‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 190 sur 277 · III. - DYSPNÉES DYSCRASIQUES · texte numérisé non relu

III. - DYSPNÉES DYSCRASIQUES

l ne de leurs caractéristicjues les yilus nettes c'est qu'elles sont longtemps sine maleria et que ni l'examen classique et déjà un peu fossile de la circulation, ni celui de la respiration ne décèlent de trouble ou de l/'sion qui permette de les interpréter rationnellement.

Mais si les signes objectifs cardio-pulmonaires et les symptômes classiques précédemment énumérés manquent à l'ordinaire, et si, ju^rées fxchisivement de ce point de vue déjà vétusté, ces dyspnées sont sine mnleria, il est loin d'en être de môme si on les étudie et les catalogue en s'aidant des techniques modernes.

En fait le plus grand nombre desdites dyspnées se rangent, au point dr vue clinique, dans les trois catégories suivantes :

1*^ Anoxémie. — Au fond il s'agit d'insuffisance cardio-puîmonaire fonctionnelle sans lésion classique, mais dans laquelle l'examen moderne décèle à l'ordinaire: 1^ l'insuffisance respiratoire (la spirométrie donnant (les capacités inférieures à 2 litres, pour une taille normale) ; 2*^ l'iiypotrnsion artérielle, 12 maximum et au-dessous, avec des différentielles de 1 12 à 3 1/2 ; 30 l'hyperviscosité sanguine, 4,5 et au-dessus, ou tout au moins une viscosité forte, 4,2 et au-dessus. La radioscopie et l'orthoradiographie mettent cette hypofonction et cette hypotrophie cardio- }»ulmonaires plus rapidement encore en évidence : microcordie (petit cœur «eu goutte»), insuffisance respiratoire se traduisant surtout par la faiblesse d'amplitude des mouvements diaphragmatiques, la faiblesse du suréclairement des plages pulmonaires au moment de l'inspiration, l'existonre dans ces plages, surtout vers les bases, de zones s'éclairant à peine par l'inspiration. Ce sont des hyposphyxiques (voir Hypotensions arlérielles),

2** Urémie. — Patente ou latente, c'est peut-être, après l'hyposphyxie, hi cause la plus fréquente des dyspnées dyscrasiques. En dehors des signes rlas::i(pies et souvent trompeurs de l'urémie : céphalées, nausées, démanjxeaisons, crampes, doigt mort, insomnie, albuminurie, etc., nous possédons à riieure actuelle quelques signes quasi pathognomoniques, dont Tun surtout, l'hyperazotémie, le taux excessif de l'urée sanguine, 0,00 et au-dessus, devra être recherché par dosage de l'urée sanguine, dans tous les ras suspects. L'hypertension artérielle, 20 et au-dessus, la présence (!«' traces d'albumine, l'existence d'une nycturie à densité basse, chez un sujet (lyspnéique, sont déjà quasi pathognomoniques d'azotémie et particuhèrement si la dyspnée prend à certains moments le caractère dit de Cheyne-Stokes. Dans le bloc urémique l'azotémie est beaucoup plus dyspnéisante que la chlorurémie qui semble agir surtout de façon mécanique (pléthore hydrémique et œdème pulmonaire).

3<> Acétonémie. — On sait que certaines dyspnées, d'un pronostic d'ailleurs des plus graves, s'accompagnent de présence d'acétone «ians Turine et d'hyperacidité urinaire (voir Analyses d'urine). Il en est aiiLM, comme on sait, des dyspnées parfois fatales qui se manifestent aux stades ultimes de certains cas de diabète. On discute encore beaucoup sur k mécanisme intime de ces dyspnées. Il nous suffît ici de rappeler qu'elles s'accompagnent toujours d'acidose^ manifestée, entre autres choses, par Vhyperacidité urinaire, et û* acétonémie (recherche de racétone), et qu'on les rencontre surtout aux phases ultimes du diabète [comas diabétiques .

On voit quelle est l'importance des analyses urinaires et sanguine a'i cours des états dyspnéiques qui ne font pas leur preuve cardio-pulmonaire.

Mentionnons comme causes possibles de dyspnées dyscrasiques :

1^ Certaines intoxications: gaz asphyxiants ;

2° Certaines pijrexies.

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