‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 256 sur 277 · PRURITS · texte numérisé non relu

PRURITS

8(il

ti'risée au point de vuo ol>jertif par des plaques plus ou moins étendues, d'un rouge plus ou moins vîf, parfois pâle, parfois un peu bistré, squameuses, et sur lesquelles se forment des vi^sicules analogues à celles de l'eczéma vésiculeux vrai ; elle est donc vraiment digne du nom d'eczôma : c'est ce que la plupart des auteurs désignent sous le vocable d'erzéma séborrhéique psoriasiforme, c'est ce que nous avons désigné sous celui de parakéralose psoriasiforme eczémalisée, voulant indiquer par là que, dans nombre de cas, cette forme morbide n'a rien à faire avec la séborrhée, h

Il convient de rapprocher de ces prurits dermatiques les prurits subordonnés aux lésions variqueuses des membresintérieurs.Ils s'accompagnent toujours de troubles trophiques.

Il en est de même (les prurits localisés, tels certains prurits vu I va ires ou périanaux subordonnés à un écoulement local utérin, vaginal (leucorrhée), urétral, anal ou périanal (fistule, hémorroïdes) .

I.cs prurits para- Bitaires, surtout re- [>résentés pratiquement par la gale et les pMiriases. On doit y penser toujours, pour réservé qu'on doive être souvent, même après dia- (;nostic assis. Le diagnostic de la gale, si important, se fera surtout par la nolion de contagion prurigineuse (le sujet suspect « a couché avec quelqu'un qui se grattaitnl, par la localisation prédominante du prurit el des lésions aux lieux d'éteclion (iffurés sur la figure ci-conlre et eu besoin par la consialalion microscopique des sarcoptes : on ouvrira un sillon avec une aiguille, on enlèvera avec ladite aiguille le petit point blanc terminal : c'est la femelle dont la loupe ou le microscope préciseront les formes.

Nous empruntons à Sabouraud {Presse médicale, 21 juin 1917) la description du fameux «sillon ».

" Le sillon. — Je parie donc pour la première fois du fameux « sillon galeux 11, C'est qu'en vérité, dans une consultation externe un peu nombreuse, un dcrmatologiste aura fait vingt fois le diagnostic de la gale par

ses localisationà avant d'avoir cherché un sillon. On cherche le sillon dans les cas récents ou douteux que les commémora tifs n'éclairent pas. Qu'est donc le sillon de gale? Une comparaison le dira de suite, car chacun connaît, pour l'avoir vu dix fois, le sillon de la taupe à flour de terre dans un

champ Les 'aillons de I aca e sont faiLs de même On les vo t m eux hez les ge s sa es man ant des I qu de sales, I a e que ces I quide y pénet ant par ap l ar te I imprègnent de noir.

Pour es b en voir quand on net connaît pas, choisir et examiner la paume de la main chez les enfants du peuple. Je comparerais très exactement les sillons à la figure, popularisée par la photographie et le dessin, du tréponème de la syphilis coloré au nitrate d'argent. C'est un linéament sinu(>ux noir. Quand le sillon n'est pas noirci, il

Fig 85 —S

c^t dilTicil*: à voira» point qui' le rlicn'iiciir. pour le niotlre hors de dotilo, l'imprégnera d'encrt^ ou d<: liàntiiry d'iu.l.' d.'piisw en goutte, et essuyée l'instant d'après, procédé siiiipii-, .-oiivenl ulilf.

'I sillon lilanc ii : qui' vous axez pa

pnfori' plus difficile à décrire uni- aiguille dans l'épaisseur "igt. par exemple, sans faire

pRURrrs

saigner. Retirez l'aiguille, vous verrez son trajet, l'épiderme soulevé y est devenu mat et blanchâtre ; seulement le trajet que vous avez fait est rectlligne et celui du sarcopte toujours sinueux. Autrement l'aspect blanc .et mat de l'épiderme qui le signale est identique. Ce sillon-là est très

F'tg. 768. — Pedicitlue capilis mâle.

Grossi 25 fois (d'après Bnimpt).

•dilTicile à voir et c'est ce qui rend !e diagnostic si épineux ailleurs qu'à l'hôpital. Plus ordinairement les lésions de la gale sont des élevures, ou ■des papules et des vésicules souvent décapitées par grattage et dont la :saillie est allongée suivant la direction du pli oii on les rencontre^ »

Le diagnostic de la phti-

riase se pose de même : localisation des lésions [voir ci-contre), ■examen morphologique du parasite. N'oublions pas que les ■dits parasites sont non seulement désagréables, mais dangereux, vecteurs certains de maintes (lèvres récurrentes et du typhus exan thématique.

Rappelons les fameuses taches ombrées sus-pubiennes caractéristiques des poux du pubis. S/,siigmale;rr,trachi'es (d'après H. Blanchard).

Les prurits névropatbîques que l'on rencontre surtout dans les, Itrois circonstances suivantes ;

a) Les psychoses, les névroses, la maladie de Basedow, à l'occasion duïiurmenage, des chagrins, des émotions morales violentes,

b) Les lésions des nerfs périphériques (causalgies).

c) Comme manifestation réflexe d'une excitation viscérale profonde, tel le prurit de l'helminthiase intestinale.

1 pratique subordonné aux I moins ^5 p. 100 des ca?.

dans ces cas le diagnostic

En somme el en résumé : le prurit est dans h cinq groupes de causes suivants représentant a

l" Le parasitlBine : gale et phtiriases ; sera basé sur :

a) Le^ localisations prurigineuses : tête et nuque pour la phtirinsi' commune; face dorsale des mains et des avant-bras, face antérieure des aisselles, aines et prépuc* pour la gale ; pubis pour le phtirius pubis.

b) Les lésions de grattage.

c) La constatation directe du parasite : bonne loupe ou microscope. 2" Les dermatoses prarigineuses : la constatation du type ûk

la dermatose permettra un diagnostic immédial à l'expert dermatologique.

3° L'insuffisanoe bépaticorénale : la cholémie et Vazoiémie.

a) La mesure de la tension artérielle, l'examen des urines, la constatation d'aulre,phénoniènes azoténiiques (v^'rliges,cranlpl'S.^■Ili^taxis, nycturit-l, et surtout le ilo-

' feront porlei

;ans hésitation le diagnostic d'azi- [• dépister la tbolé-

snge de l'urée sanfjuin

h) Le prurit de l'iclére est classique. Mais il faut s mie fruste dont le prurit ost précisément un bon signe.

4'' Les diathèses, au premier rang desquelles il faut placer le diabète. Certaines localisations prurigineuses, tel le pruril vuloaire rebelle d"- la femme, sont particulièrement révélatrices. On n'oubliera jamais d"'-xaminer lurinc des prurigineux au quadruple point de vue (sucre, allmmine, bile, acidité) : la glycosurie, le brightisme, la clioléuiie, l'hypeiacidilé hiimorale étant des causes de prurit extrêmement fréquentes.

r><* Les névropathles : le prurit est en ce cas une véritable dysc— tliésie cutanée qu'ucrompagneront les signes caractéristiques ordinaires des névropathles. Mais on ne devra se rallier au diagnostic de prurit uévropathique que par exclusion et après avoir éliminé niéthodiquenu'iit li-s causes sus-énumén;cs: parasitisme, dermatose, c.holémie, azolémie, glycnsui'ic, intoxication alimentaire ou médicainent<'usc.

CAHACT^.HES ET LOCAI.IKATIUNS

l'ttWES.

Page 1