chapitre spt^cial (voir Dnuleurx nrlirulnires). L'examen méthodique
.;i./Hr. 1>I95.)
L{in:3{)ection, palpation, mobilisation et au besoin radioseopie) localisera L lout d'abord la douleur â une deii articulations du inembre. Les carac- ( tires de l'arthropathic, les antécédents, le début, l'évolution, la uCflexistenec d'autres manifestations morbides permettront à rordinaîre I rapidement de la classer dans une des catégories : rhumatismes articures aigus, rhumatismes blennorragiquei, rhumatismes post-infectieux |><{scarlatine, typhîtiue. etc.), rhumatismes diathéaiques (goutte, rhuma- ^itismu déformant. Hc,,. Nous ne saurions assez recommander ici, jq^iRie toujoui-s, d'examiner avec soin et de visu la région douloureuse, la palper, de la mobiliser, bref de localiser avec stiin la douleur et
782 LES SYMPTOxMES
la lésion, d'en préciser si possible la nature, de ne pas surtout se contenter du terme vague de « rhumatisme », en lui-même aussi inconsistant au point de vue diagnostic que celui de « céphalée » ou de « point de côté ».
Quelques localisations articulaires des membres inférieurs -sont assez, électives :
La goutte frappe avec une très grande fréquence les arliculaliom du gros orteil (métatarso-phalangiennes) ;
Le rhumatisme articulaire aigu des membres inférieurs est quatnfois sur cinq localisé aux genoux. lien est à l'ordinaire de même de la blennorragie ;
La tuberculose frappe à peu près indistinctement toutes les articulations ; toutefois on connaît sa prédilection pour le genou (tumeur blanche) et pour la hanche (coxalgie) ;
Le malum coxœ senilis, de pathogénie encore mal connue et qui, coninn^ son nom l'indique, se localise à la hanche chez les vieillards.
Ne pas oublier Texistence des arlhropalliies labéliques si caractéristiqu > avec leurs déformations énormes, leur laxité extrême, Jeur indolence. Ou'on y pense seulement et le diagnostic sera fait par la constatation des autres signes de la série tabétique [antécédents spécifiques, troublesréflexes (Arg^^ll Robertson), abolition des réflexes patellaires, etc. ; astasie, abasie, ataxie, douleurs fulgurantes, troubles sphinctériens, etc.].
111. Les muscles. — Les atTections musculaires tendineuses et séreuses : niyosiles, ténosites, bursites, sont des localisations possibles de processus douloureux mal définis rlont la genèse est l)ien souvent celle indiqué<r [Kir , M. Le (iondre : «un foncliunnement défectueux de l'appareil locninoteur soit par défaut (sédcMitarité), soit par excès (surmenage)...)^ qui \r rnid sensible à des iuflucnccs on particulier cosmiques ,normalçniciît non ])crcucs.
Mciilionnons les niijdlffics, souv<'nt accompagnées iï arlhraUjies sans manifeslnlions objectives, (jui, associées à un état quasi typhique à début lirusque avec albuniiuuri(% caract('M'isent souvent la première ])base f)réictéri(iue de l'ictère infectieux ])rimitif (spirochétose hémorrap:i(|ue . Ces nlgi(^s peuvent êlrr' assez prédominantes pour décevoir un clinicien mal averti, ('/est ainsi que nous avons pu observer un cas d'ictère infeefieux primitif fatal, entré à l'hôpital au troisième jour de son afîectior^ av<'c le diagnostic de « rhuniatisuies ». Il se plaignait en elTet et presque exclusivement de douleurs avec contraclures des cuisses, et de constriction en étau des «reuoux, sans i-out^eur, ni t^onflement aucun, avec '10'\ MU pouls à \'M\, (h' l'albuminurie, un t'oie jietit, du subictère. 11 fut emporté en dix jours avec h; syndrome classi(pie de l'ictère grave infectieux priniitil' (foie i)etit, ictère j)ro<rn'ssif, albuminurie, hémorragies, hypothermie proirressiveK Les uiyaliries disi>nrurent en même temps que l'ictère s'aceeiitua. Ouehpies r.ires spirochètes furent décM'Iés dans le sang et dans- !<'- urines.
MEMBRES INFERIEURS (DOULEURS DES) 7>i3
Mcnlionnciis puur uViimir.: les uoiilractiiies iloiilyuctrus-'* ■!(■* iiiiiladics nrnpiises, du t^taiios, etc.