II. — Elle est acide
I A. Précipité insoluble \
dans acide acétique/ p^ ^ ^^^ ^ GhbaUne.
l' Chaleur. \ =.A«-b"m'^e • Nouv. V f
1 urine -f Sulfate de V -^ ^ ^
Acide azotique, , j^gg^ ^ satur j
Réactif d'Esbach, j r précipité par réactif d'Esbach — soluble à
[ chaud. -^ Réaction du biuret = Coloration
rose Peplone-
«. Sous-nitraU de bismuth alcalin. . . ) coloration noire à eheud ■-= } ^,
Potasse S J Glucose,
Réduction immédiate à chaud = )
.1 (a) Coloration rouge avec
Liq, de Fehling. \ Réduction très lente, \ perchlorure de f er = . . . Acétone.
\ inconstante j p) Bien avec le perchlorure
f de fer = CkhraL
3<> Acide azotique fumant : Anneaux de Gmelin = Pigmerds biUairtt,
A^ A sj ^9' I i-i./^-^/^-« < a) Coloration wo/effc =-- lodures alcalins,
40 Acide azotique + Chloroforma. .. | ^'^ coloraUon brun, = Bromuru aU^Oin,.
b^ Acide chlorhydrique + Chloroforme ( a) Coloration bleue ^ Jndican.
+ Eau oxygénée ( b) Coloration rose = ScaioL
r a) Coloration violette, aprèa
60 Perchlorure de fer \ «édition d'HCl = Acide salicglique.
' ' I 6) Coloration rouge, pas de
^ réduction du Fehling = . . Anlipyrine,
Il existe un dépôt :
1° Ammoniaque + Urine = Liquide sirupeux et filant = Pus,
\ r • I . S^' Phosphate ammoniaco-magnésien, a) v^riSLaux — . ^ r» « • j • i ' ^2. Acide un que,
2° Une goutte du dépôt sous ) b) Poudre amorphe =Urates,
le microscope / l Cylindres ; cellule* épithéliaUs ; globU"
c) Autre? élém. = • les blancs; globules de pus; micro-
\ bes, etc.
3. EXAMEN MICROSCOPIQUE. — Pour l'examen microscopique de Turine, il faut coiumencer par la s<^paration du dépôt au moyen de !a centrifugation. Le culot ainsi obtenu contient divers sels et substances cristallines de l'urine normale, tels que l'acide urique et lesoxalates, mais au point de vue clinique les seuls dépôts présentant quelque intérêt sont ceux dont la présence est anormale, et plus spécialement :
1° Les cylindres urinaires ;
2^ Les hématies ;
30 Les leucocytes ;
Fig. 363.
Ccntrifugeur.
40 Les bactéries pathogènes et plus spécialement le gonocoque et les l)arilles de Koch ;
50 E>ivers parasites, tels Téchinocoque et les ovules du parasite du sang de Bilharzia.
1^ Cylindres uritiaires. — Nous empruntons à M.Grimberl, particulièrement autorisé, la technique de leur recherche, leur description, leur signification clinique.
Cylindres. — Les cylindres sont de curieuses formations qui représentent le moulage des tubes urinifères. Ces cylindres urinaires sont constitués par une substance amorphe, fondamentale, de nature protéique, qui en forme le squelette, et cette matière albuminoïde, qui serait de l'albumine du sang coagulée, se moule sur le.s tubes sécréteurs du rein dont elle conserve la forme. A ces cylindres ainsi constitués viennent s'ajouter, du reste, d'autres éléments organisés : cellules épithéliales, globules rouges, leucocytes et sels, ce qui permet d'en distinguer plusieurs espèces. Ce sont là les cylindres proprement dits, qui sont, en réalité, les plus importants. On en distingue les « cylindroïdes », qui sont beaucoup plus étroits et de forme rubanée, et les « pseudo-cylindres », qui sont caractérisés par l'absence des matières albuminoïdes.
Le dépôt obtenu par centrifugation sera examiné sans lamelle et avec un faible grossissement. Pour bien distinguer les cylindres hyalins, on aura soin de faire usage du miroir plan et d'employer une lumière très éclatante. On pourra encore les colorer par l'acide osmique, la solution iodoiodurée ou le bleu de méthylène.
Cylindres proprement dits. — On les divise en cylindres hyalins, qui sont dissous par l'acide acétique, et en cylindres cireux, qui résistent à l'action de cet acide ; de plus, les cylindres hyalins sont incolores et transparents, tandis que les cylindres cireux sont jaunâtres et fortement réfringents.
