu»% pour tous les confrère* que leurs fonctions amènent précisément à lu

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