‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 215 sur 277 · I. - LES PLÉTHORIQUES · texte numérisé non relu

I. - LES PLÉTHORIQUES

Le terme pléthorique correspond & un type en somme très net et très fréquent. On ne le rencontre pas dans les livres de pathologie classique parce que la nosologie traditionnelle ne comporte guère que les afTectionn

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Fig. 658. — Sujet pitlhorique.

s'accompagnant de lésions organiques déterminées ou de troubles humoraux déAnis ou de syndromes symptomatiques formels.

Le pléthorique n'est, à la vérité, nullement un malade au sens classique du mot ; il jouit au contraire, abstraction faite de petits malaise»! intermittents (efitorescences cutanées, hémorroïdes, etc.), d'une santé floriasanté et en apparence parfaite ; il a même une suractivité fonctionnelle caractéristique d'une vitalité plus intense ; il est polyphage et ses (onctions digestives s'accomplissent k merveille (comme chez le diabétique, le goutteux et l'obèse d'ailleurs) ; il est polydipsique et polyurique (comme le diabétique et le goutteux) ; son teint est coloré, son apparence avantageuse ; sans être à proprement parler obèse, son poids n'en est pas moins franchement supérieur à la normale (96 kilogrammes pour l'",87, 74 kilo-

grammes pour 1™,66, etc.) ; sa résistance à la fatigue est considérable, il est suractif et la somme de travail qu'il fournit peut être très supérieure à la moyenne (comme chez beaucoup de goutteux et de diabétiques).

Bref, sans être aucunement malade, on aurait presque tendance à dirc^ au contraire: le pléthorique est un sumormal, un «surhomme» au point de vue physiologique. Son cœur plus puissant, hypertrophié, fournit une systole plus vigoureuse se traduisant par (fes tension» maxima et différentielle élevées ; son sang plus riche, moins dilué, accuse une viscosité sanguine plus forte ; ses reins, adaptés à une circulation et à une nutrition plus intenses, éliminent des quantités anormalement élevées d'eau, de sel, d'urée, d'acide urique, etc. ; ses glandes digestives richement irriguées sécrètent de façon hyperactive déterminant la polyphagie, la polydipsie, la polyurie, la pléthore, etc.

Le pléthorique est donc un sujet non pas à proprement parler anormal, mais surnormal, caractérisé cliniquement par son apparence florissante, son poids supérieur à la normale, sa tension et sa viscosité élevées. C'est un hypertendu, hypervisqwîux.

Mais c'est un candidat à l'obésité, au diabète, à la goutté dont il présente déjà tant de manifestations morphologiques et fonctionnelles ; c'est un candidat aux scléroses vasculo-rénales; et c'est précisément, à notre avis, la grande supériorité des techniques sphygmo-visco-hydrurimét^ques associées d'être assez pénétrantes pour dépister, bien avant toute tùanifestation pathologique av(r('e et cataloguée, les tendances morbides, et de pouvoir, en conséquence, les redresser beaucoup plus sûrement.

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