EXAMEN DE VU HÊTRE CHEZ V HOMME
qu'avec de la patience on ne puisse arriver à franchir le rétrécissement tfig. 335 et 336).
Spasme urétral. — Il arrive souvent, surtout chez les nerveux, qu'après avoir traversé sans difficulté l'urètre antérieur, la sonde ou l'explorateur soit arrêté au niveau de la portion membraneuse. Le médecin peu habitué s'y trompe souvent et diagnostique un rétrécissement là où il n'y a qu'un spasme de l'urètre membraneux.
Le spasme se reconnaît aux caractères suivants :
1° Il cède souvent au bout de quelques instants en appuyant, sans forcer, l'instrument au niveau de l'obstacle, au besoin en injectant, à ce niveau, quelques gouttes de cocaïne ;
2^ On franchit aisément le spasme avec un instrument métallique {sonde à petite courbure ou béniqué) ;
30 Au retour de l'instrument, on n'éprouve aucune sensation de résistance, aucun nssaui.
b. Catbétérisme évacuateur ou thérapeutique, — Chez un grand nombre de malades, le catbétérisme évacuateur se fera sans difficulté à Taide d'une sonde molle Nélaion en •caoutchouc rouge. L'avantage de ces sondes est leur facile conservation, leur mode de stérilisation pratique par l'ébullition. leur résistance (fig. 337).
La sonde cylindro-ronique à bout olivaire (fig. 338) devrait être rejetée ; elle n'a que peu d'indications et peut facilement créer une fausse route.
La SONDE-BÉQUILLE (fig. 339) cst la sonde de choix chez le prostatique : tout médecin doit posséder un nombre suffisant de ces sondes. Le n^ 17-18 •convient dans la majorité des cas.
Pour comprendre l'utilité de la sonde-béquille, il faut se rappeler que,
Fig. 337. — Sonde molle Nélaton.
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Fig. 338. — Sonde cylindro-conique.
Fig. 339. — - Sonde-béquille.
d'une façon générale, l'obstacle siège sur la paroi inférieure de l'urètre. Si donc vous prenez une sonde droite, elle vient buter par son extrémité inférieure en plein obstacle.
Avec la béquille, au contraire, tandis que le bec suit la paroi supérieure et ouvre
progressivement le chemin pig. 340. — Sonde double béquille.
au corps de la sonde, le talon suit la paroi inférieure et glisse sans difficulté sur la saillie prostatique. Dans certains cas difficiles, on se trouvera bien d'employer une sonde double béquille (fig. 340).
FiiHii, lorsque tout échoue, il faudra recourir à l'emploi de la sondt rigide forme béniqué (flg. 341) ou à la sonde molle ou béquille, montée sur un mandrin j^mélallique de forme béniqué (voir plus loin).
On se souviendra que dans les cas difficiles on a toujours avantage à relever le siège du malade à l'aide d'un coussin.
Calhélérisme auec sonde forme béniqué. — Que le cathétérisme ait pour but d'évacuer la vessie avec udc sonde montée sur mandrin à forme béniqué ou avec une sonde rigide béniqué ou qu'il s'agisse d'une dilatation du canal à l'aide de béniqué, la technique de l'introduction est à peu de chose près la même et se fait de la façon suivante :
Le malade est étendu lègc relevé par un coussin, l'opérateur à sa
Fig. 3J1, — Sonde forme béniiiu*.
sur le ht, si possible droite.
De la main gauche, la verge, méat entr'ouvert, est tendue vers l'instniment. L'introduction sefait progressivement et doucement ea même temp^ que l'opérateur tin; sur la verge et l'amène peu à peu dans une situation
n du béniqué, 1" lemps.
imralli'lf" an pli de l'aîni' dmilc. Diins celle position, poursuivez l'întrofluftion de l'instrument juâqn'à c<.- que vous le sentiez, engagé au niveau de lu réfjion mi'inbi'iUK'USc.
Ln n.ème temps (pic l'enpaifemi'nl se fait et s'accentue, amenez peu i peu rextrûmilé de l'instriiinent sur la ligne médiane tout en redressant la verge, el en la mainleiinnl bien lendur.