TABLEAU SYNOPTIQUE DES SIGNES PHYSIQUES DES ÉPANCHEMENTS PLEURAUX
Inspection.
Diminution d'amplitude des mouvements respiratoires du côté de l'épanchement. Voussure. Asymétrie thoracique.
Percussion.
Matité avec abaissement du foie (pleurésie droite).
Matité avec suppression de l'aire de Traiïbe (pleurésie gauche).
Palpation.
Abolition des vibrations vocales. « Déplacement du cœur.
Auscultation.
Diminution ou suppression du murmure vésiculaire. Souffle pleurétique.
Egophonie. ♦
Pectoriloquie aphone.
Radioscopie.
Opacité de la zone inondée.
Abaissement et immobilisation du diaphragme.
Ponction exploratrice.
Positive.
Pleurésies : Classification clinique.
Au point de vue des signes physiques, il convient de distinguer :
Les pleurésies sèches, sans épanchement.
Les pleiirésies exsudatives, avec épanchement. L'épanchement pouvant être séreux, séro-flbrineux, hémorragique, purulent. La ponction exploratrice pleurale (voir Techniques) est la méthode de choix pour ce diagnostic différentiel.
Au point de vue éliologique et clinique, il est commode d'adopter la classification suivante :
Pleurésies rhumatismales : de cause, somme toute, mal déflnie, se développant de façon aiguë (refroidissement) chez un sujet jusque-là bien portant et s'accompagnant de douleurs rhumatoldes articulaires et musculaires, de flèvre élevée, de point de côté violent. Leur pronostic est, à l'ordinaire, favorable. Elles guérissent en deux ou trois semaines.
Pleurésies tuberculeusBs, très fréquentes. L'exsudat est séreux, séroflbrineux ou hémorragique. Le début est plus sournois, l'évolution plus torpide que dans les pleurésies rhumatismales. Le plus souvent elles guérissent, mais plus lentement que les précédentes, en laissant toutefois des adhérences pleuro-pulmonaires et en conséquence les signes physiques ordinaires d'une fonction pleuropulmonaire réduite.
Pleurésies purulentes, sous la dépendance des bactéries pyogènes ordinaires (streptocoques, staphylocoques) ou facultatives (pneumocoques, bacilles typhiques, coli, etc.). Elles sont, à l'ordinaire, secondaires à une infection primitive de même nature (angine à streptocoques, pneumonie, fièvre typhoïde, etc.).
Les symptômes cliniques sont beaucoup plus graves que dans les formes précédentes; la flèvre est du type intermittent à grandes osciflations avec frissons, sueurs, etc., etc.
La ponction exploratrice lève tous les doutes et précise la nature.
D'.cgnnstic. 9
TECHNIQUE DES EXAMENS-
Plmrteie gauch<
■ Lee^deux signes carartérisliques «ml:
1° VnpaciU plus ou moins étendue d'une plage pulmonaire,]!Dmbro*UBi ù l'ordinairo nplteol il concsvib^»ip^rieute il" le diplaoemrnt pi\ii«n mov»
considérable des organes du m(diagUn..
Les pleurésies interloba ires se eiraclériBenl par la présence d'un* ^time d'ombre, à la'parlie moyennt, de la plage pulmonEirttrois étages ; supérieur ri ial*- .clairs; moyen, opaque.
Radioscopie d'épancbsi
pleuraux. d'aliondasDe variablei
Liquide pleural (cytologie).
PUurtsU tubereuUute. Pleurésie in/ee1*e.
1, liémalies; 2, lymphocytes;, 3, [poly- l. iiémaliesi 2, polynucléaires ; 3, lyui-
phocytes.
VOIES. HSSPIRATOIRES-: PtLSUBÉSIES Plonriale sich».
liZl Frottements, ft MflliLé.
V Abolition des vibrations, 1^ nespir.aflaiblieBvecsourne pleural.
t.- p« Egophonie.— Pcctoriloquie aphone.
s+ Sonorilé augmentie-famphortsmc).
v-t Vibrations augmentées.
R't'l—.Ftespiralion.ejcagèràe, puérile.
t~ Sonorité. diminuée..