CHAPITRE PREMIER Radiographie ou radioscopie
S'il arrive que l’on ait ainsi des renseignements utiles, bien nombreux sont les cas où il a été impossible de différencier par ce moyen des collections diverses qui, par leur localisation et leur développement, simulent l’hydatide ; de plus, la radioscopie ne fournit de renseignements qu’autant que l’affection siège dans un organe normalement transparent aux rayons X (poumon, portion sous-diaphragmatique droite de l'abdomen, portion sus-hépatique gauche). L'apparition, dans ces zones, d’une masse sombre, à contours régulièrement arrondis, est un signe de grande probabilité en faveur d’un kyste hydatique, mais tant s’en faut qu’elle donne la certitude. La radioscopie peut renseigner sur l'existence d’une tumeur, rarement sur sa nature. Dans une de nos
observations, cette impuissance servit même à confirmer l'erreur dediagnostic ; ils’agissait d’un malade de M. Bourcy chez qui le diagnostic de kyste hydatique était probable ; à la radioscopie on constata la présence d’un kyste ; l’opération pratiquée par M. Legueu a montré qu'il s'agissait d’un gros abcès du foie ; l'examen bactériologique du pus, pratiqué par M. Weinberg, a montré du streptocoque.