‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 178 sur 277 · CONVULSIONS ^B · texte numérisé non relu

CONVULSIONS ^B

constatation si fréquente de tels accès convulsifs : internes et médecins de garde des services d'hôpitaux, d'asiles, de refuges, de dispensaires, de postes de police.

a) L'absence d'albumine dans l'urine, un pouls modérément tendu, permettront d'éliminer Vurémie avec très grande probabilité ; le dosage de l'urée sanguine, ultérieurement pratiqué, rectifiera au besoin le diagnostic.

fj) Un excès alcoolique peut évidemment déterminer une crise épileplique chez un prédisposé; la morsure de la langue au cours de l'accès et,, partant, la bave sanguinolente, l'incontinence d'urine, la violence ,. des mouvements convulsifs, le cri initial, la brusquerie de l'attaque avec souvent l'ecchymose déterminée par soudaineté de la chute, la constatation de stigmates dystrophiques héréditaires, le coma profond qui succède à la crise convulsive, sont autant de signes de présomption.

y) Une crise hystérique peut enfin être déclenchée par une débauche alcoolique. L'absence de coma profond après la crise, le caractère semivolontaire, semi-conscient des mouvements au cours desquels le sujet ni ne se blesse, ni ne se heurte sérieusement ; parfois l'incohérence des propos, la résistance opposée à l'écarlement des paupières, l'absence d'aura et de cri initial, de morsure de la langue, de relâchement des sphincters, et ce je ne sais quoi « d'artificiel », « d'excessif », «d'exagéré», '< de théâtral » qui frappe un observateur averti, sont en faveur de la nature hystérique de l'accès.

l) L'urémie, l'hystérie, l'épilepsie étamt écartées, reste le diagnostic de crise convulsive toxique éthylique simple,

Page 1