‹ Diagnostic clinique, examens et symptomes;Chapitre 41 sur 277 · DlFTICUI^TÉS PROVENANT DU MALADE · texte numérisé non relu

DlFTICUI^TÉS PROVENANT DU MALADE

lo Étroitesse de l'orHice narinaire, chez les enfants, les nourrissons surtout. Pr^^iez^alors un petit spéculum d'oreille pour faire la rhinoscopie.

2<> Obstacles gênant l'expiaration visu^elÊe. — Le spéculum entr'ouvert montre, en particulier chez les enfants, une fosse nasale remplie detmuoosités, dev écoutes, de concrétions, etc. Mouchez vousménie le malade «"À la paysanne », faites renifler de la vaseline, au besMO pour faire un nettoyage de ce nez. et permettre, la rhinoscopie.

Très souvent^-enfin, Tobstacle est constitué par; une congestion de la muqueuse' on l'hypertrophie dw cornet inférieun, qui est au contact de la cloison et remplit tout le champ visuel : il est. alors- impossible de voir profondément. En pareil cas jLCocaïnisez et adrénalinisez la muqueuse pour la rétracter.

EXAMENS DES VOIES RESPIRATOIRES

B. Rhinoscopie postérieure. — Cette manœuvre consiste à introduire dans le pharynx, au-dessous de la luette, un petit miroir dirigé en haut et permettant l'inspection de rorifîce postérieur des fosses nasales,

ou choanes, de la partie profonde des cornets, en même temps que de rorifîce de la trompe d'Eustache et de tout le pharyiLv nasal.

Manœuvre très délicate, exigeant beaucoup de souplesse de la main du médecin et de pre»

tesse dans l'exécution de ses mouvements. Vous la réussirez rarement du premier coup, il vous faudra plusieurs séances d'entraînement.

Instruments. — Un abaisselangue, et un petit miroir laryngien, no 0 ou 00, monté sur un manche en métal.

Fig. 75. — Technique de la rhinoscopie postérieure.

Technique. — Trois temps : 1® mise en position du malade, du médecin et de la lumière; 2° éclairage; 3° introduction du petit miroir.

Premier temps. — Mise en position du malade, du médecin et de la lumière.

— C'est la position classique de la laryngoscopie. Mais il faut une source lumineuse très puissante, car le miroir éclairant est très petit. C'est une des conditions de réussite pour bien voir le rhino-pharynx.

Deuxième temps. — Éclairage du pharynx, — Le médecin se place à 15 cen timètres environ de l'orifice buccal du „. „„ , ,. . , ,, malade, celui-ci ouvre la bouche et on pro-

Fig. /6. — L introduction . ^ ' ^ . , . . , ,

du miroir au-dessous de la hiel le. jette un faisceau, lummeux avec le miroir

,, ,, ^ ., , , , . frontal sur la base de la luette. Il faut que

On 1 enfonce d abord horizon- i i . • . i.. j

talement, puis on élève la tige cl l» tache lununeuse soit très nette, donc rap-

on abaisse la surface rélléchis- prochez-vous ou éloignez-vous jusqu'à ce santé, pour apercevoir le rhino- • . •. . ^.f^:i.^

pharvnx ^"^ VOUS ayez une mtensite parfaite.

Troisième temps. — Introduction du petit miroir. — On prend celui-ci par le manche, avec la main droite, en le tenant comme une jilume à écrire; on chauiïe sa surface réfléchissante au-dessus de la flanune d'une lampe (absolument comme pour l'examen laryngoscopique) el on recjnimande i;u m lade d'ouvrir la bouche, sans tirer la langue au dehors.

On déprime alors celle-ci avec un abaisse-langue tenu de la main gauche, sans l'enfoncer trop loin pour éviter hs nausées. Ne dépassez

pas Vunion des deux tiers anlérieurs avec le tiers postérieur de la langue, innervé par le glosso-pharyngien, nerf nauséeux. Abaissez la langue par une pression lente et croissante, en surveillant bien les mouvements du voile, pour retirer l'instrument à la moindre contraction. Engagez le malade à respirer iranquillemenl par le nez^ de façon que le voile reste pendant et inerte.

Puis, introduisez le miroir dans la bouche, en tenant la tige près de la commissure labiale gauche, la surface réfléchissante regardant en haut ; que ce miroir ne touche aucune partie environnante, langue, voile, luette ; qu'il soit toujours dans le vide.

Enfoncez-le, soit au-dessous de la luette sur la partie médiane, soit à sa gauche ou à sa droite-, si elle est trop longue. Vous apercevrez alors un des points de Timage rhinoscopique postérieure; ce ne sera qu'une image partielle.

Il faudra alors faire varier r inclinaison du miroir, à gauche ou à droite, en avant ou en haut, en déplaçant le manche latéralement, en Tabais-

Fig. 77. — Introdiiclion normale du miroir.

Tige horizontale.

Fig. 78. — Inclinaison du miroir en avant. Fig. 79. — Inclinaison du miroir en haut.

On distingue mieux Torifice postérieur des fosses nasales.

En relevant la tige, on peut apercevoir la voûte du pharynx.

sant ou en l'élevant, de façon ù obtenir des séries d'images qui, s'additionnant, donneront Vimage rhinoscopique postérieure lolale.

En cas de nausées, retirez vivement le miroir, n'insistez pas. Comme pour la laryngoscopie, il est préférable de faire des examens réitérés, de très courte durée, plutôt que de fatiguer le malade.

Imag:e rhinoscopique postérieure. — C'est une image viriuellCf droite. La partie supérieure de l'image est la projection de la voûte du cavum ; la partie inférieure correspond au plancher de r arrière-nez.

EXAMENS DES VOIES RESPIRATOIRES

Dans le haut de Timage, la muqueuse est parfois bosselée {oégélaims adénoïdes) .

Sur les parties latérales, enfin, apparaît l'orifice de la Irompe

Fig. 80. — Production de l'image rhinoscopique.

Fig. 81. — Image rhinoscopique postMoure.

On voit bien les.oriflocs ou choanes, séparés par le bord postérieur de la cloison du nez ou vomer, trancliant, jaunâtre (1).

Ces orifices (2) ont une teinte obscure et sont en partie comblés par da petites mânes rougeâtres, représentant Textrémité postérieure ou queue des cornas,

Pathologiquementy ces queues de cornets peuvent être renflées en massue, oombtait toutes les choanes. On constate parfois des polypes, ou du pus unilatéral : o-ast Tindice d'une sinusite qui se déverse en arrière.

On distingue l'oriflce tubnirc (3) et la face dorsale de la luette (4).

d'Euslache, jaunâtre, limité par un gros bourrelet rougeâtie. Difficultés de la rhinoscopie postérieure. — Elles proviennent :

a) Du médecin ; 6) Du malade.

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