I. — EXAMEN DES NARINES OU NARINOSCOPIE Soulevez le lobule
avec le pouce et inspectez le vestibule. Vous constatez s'il est perméable
Fig. 65. — Examen du vestibule du nez sans ^^^^' ^^' — Examen des narines, instrument, en soulevant le lobule du nez avec On aperçoit la tête de chaque
le doigt. cornet inférieur.
Ce procédé d'examen des narines, non seulement donne parfois un diagnostic que la valve du spéculum aurait caché, mais encore renseigne sur la façon d*introduire celui-ci et d'éviter une douleur au malade Jen heurtant une cloison déviée.
ou obstrué par une déviation du cartilage, par des polypes ; s'il existe de l'eczéma, de la folliculite, etc.
l^'ig. 67. — Comment tenir le spéculum?
Vous le prendrez de la main droite, par la circonférence du pavillon, tandis que le pouce gauche soulèvera le lobule. La vis destinée à Técartement des valves regardera la gauche du malade, quelle que soit la fosse nasale à examiner.
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lïiS' 6b. — L'introduction du spéculum est commandée par la direction de Taxe du nez.
L'axe des fosses nasales est horizontal, celui du vestibule est oblique. Si donc on introduit le spéculum suivant Taxe narinaire, on ne verra absolument que la partie supérieure du nez.
Il est donc nécessaire de relever le spéculum et de faire décrire au paviUon un mouvement d'ascension.
Attirez, également avec le doigt, l'aile du nez en haut et en dehors vers l'œil, vous verrez mieux encore.
Cet examen sera fait, soit à la lumière du jour, soit en éclairant le nez ivec le miroir frontal.
II. — EXAMEN DES FOSSES NASALES OU RHINOSGOPIE. — On exanine les fosses nasales avec le spéculum nasi, par voie narinaire : c'est la
• Fig. 69 et 70. — Comment introduire le spéculum?
Comme pour le cathétérisme de l'urètre, par un petit tour de main que voici et qui *ésulte de la direction de Vaxe de la fosse nasale :
Premier temps. — Pénéiration. Le pouce de la main gauche soulevant le lobule, on Fait pénétrer le spéculum, valves fermées^ dans Taxe du vestibule, c'est-à-dire paralièlernent à Tarête dorsale du nez — pénétration pacifique bien entendu, sans éveiller la moindre douleur. On enfonce doucement l'instrument, en le glissant en quelque sorte, jusqu'à ce qu'il soit au contact' du rebord narinaire. Mais il ne faut pas que ce dernier soit distendu, comme le ferait un trop gros béniqué, par exemple, pour un petit méat arinaire ; ce serait une grosse faute.
Deuxième temps. — Relèvement On relève le pavillon de façon à rendre horizontal Taxe du spéculum.
Troisième temps. — Écarlemenl des valves, La main gauche abandonnant le front du malade et le pouce quittant le lobule, le spéculum est maintenu dans cette position horizontale entre l'index et le pouce gauches. Puis la main droite tourne la vis et écarte les valves jusqu'à ce qu'elles affleurent l'une la cloison, l'autre l'aile du nez.
Ici encore, beaucoup de légèreté de main, pas de brusquerie, aucune distension. Vous ne devez jamais entendre dire au malade : « Docteur, vous me faites mal >, sa physionomie ne doit même trahir aucun mouvement.
rhinoscopie antérieure^ et par voie pharyngée : c'est la rhinoscopie postérieure,
A. Rhinoscopie antérieure. — Il faut explorer successivement : la partie moyenne, le plancher, la voûte des fosses nasales.
Pour compléter Texamen rhinoscopique antérieur, il est souvent utile :
1® De rétracter la muqueuse des cornets inférieurs, hypertendue, qui masque Texploration visuelle des parties profondes ;
2® De pratiquer le toucher intranasal, à Taide d'un stylet.
