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conserver l’antigène qui nous a donné de bons résultats. Il consiste à dessécher dans le vide le liquide hydatique, 100 centimètres cubes de ce liquide donnent en général de 1 gr. 20 à 1 gr. 50 de produit sec. Il faut conserver ce produit dans un endroit très sec et en dissoudre une petite quantité, au moment de l’emploi, dans un volume d’eau distillée. On obtient ainsi instantanément le liquide absolument clair et bon pour l’expérience.
On peut encore abréger ce dernier procédé, de la façon suivante. Le liquide hydatique considéré bon pour la réaction est distribué dans une série de tubes de petit calibre (tubes à hémolyse) ne contenant que 7 à 8 centimètres cubes. On verse dans chacun de ces tubes 5 à 6 centimètres cubes de liquide hydatique et on porte tous ces tubes au dessiccateur à vide, dans lequel il reste jusqu’à la dessiccation complète du liquide hydatique. À ce moment les tubes sont retirés du dessiccateur, débouchés et fermés à la flamme d’un bec Bunsen. On conserve ces tubes contenant l’antigène sec à la glacière, lorsqu'on à besoin de faire une expérience, on n'a qu’à ouvrir le tube et y verser la quantité d’eau distillée correspondant à la quantité de liquide évaporé.
Ce deuxième procédé permet d’avoir toujours à sa disposition un bon antigène sans crainte d’altération.
Complément. — On emploie généralement du sérum | frais de cobaye. On peut aussi en conserver à l’état
sec ou bien congelé dans un appareil ad hoc. Quant
au séram hémolytique on le conserve très bien soit
dans de petits tubes fermés à la flamme, soit à l’état sec,
PROCÉDÉ RAPIDE è ê
Le procédé rapide consiste à faire l’expérience avec du sérum frais mais non chauflé. Ce procédé nous a été inspiré par le travail de Margarete Stern (1) qui a montré qu'on obtient beaucoup plus de résultats positifs lorsqu'on pratique la réaction de Wasserman-Neisser-Bruck, avec le sérum malade non chauffé.
Avant de faire cette expérience, il est nécessaire de s'assurer si les sérums humains à éprouver contiennent suffisamment de complément pour dissoudre les globules rouges de mouton sensibilisés ; car, notre expérience nous a montré, malgré les assertions de Margarete Stern, que malheureusement le sérum humain, même très frais, contient, plus souvent qu’on ne le croit, si peu de complément qu'il est incapable de dissoudre les globules rouges même à une dilution très faible (2 o/o).
Cette expérience préliminaire doit être faite d’après le tableau ci-dessous.
1. Margarete Stern. Zeitschrift für Immunit ätsforschung und experimentelle Therapie, 1909, p. 422-438.
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TABLEAU I Titrage du complément humain
NUMÉRO EAU PHYSIOLOGIQUE SÉRUM FRAIS GLOBULES DE MOUTON des tubes CC: non chauffé sensibilisés ca 1 de solution 1.8 0.2 3 à 5 Ë à 5 ofo B ST ®, 1 de solution ae) 0.2 Al :
© à 2,5 o/o ee 1 de solution 1.8 0.2 Ê ] 5 à 5 oJo & 3 1 de solution 1.8 0.2 2.
a 2,5 oo
D'après les résultats de cette expérience, nous fixons la dilution des globules rouges qu'il faut employer pour chaque sérum.
Le tableau IT indique les doses employées dans le procédé rapide.
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TABLeAU II
= 5, L GLOBULES 2 $ à SÉRUM LIQUIDE rouges È = < = non chauflé hydatique | de mouton| RÉSULTATS a 8 5, PRES 2 sensibilisés < c. c.
Ra SE | CARRE 1.7 O.1 I 1.6 un 02 I ee & © E DEDE PRES 8 = 2 TT 109 £ 0.3 I = L:1 B F4 ad [0] Et à 0.4 I 1.8 » 1: Hémolyse.
Le É :
5 ; 25 0.2 E 09 cs = & œ sv 5 (se a 1.4 0.2 F 0.4 1.8 0.2 »
Le mélange d’eau physiologique, de sérum et de liquide hydatique est placé pour une heure à l’étuve
ss 47 As à 37 degrés ; on ajoute ensuite des globules rouges de moutons sensibilisés.
En ce qui concerne la sensibilisation des globules rouges de mouton, il est très important pour la bonne conduite de l'expérience, de sensibiliser les globules rouges d’avance ; on sensibilise d'emblée toute la quantité de globules rouges nécessaire à la distribution dans tous les tubes. L'expérience marche plus vite et donne des résultats plus comparables lorsque la sensibilisation a eu le temps de se fixer d’une façon égale sur tous les globules rouges (1)
Nous avons recommandé dans le dernier mémoire paru dans les Annales de l'Institut Pasteur, de sensibiliser les globules aussitôt qu’on a apporté le mélange de sérum, de liquide hydatique, et d’eau physiologique, à l’étuve. De cette façon les globules rouges restent, à la température du laboratoire, en contact avec le sérum hémolytique pendant une heure, au bout de ce temps, ils sont complètement
sensibilisés.
Ce procédé est très commode parce qu'il permet de se passer du complément de cobaye. Il ne dure en tout qu’une heure et demie. D’autre part, il ne demande qu'une quantité minime de sérum du malade. On peut, à la rigueur, se contenter de 3 ou
1. Cette façon de faire est appuyée par l’expérience de quelques auteurs et par de nouvelles recherches de M. Poggenpol, qui a montré que la sensibilisation des globules rouges est en rapport avec la durée des contacts et la température à laquelle le mélange est porté.
M.S. Poggenpol. Contribution à l'étude de la combinaison de l'antigène avec l'ambocepteur. Rouski wratch.
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même de 2 tubes (tubes 3, 4, 5, ou même, seulement 4 et 5). Une simple piqûre au doigt peut facilement procurer cette quantité de sérum.
Malheureusement, il ne donne pas toujours des résultats sûrs. Il est, en effet, nécessaire de refaire l'expérience par le procédé lent, lorsque la première expérience a donné un résultat négatif.