‹ Diagnostic de l'échinococcose: Importance de l'épreuve de WeinbergChapitre 8 sur 24 · QI · texte numérisé non relu

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éosinophilie de 48 0/0 dans 3 autres cas 8 à 12; mais dans beaucoup de cas les éosinophiles étaient en. nombre normal. |

Les affections cutanées, en général, s’accompagnent d'une augmentation du nombre des éosinophiles. Dans le prurigo, l’eczéma, le psoriasis, l’urticaire, l’éosinophilie apparaît, mais surtout terminale. Elle est surtout fréquente dans les maladies à bulles, dans le pemphigus où elle est presque constante et très considérable, dans la lichen plan balleux, dans la der matite pustuleuse et végétante de Hallo- . peau, dans l’herpes gestationis de Leredde.

Dans certaines affections nerveuses, la chorée par exemple, l’éosinophilie est considérable, il en est de même dans la paralysie générale, mais plus variable.

Les mycoses, en particulier, la sporotrichoses donnent de l’éosinophilie. MM.Hudelo et Monier-Vinard (Société médicale des Hôpitaux, juin 1908) dans une sporotrichose à localisation hypodermique, intramusculaire et sy noviale ont trouvé une légère éosinophilie de 2 0/0.

M.. Widal dans une sporotrichose gommeuse (Société médicale des Hôpitaux, juin 1908) 6,50 o/o et 4 0/0 dans 2 cas.

MM. Gaucher, Louste, Abrami, Giroux dans un cas de sporotrichose (Société de dermatologie française, 1908), éosinophilie 4,5 oJo et 2 autres cas rapportés, présence.

M. Monier-Vinard, dans 1 cas inédit, a trouvé 4,5 oo.

Durand 2

Ainsi, dans 10 cas de sporotrichose, on a une éosinophilie variant de 2 à 6,5 o/o, mais il y a 1 cas négatif.

Dans les maladies infectieuses, l’'éosinophilie app araît surtout dans la convalescence ; dans l’érisypèle, le rhumatisme, la fièvre thyphoïde, l'appendicite, il y a une véritable crise éosinophilique ; dans les fiéores éruptives la crise éosinophilique n'attend pas la convalescence.

Il est donc facile de se convaincre, après ce rapide aperçu, que l’éosinophilie est loin d’être spécifique et même lorsqu'elle existe chez un malade suspect de kyste hydatique, elle ne doit être mise sur le compte de l’helminthiase supposée que lorsqu'on peut éliminer toutes les autres causes capables de produire cette réaction dans l’organisme.

D'autre part, il est nécessairé d’insister sur ce point important que l’éosinophilié est loin d’être fréquente dans l’échinococcose. A ce point de vue, le tableau que nous donnons plus bas et qui résume les observations hématologiques de notre thèse est des plus instructif.

Tableau indiquant la fréquence de l’éosinophilie chez les sujets atteints d'echinococcose :

OS

N°5 d’observ. Siège Etat du kyste Eosin.

II Epiploon. | Non suppuré. oo IV Foie. SE ; do XI Foie. — 0 XII Foie. — 13,2 XIII Foie. — 7, XIV Foie. = 5,25 XV Foie. — 6 XVI Foie. — 3 XVII Foie. -- 6 XIX Foie. — 7, XXII Epiploon. — I XXIV Foie. — 4 XXV Foie. — 5 XXVII Foie. Suppuré. 0 XXIX Foie. Non suppuré. 0,5 0/0 XXX Foie. — 7 XXXI Foie. — 4,5 XXXVIII Foie. — 22 0/0 XXXIX Foie. — 0,5 — 1,33 0/0 XXXX Foie. — | 0,5 o/o XXXXII Foie. Suppuré. 0 0/0 XXXXVI Rein. Non suppuré. 0,5 0/0 XXXX VII | Epiploon. — 0 o/o L Foie. — 0 o/o LI Foie. — 3 o/o LII Foie. — 2 0/0 LIV Foie. — 7 0/o

L'examen de ce tableau nous permet d’aflirmer que : 1° On ne doit attacher de lPimportance à l’éosinophilie que lorsqu'elle est élevée et qu’elle ne peut être mise sur le compte d'aucune autre cause ; 2° que, d'autre part, l’absence d’éosinophilie ne doit pas empêcher le clinicien de poser le diagnostic de kyste

hydatique.

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