10 Cylindres hyalins. — Les cylindres hyalins sont formés seulement par la matière fondamentale, d'où leur transparence. Cependant, on peut en observer plusieurs variétés, suivant qu'ils renferment des granulations ou des éléments morphologiques. Il est rare, en effet, que leur substance soit complètement homogène (fig. 364, 2). Ils renferment souvent des granulations albuminoïdes ou graisseuses accumulées en différents points ou ré|)arties uniformément dans toute la masse ; on dit alors que ce sont des (t cylindres granuleux » (3). On peut également trouver des globules rouges, des leucocytes et des cellules épithéliales tapissant leur surface ou inclus dans leur masse. Suivant l'élément prédominant, on les appellera « cylindres hématiques » (J), « cylindres purulents » (6) ou « cylindres épithéliaux » {4}. Les cylindres hyalins mesurent, en général, de 10 à 50 J4. de largeur sur une longueur variable, rarement très considérable.
EXAMEN DE L'APPAREIL GÉN ITQ-VRINAIRE
'2° Cylindres cireux. — Les cylindres cireux ou colloïdes (fig. 364 Tj :-onl gonéralenienl plus volumineux que les précédents ; on les en distingue, du rcsle, 1res racilement, en ce qu'ils sont jaunâtres, très réfringents d réi^islenl » l'action de l'acide acétique. Ils sont plus trapus et moins ilexibleg. Ils conlicnnent plus rarement des granulations ou des élément,' morphologiques. Parfois, ils présentent ù leur partie moyenne des sinuusites qui indiquent leur tassement au niveau de l'anse dr Henle.
Cylindroïdls.
— Les cylindroîdes (fig. 364. 1 se distinguent deï cylindres parleur forme rubanée et leur grande longueur. Leur largeur oscille entre 5 et 10 a, mais elle peut tomber à 1 ou 2 [Ji et les cylindroïdes se présentent alors sous l'aspect de simples filaments.
Les cylindroïdes ont certaioemenl d'étroits rapports avec les cylindres proprement dits, car il n'est pas rare d'obser\'er des cylindres hyalins se terminant en cylindroïdes.
PsEUDO-CYLiNDHKS. — l,os diiîorents éléments que nous avons étudiés dans l'iiriiif : celhile,* épitliélîales, globules sanguins et sels, peuvent s'ac?lutinei- en amas plus on moins cylindriques pouvant simuler de vrais cylindres constitués |iiir des urates, des phosphates, des cellules épithéliali-.sou des globules sanguins ; ils ont du moins pour caractéristique de uuinquer roniplètenient. de substance fondamentale; aussi une goutte d'iicide acélique, en cas de doute, suffit à la préparation. S'il s'agit d'un j.si'udd-rylindre, il reste intact ; s'il s'agit d'un cylindre proprement dit, l'acide dissout la niatièrc hyaline et. les corjis organisés sont mis en liberté. Siijnifirali'iii r/i/tii/fie. — Les cylindres sont te résultat de l'irritation inllammatoiro de l'épithéliuui rénal. C'est donc un phénomène patlioloîiiquc. Un bs renconire dans toutes les affections qui s'accompagnent
3G4. — l'rinciijaux cylirulro -, cylindres liyalïns ; 3, cylindres granule Lliùliaiix; îi, cylinJn-s licmuliqucs ; 6. ( 7, cyllndri'> cireux; S, cylindres ^rnisse drcs (d'iifirè^ (Irimborl).
droîdes ; cylindres Spires purulents; pscudo-cylin-
d'albuminurie. Lorsque les cylindres hyalins sont en petit nombre, c'est qu'il s'agit d'un simple trouble circulatoire des reins. Mais si les cylindres hyalins existent continuellement en grand nombre, on peut porter le diagnostic de néphrite, et s'il y a en même temps des cylindres sanguins, il est probable qu'il s'agit d'une néphrite aiguë ou d'une exacerbation de néphrite chronique, mais, dans ce dernier cas, on trouve un grand nombre de cylindres à grosses granulations, ainsi que des cylindres cireux et graisseux. Quant aux cylindres purulents, ils sont l'indice d'une suppuration des reins.
Los cylindroïdes se rencontrent en même temps que les cylindres hyalins et ont absolument la même signification et la même importance.
2^ Hématies. — On les trouvera plus ou moins abondantes dans le culot de centrifugation dans les cas d'hématurie, et, comme nous l'avons déjà dit, cette recherche permet précisément de différencier l'hématurie de l'hémoglobinurie.
Dans l'urine alcaline les hématies gonflent et se dissolvent plus ou moins rapidement ; il y aura donc grand intérêt à procéder à leur recherche le plus tôt possible après l'émission.
Les hématies peuvent être plus ou moins déformées.
30 Leucocytes. — On trouvera de même — et décèlera par les modes de coloration ordinaires — des leucocytes plus ou moins abondants dans les infections des voies urinaires.
40 Bactéries pathogènes. — Les plus fréquemment rencontrées seront le gonocoque, le Bacierium coli, le bacille de Koch (voir Badéries).
50 Divers par asiles, tels l'échinocrque et les ovules du parasite du sang de Bilharzia (voir Hématuries),