Solution dbcinormale de nitrate d'argent
Nitrate d'argent 17 gsammas.
Eau distillée 1 litre.
Titrage acidinétrique. — Avec une pipette graduée, on verse 5 centimètres cubes de suc gastrique dans ua verre conique à pied; on ajoute quelques gouttes de phtaléine du phénol.
On met ce verre sous une burette de Mohr contenant une solution de soude décinormale.
On fait tomber cette solution goutte à gouttetdans-le verre àexpérienoe, en agitant continueliomentle contenu de ce verre, avec une baguette de verre, jusqu'à ce que, dans le liquide, appacaiase une teinte rosée.
On note quelle quantité de solution de soude a été employée.
Comme 1 centimètre cube de la solution; de soude neutralfie 0)00365 d'acide, exprimé en HCl, il suffit de multiplier ce nombre par le chiffre représentant la quantité de solution employée, pour obtenir l!âoidité totale (A) exprimée en HCL Gomme on a opéré sur a^centimètres cubes de liquide, on.multipliera la valeur obtenue par 20 pour ramener le dosage à 100 centimètres cubes de suc gastrique.
Recherche de l'HCl libf«. — Dans une petite capsule en porcelaine blanche, on verse IV à V gouttes <le suc gastrique et partie égale de-aolution alcoolique de phlorogluoine-vanilline. On. a^ite de façon à enduite du mélange une large surface des parois de la capsule, on chaufle doucement, et au bout de quelques secondes, s'il y a présence d'HGl libre, on voit se former une oouohe d'un rouge vermillon d'autant plus intense qu'il y a plus d'HCl.
Recherche quantitative de l'HCl libre dans le suc gastnhiue. — Méthode de Léon Meunier. — Dans une première manipulation, on détermine approximativement l'HCl librc par le procédé de Toppfer (1).
La limite de la réaction, indiquée par le passage de la couleur rose à la couleur rouge orangé, est difficiknaent appréciable et on ajoute généra* lement en trop une quantité de soude décime variant, d'après Léon Meunier, entre 1/10® et 5/1 0®» de centimètre cube.
Soit, par exemple, 3 centimètres cubes la quantité de soude décime nécessaire pour arriver à un virage rouge orangé.
Dans une deuxième manipulation, à 10 nouveaux centimètres cuhes de suc gastrique, on ajoute d'emblée 2^c,6 de solution décime de soude, puis on laisse tomber la liqueur titrée, par gouttes, de manière que le suc gastrique reçoive successivement 2<^,6, 2^^',7, 2«^,8, 2^^,9 et enfin 3 centimètres cubes de soude.
A chacune de ces additions, on prélève une goutte du mélange dans une petite capsule de porcelaine, de manière à avoir cinq échantillons,
(Il Titrage volumétrique par une solution xlécinormale de soude en présence du réactif de Toppfer (solution de diraéUiyl'^mido-asorbenxol^
et on ajoute dans chaque capsule une goutte de réactif de Gunzburg. On les- pojrte avec leur numéio diordre sur un même baimmarie ohauilé vecs-60>.
Auihaut de quelques mimites, on observe les capsules.. Qn.pi^ndcoimne résultat le chiiïre correspondanL à la dernière capsule qui. a nougi. Dans l'exemple précédent, si les quatre premières capsules ont donné une réaotion positive, le chiffre à noter sera 2.^<^,9..Ët on. aura:. Lu centimèti^s cube6:desuc^astrique renferment 2,9 X 0,00365 HCl = 0,011)58, soit pour 1 000 = 1,038.
Dosago du chlore sous toutes s«S: formes» — Méthode ohloro* MÉTRIQUE d*Hayem-Winter. — Daus trois petites capsules de porcelaine a, 6, c, on verse, à l'aide de la pipette graduée, 5 centimètres cubes de liquide gastrique.
Dans la capsule a on ajoute un excèSj c'est-à-dire 5 à 6 centimètres cubes de solution saturée de carbonate de soude.
On porte les trois capsules à Tétuve à LOO^ ou au bain-marie; on .les laisse jusqu'à dessiccation complète.
A ce moment, on ajoute dans la capsule h un excès de carLonate de soude, c'est-à-dire 5 à 6 centimètres cubes de la solution saturée de carbonate de soude, et on laisse à l'étuv^ jusqu'à dessiccation complète.
On porte la capsule a sur un support au-dessus d'un bec Bunsen. On chauffe progressivement et avec précaution jusqu'au rouge sombre naissant, en évitant les projections* On hâte la destruction des matières organiques et on diminuie l'action de la chaleur en agitant fréquemment avec une grande baguette de verre. Dès que la. masse ne présente plus de pointe en ignition et qu'elle devient pâteuse par commencement de fusion du carbonate de soude, la calcination est suffisante. L'opération ne doit durer que quelques minutes. Après refroidissement, on ajoute de l'eau distillée, un petit morceau de papier de tournesol bleu»et on verse goutte à goutte de l'acide nitrique pur, en agitant avec une petite baguette de verre, jusqu'à ce que le papier devienne rouge. On fait bouillir en, agitant avec la baguette de verre, pour chasser l'excèa d'acide carbonique. On ramène alors la solution à la neutralité ou même à une très légère alcalinité, en ajoutant des gouttes de solution de carbonate de soude jusqu'à ce que le papier de :toumesol redevienne bleu, et surtout juaqu'àr abondante précipitation de sels calcaires entraînant tout le charbon.
