EXPLORATION DU TESTICULE ET DE SES ENVELOPPES
L'examen des testicules portera successivement :
1® Sur la glande elle-même et Vépididyme ;
2° Sur le cordon et le canal déférenl ;
3® Sur les enveloppes.
EXAfWEN DU TESTICULE. — Il convient tout d'abord de rechercher si le iesiicule existe, surtout chez les enfants (ectopie iesticulaire) , puis on notera le volume lairophie, hypertrophie), la /orme, les irrégiHariiés possibleSy les bosselures, Texistence ou non en certains points de fluctuation, et enfin, d'une manière générale, la sensibilité. Il faudra^également tenir compte des phénomènes généraux qui accompagnent la lésion du testi* cule.
L'exame/i de Vépididyme est intimement lié à celui du testicule. On
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recherchera hi posiiion de l'épididyme {inversion possible du lesiiculf . Normalement Tépididyme et le testicule se séparent nettement Tun do l'autre. Souvent, rinflammation les confond en une masse douloureusicommune.
EXAMEN DU CORDON ET DU CANAL DÉFÉRENT, — Prenant l'ensemble du cordon entre les doigts, on Texplore attentivement et Ton arrive, le plus souvent, facilement à en distinguer les éléments : c*e>t d'abord le canal déférent qui peut être augmenté de volume^ irrégulier, bosselé. Le cordon peut être entouré d'un paquet plus ou moins volumineux de veines variqueuses (varicocèle) ; il est fréquemment le siège de kystes ; enfin, il participe souvent à l'inflammation du testicule et dr répididyme et on le sent nettement douloureux et augmenté de volum*». jusque dans le canal inguinal, qui peut être soulevé parle cordon enflamn é.
EXPLORATION DES ENVELOPPES. — Normalement, la peau du scivtum, lâche et ridée, permet facilement l'exploration des organes qu'il contient.
A l'état pathologique, la vaginale peut être distendue par une collection liquide, les plis du scrotum sont effacés et l'exploration directe dii testicule est difficile ou même impossible. Pour distinguer un épanchement de la vaginale des tumeurs du testicule, on aura recours à l'épreuve classique de la translucidité : la tumeur bien fixée entre les mains, la peau déplissée par la traction des doigts, un stéthoscope est appliqué directement sur le scrotum, tandis que, du côté opposé, est placé un foyer lumineux quelconque. L'œil, au travers du stéthoscope, peut apprécier hi clarté du milieu liquide et distinguer, par son opacité, le testicule.
Enfin, on ne confondra pas les tumeurs de la vaginale proprement dite avec les hernies scrotales (réductibilité, gargouillement intestinal).
L'examen de la peau du scrotum mérite une attention spéciale. Iréqueinment, on y constate IVxistence de kystes sébacés; elle peut être «pdématiée (néphrites, ôléphantiasis) et l'effacement des plis du scrotum peut faire croire, à première vue, à un épanchement dans la vaginale. mais on peut surtout y rencontrer des ulcérations ou des fistules.
L' ulcération est-elle limitée â la peau? ou pensera d'abord à un chancre syphilitique que Ton différenciera par les moyens ordinaires (adénite, induration, présence de tréponèmes, réaction de Wassermann), à un chancre mou (bords irréguliers, taillés à pic, ulcération creusée dans les tissus, présence du bacille de Ducrey); ou à une gomme, parfois à «ne ulcérai ion tuberculeuse.
La peau peut éln*, en certains points, rouge, tendue, amincie, adhérente au tcstirule et. la palpation dénote l'existence de fluctuation (orchile SU] apurée) ; l'abcès ouvert peut laisser à sa suite une fistule. On recherchera où conduit cette fistnh», (pielles sont ses connexions et l'on pensera à la lu herculose lesiicuiairc.