Mais auparavant, inspectez l'orifice postérieur du nez, c'est-à-dire les choanes, de façon à voir leur aspect « nature » et non modifié par une rétraction artificielle.
Diagnos'ic. 7
EXAMENS DES VOIES RESPIRATOIRES
A droite de la figure, le schéma, qui est une coupe veriico- transversale «lu nez, représente les parties éclairées par le spéculum ; les parties ombrées échappent À la vue.
Fig. 71. — Exploration de la partie moyenne du nez.
Technique. — La tête du malade étant bien horizontale, de môme que le spéculum, vous apercevez au delà du vestibule :
Une saillie hémisphérique, rougeâlre, en dehors : c*est la tête du cornet Inférieur (1):
Fig. 72. — Exploration du plancher du nez.
la cluison, en dedans (2), plus ou moins plane et irréguliéref et un-tespaee libre: qyi les sépare : le méal inférieur (4).
Voilà les points de repère. SuivezTles bien du regard. Vous.voyes le.iiOKl Wérievr
'rï '.»
Fig. 73. — Exploration de la voùto des fosses nasales^ région :1a plua^ Impoiianle
en pnt!iologie.
du cornet (3), le corps de oe cornet, que vous pouvez apercevoir parfois dans sa presque totalité quand il est petit, rétracté et non en érection. De même, la cloison se monU» tantôt comme une paroi verticale rosée, tantôt au contraire convexe ou concave» ou recouverte de saillies obliques (rrCte, dévia lion, etc.).
L'espace qui sépare le oomet de la cloison est parfois minime, virtuel, réduit à une simple fente (obstruction nasale),, tantôt tellement large 'qu*on peut apercevoir le pharynx nasal.
Cette direction du spéculum permet de voir seulement la.paplie moyenne du nez, d'avant en arrière.
Pour rexaminer et inspecter le méat inférieur (1), relevez légèrement en haut le pavillon de l'instrument.
Pour rapercevoir;;abei88ez le pavillon du spéculum et vous verrez le cornet moyen (1 ) sous forme d'un bourrelet rosé, moÎDS volumineux que le cornet inférieur.
L'espace qui le sépare de ce dernier constitue le mial moyen (2) (lieu de prédilection des polypes, du pus des sinusites). De même, vous apercevrez la partie supérieure de la cloison et la fente olfaoitve (3), espace minime compris entre le cornet moyen de la cloison et qui, en haut, est limité par la lame criblée de Tethmolde (4). Donc, jamais d'exploration au stylet à ce niveau.
Difficultés é» la liiinoscopie antérieure. — Elles proviennent :
a) Du médecin ;
^} Du malade.
1. — Ce que le médecin doit éviter. — 1° D'introduire le spéculum avant d'avoir examiné les narines. — En ofTet, ce premier examen pratiqué sans instrument, en soulevant le lobule, est indispensable, car s*il montre que le vestibule est obstrué par une forte déviation de la cloison, vous ne blesserez pas celle-ci en mettant le spéculum ; d'autre part, si la narine est sale, encombrée de mucosités, de croûiesy vous la ferez nettoyer. préalablement;
2^ De provonpier uneiitonteuret de déterminer une épigtaxiM, en enlos^ant trop profondément le spéculum ou en entr'ouvrant trop brusquement ses valves. Cette manœuvre violente, la plus fréquente des fautes commises par lesr débutants, en traumc- Fig. 74.
tisant une cloison- déviée, ime têt*e de cornet, une L'introduction promuqueuse hémorragipare, ne vous fera pas apprécier 'onde ou brutale du
4 , , X .,, i j.-* 1 j • spéculum risque d'ul-
par votwvBiaiBde. Le meiUeur proventifest de suivre ^érer les varicoBités
de Tœil la pénétration de riRstrnmenb, puis Técar- capillaires de la cloi-
teraent «k ses vialves, et de bien diriger la lumière ^^'J ®^ ^® provoquer, ,,,.....,', ^ outre une douleur,
dans 1 mtériewr d« spéculum . une épistaxis.