LOMBAIRES (DOULEURS
moïit d'un poids lourd (malle, otc.) ; c'est le « tour de reins u des ouvriers;
b) Lumbago sudaigu après marche prolongée, fatigue, épuisement; c'est le « muscle forcé » douloureux par surmenage, qu'on pourrait sans trop forrer faire rentrer dans la catégorie des «rhumatismes résultant d'un fonctionnement défectueux de l'appareil locomoteur », si magistralement décrits parle D^Le Gendre {Académie ie médecine, 9 mai 1911).
U existe d'ailleurs, à n'en pas douter, des lumbagos aigus ou subaigiis d'ori-
Fifc. 7I'2. — Rapports des reins en arrière. On voit du cftlè gauche la masiîe sacrO' lombaire {teinlÉe en gris) déborUéc en bas par le carré des lombes; du cflté droit, cette masse se cro- tomba ire a été enlevée, on voit le carré des lombes et le ligament loiiibo-eostal.
giiie rhumatismale très heureusement influencés par le salicylate de soude ;
c) Lumbago subaigu ou chronique des psychonéeroses, qui sem'ble ta traduction clinique locale d'une véritable asthénie neuro-musculaire constitutionnelle et qui peut revêtir le masque : 1" d'une douleur localisée, véritable topoalgie; 2° d'une dysestliésie régionale, sensations anormales de pression, d'élancements, de chaleur, de froidure, avec souvent sensibilité anormale de la région à la palpation, syndrome neuro-musculain.' mal défini ; 3'> brisement, asthénie, « éreintemcnt ", avec douleurs musculaires lombaires après les chocs émotionnels, véritable lumbago émotionnel paroxystique évoluant sur un tond chronique de lumbago psychonévrotique par asthénie habituelle.
L'absence de lésions anatomiques, les antécédents, l'habitus névropa-
thiqueja psyctiasthénie habituelle, la chronicité des accidents, leur recrudescence post-émotionnelle seront les éléments les plus sûrs du diagnostic. 3" La colonne vertébrale, et plus particulièrement les verlèbrts lombaires qui nous intéressent ici spécialement, peuvent être le sî^ de maints processus pathologiques générateurs de douleurs lombaires.
a) .A.u premier rang il faut placer les inflammations chroniques, spondylltes des vertèbres et de leur périoste et des articulations vertébrales aboutissant h ces néo formation s, exostoses, adhérences, ankyloses, si fréquentes chez les sédentaires après^la quarantaine. On en] trouvera quelques figures caractéristiques ci-contre. Ces spondylites se rencontrent dans tous les cas habituels de rhumatismes déformants et post-infectieux (pneumonie, angines, lièvre typhoïde, etc.). Ce sont en somme des oslioarthrites vertébrales, des lombarthriea diformanles et posl'infedieuses.
La limitation des mouvements, la raideur de la région lombaire, la douleur provoquée au niveau de la colonne vertébrale lombaire par les flexions, c.\ te n irions ou torsions^du tronc, les sensiiUoiis de craquements perçues par i(-s patients, l'évolution chronique ou subaigur des accidents, la notion lies antécédents, l'examen radiographiquf surtout feront faire le diagnostic [1) qui se posera surtout avec le mal île Poil :