III. — LES RÉNAUX. - LES NÉPHRITIQUES
Quelque mécanisme que l'on invoque pour l'expliquer, il est un fait clinique patent, c'est l'action hypertensive considérable des néphrites (exception faite de formes très rares d'hyperméabilité rénale). Que la néphrite soit aiguë ou chronique — d'origine infectieuse ou toxique — elle s'accompagne quasi toujours d'hypertension : minime ou nulle dans la néphrite albumineuse simple, modérée dans les formes chlorurémiques, elle est constante et parfois considérable dans les formes azotémique et hydrémique — on sait du reste que cette dernière a été longtemps dénommée hypertensive, l'hypertension étant précisément un des symptômes cardinaux de cette modalité (voir Albuminuries).
Que cette néphrite soit la conséquence d'une affection diathésique (goutte), d'une intoxication (saturnisme) ou d'une infection (scarlatine, fièvre typhoïde), l'hypertension sera un de ses attributs symptomatiques
les plus constants, et souvent même elle en épousera les modalités évolutives.
C'est Tétude systématique des fonctions rénales (hydrurie, chlorurémie, ^zotémie, albuminurie, etc.), qui, jointe à celle de la tension artérielle, permettra la classification rationnelle de ces cas.