La capsule h sera traitée de la même façon.
La capsule c est soumise à la calcination directe sur la flamme du bec Bunsen. L'opération doit être faite rapidement en évitant toute surchauffe. A cet effet, la capsule chauffée par le fond est garantie latéralement par une toile métallique, et on écrase le charbon à l'aided'une baguette de verre, de manière à hâter la calcination. On s'arrête dès que le charbon est sec et friable. Quand la capsule est refroidie, on ajoute de l'eau distillée.
Dosage des chlorures* — Dans les trois capsules, on ajoute quelques gouttes de solutionsaturée dechroraatedepotasse qui donnent au liquide une coloration jaune-citron.
On porte successivement chaque capsule sous une burette de Mohr contenant la solution titrée de nitrate d'argent. On laisse tomber goutte à goutte la solution de nitrate d'argent, en agitant soigneusement avec une petite baguette de verre. Chaque goutte, en tombant, forme dans le liquide une tache grenat foncé due à la formation de chromate d'argent. Cette coloration disparaît dès qu'on agite le liquide, car le chromate d'argent ne peut former une solution stable en présence de chlorures minéraux. Lorsque tous les chlorures sont saturés, il n'y a plus d'obstacle à la formation de chromate d'argent et sa présence change la couleur du liquide qui prend une teinte légèrement rougeâtre. Il faut s'arrêter au moindre virement de teinte.
On lit sur la burette le nombre de divisions employées et l'on multiplie ce nombre par le titre de la solution de nitrate d'argent.
Un centimètre cube de la solution décinormale de nitrate d'argent correspond à 0,00365 d'HCl.
En multipliant le nombre de divisions trouvées par 0,00365 on a la teneur de 5 centimètres cubes de suc gastrique en HCl. En multipliant la valeur trouvée par 20, on a la teneur de 100 centimètres cubes en HCl.
La capsule a renferme tout le chlore à l'état de chlorures fixes. Elle sert donc à doser le chlore total T.
Les capsules b et c, exposées à une évaporation prolongée à 100^, sont privées, par le fait de cette évaporation, de tout l'HCl libre.
Comme on a ajouté à ce moment dans la capsule b un excès de carbonate de soude, on a fixé tout le chlore restant. La valeur obtenue pour la capsule 6, soustraite de celle qui représente le chlore total, donne donc la valeur HCl libre, a — 6 = H.
Dans la capsule c, on a détruit toutes les combinaisons organiques du chlore et on y dose directement les chlorures fixes (F).
Connaissant le chiffre des chlorures fixes (F), il suffit de le retrancher de la valeur fournie par b (chlore total moins HCl libre) pour obtenir la quantité de chlore combiné aux matières organiques et à l'ammoniaque. En d'autres termes, b — c = HCl combiné aux matières organiques (C).
Concentration. — La concentration du suc gastrique est le poids de la matière dissoute dans l'unité de volume du liquide.
On prélève avec une pipette bien graduée 2 centimètres cubes de suc gastrique, que l'on verse dans un ver<re de montre taré au préalable.
On expose ce verre de montre à la vapeur du bain marie bouillant. On achève la dessiccation en plaçant le vern» de montre pendant cinq à six heures sous une cloche à acide sulfnriquo.
On pèse alors rapidement.
Du poids trouvé, on retranche la tare : on a le poids du résidu abandonné par les 2 centimètres cubes de suc gastrique.
En divisant par 2, on a la quantité de matière dissoute dans 1 centimètre cube.
Recherche des acides orgi^niques. — Acide lactique. Réactif d'Uffelmann fraîchement préparé :
Acide phénique en solution à 4 p. 100 3 cent, cubes.
Perclilorure de for I goutte.
Eau distillée 10 cent, cubes.
Ce réactif a une teinte améthyste. On le met dans un tube à essai, on ajoute quelques gouttes de sur gastrique. La solution vire au jaune-serin s'il y a de l'acide lactique.
Acides gras. — Le liquide traité par le réactif d'UfTelmann prend une teinte jaune-paille à reflet rougeâtre.
Recherche des matières albuminoïdes. — La synionine est, comme Talbumine, coagulable par la chaleur, mais s'en distingue parce qu'elle précipite quand onneutralise, avec un alcali, lesliqueurs qui la contiennent.
Pour la recherche des propeplones, on se débarrasse d'abord de la syntonine en la précipitant à froid par la lessive de soude, puis on ajoute au liquide du chlorure de sodium à saturation, enfin on chauffe après addition d'acide acétique. Il se produit un précipité.
Quant aux pepiones, on les met en évidence par la réaction du hiurel : dans 1 centimètre cube de liquide gastrique, on met un cristal de sulfate de cuivre, puis on verse un léger excès de soude. Il se forme une coloi*ation d'autant plus violacée qu'il y a plus de matières albuminoïdes, d'autant plus rouge pourpre qu'il y a plus de peptones.
Recherche de la bile. — Réadion de Gmelin (voir p. 86 Exploration du foie).
Recherche du sang. — Réaction de Weber (voir p. 72 Examen des fèces).