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DIARRHÉES

Diarrhées dyseniérifortnes bacillaires (dysenterie aiguë ou chronique), justiciables des lavements aux sels d'argent et du sérum antidysentérique.

Diarrhées dysenlérifornies à trichomonas (flagellés).

Diarrhées dysenlérifornies tuberculeuses à bacilles de Koch.

Ces diagnostics étiologiques actuellement indispensables, comme le montre assez la spécificité des traitements curateurs, ne pourront être 4!'tablis que par l'examen bactériologique des selles (voir Examen des selles).

c Mentionnons — pro memoriam — le cancer intestinal qui détermine d'ailleurs bien plus souvent — sauf dans les formes basses — l'obstruction que la diarrhée.

B. Entéro-colites toxiques. — Nous y rencontrerons les enter o-cotites toxiques vraies et médicamenteuses (entéro-colites hydrargyriques, arseni- <ab»s, digitaliques, colchiciques, etc.) et alimentaires (botulisme, etc.) ;

Et les entéro-colites autotoxiques ou diathésiques de l'urémie, de la goutte, du diabète.

Certaines gastro-entéro-colites suraiguës réalisent un syndrome bien mis en évidence par le professeur Lesieur (état cholériforme, oligurie, urémie), superposable à des lésions inflammatoires intenses mais diffuses <^t superficielles du tractus digestif et surtout de l'intestin grêle (congestion hémorragique, psorentérie) .

La nature bactériologique de l'entérite paraît variable (associations microbiennes diverses); ce qui est constant, c'est la fragilité, l'insuffisance hcpatico-rénale. C'est cette fragilité constitutionnelle ou acquise qui transforme parfois le tableau d'infection gastro-intestinale en celui de l'auto-intoxication et de l'azotémie. D'où le nom judicieux proposé par le I)rofesseur Lesieur de « gastro-entérites urémigènes ».

Dans tous ces cas, ce sont les commémoratifs ou les phénomènes diathésiques concomitants qui éclaireront le diagnostic.

IL Diarrhées d'origine nerveuse et vaso-motrice. — Entéronévroses. — Très fréquentes.

Les diarrhées émotives, Ventérorrhée de la maladie de Basedow, sont comme la vérification expérimentale des flux diarrhéiques névropathiques que l'on pourra rencontrer, alternant souvent avec la constipation, au cours de la plupart des névroses. Maintes crises fluxionnaires diarrhéiques paroxystiques attribuées à un écart de régime n'ont pas d'autre origine.

Dans la plupart de ces cas, la cause de la diarrhée reste absolument inconnue. On ne trouve ni infection (pas de fièvre, pas de leucocytose), ni ulc»'*ration (pas de sang dans le§ selles), ni empoisonnement alimentaire (pas d'écart de régime). Le flux diarrhéique peut survenir au cours fies régimes les plus stricts, mais presque toujours à l'occasion de surmenage, d'insomnie, de shocks nerveux, d'épreuves prolongées. Il est difficile, à tout esprit non prévenu, d'échapper à la conclusion : entéro-névrose et de soupçonner au point de vue pathogénique une diminution du tonus vaso-moteur par excitation anormale du splanchnique, ainsi qu'en semblent

témoigner : rhypotension artérielle, la tachycardie, Thypierémotivité, Tasthénie générale, la tendance à la défaillance, les troubles vaso-moteurs (singuliers rapports avec le basedowisme !) Il semble y avoir quelque relation physio-pathologique entre l'hyperpéristaltisme et Thypotension artérielle périphérique, en coïncidence avec la vaso-dilatation de Taire splanchnique.

Il paraît bien vraisemblable que Tentérite muqueuse n'est pas une colite vraie, mais une entéro-névrose spasmodique avec alternatives de diarrhée et de constipation et hypersécrétion muqueuse.

Les diarrhées d'origine circulatoire sont non moins connues, telle celle de la cirrhose atrophique qui faisait dire à Portai : « Les vents précèdent la pluie », rappelant la succession du météorisme et de la diarrhée au cours de la cirrhose. Il peut en être de même au cours des affections cardiaque, rénale, cardio-rénale et cardio-hépatique, quoiqu'il soit toutefois assez fréquent de relever la constipation.

Il convient de mentionner la diarrhée parfois profuse qui peut accompagner la résorption des œdèmes, de l'hydrothorax, de Tascite, ce qui légitime grandement la médication purgative au cours desdits accidents.

III. Diarrhées d'origine digestive — D'une pathogénie complexe et variée.

Tout processus de dyspepsie gastro-infestinale, surtout s'il s'accompagne d'intolérance des matières grasses (dyspepsie hyposthénique. insuffisance hépatico-pancréatique), s'accompagne presque nécessairemen de diarrhée avec hyperstéatorrhée.

Les diarrhées d'origine digestive gastro-intestinale sont donc, en somme, l'extériorisation de véritables indigestions que l'on peut essayer de cataloguer comme suit :

\^ Botulisme, intoxication atimentaire, ptoniaïnes. — C'est à ce méca« nisme qu'il faut évidemment rattacher les ras indubitables et nombreux d'empoisonnements collectifs (choux à la crème, gil)ier, etc.).

2^ Suralimentation. — La limite de digestion, la capacité digestive est dépassée: c'e<t l'indigestion classique de sortie des collégiens et des permissionnaires.

3° Intolérance des graisses. — Traduisant une insuffisance hépaticopancréatique.

4^ Achylie gastrique.

b^ Chasse biliaire violente et brusque au cours de l'hyperhépatie, déterminant une diarrhée impérieuse, matinale, post-prandiale.

D'après Cabot, la fréquence relative des causes diverses de Ist diarrhée serait la suivante :

10 Entérites aiguës :

a) Cryptogènes :r>/6 des cas).

b) Spécifiques (typhiques, dysentériques, cholériques, toxiques) (1/6 des cas.)

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