‹ Diagnostic de la pleurésie tuberculeuse: chez les typhiquesChapitre 12 sur 18 · FES · texte numérisé non relu

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Le 2 novembre, le malade, très bien portant, au moins en apparence, part pour Bourges.

Ainsi donc, les signes physiques de cette pleurésie ont été nettement en faveur d’une tuberculose; la formule cytologique a êté, à deux reprises, nettement lymphocytaire, la femelle cobaye ‘est morte d'avortement au 20e jour à la suite de l'inoculation; il semble qu'avec ces éléments on doit conclure sans hésitation. Il nous était intéressant de recueillir de sa bouche l'opinion de M. le docteur Chappet qu'on ne peut taxer d'émettre une opinion à la légère et qui avait suivi de très près son malade. Eh bien! M. le docteur Chappet nous a autorisé à dire que son opinion intime était que la pleurésie en question était une pleurésie tuberculeuse.

OBSERVATIONS II et II Par M. H. VINCENT

(Résumées el extraites des Comptes-rendus de la Societé de Biologie, séance: du 7 novembre 1903.)

SUR LA CYTOLOGIE ET LA SIGNIFICATION DES PLEURÉSIRS TYPHIQUES

La pleurésie typhique à donné lieu à des recherches eylologiques dues à Widal, P. Ravaut, Merklen, ete. 11 résulte de ces examens que la formule leucocylaire des pleurésies Lyphiques est caractérisée essentiellement par une polynueléose prédominante et par la présence de cellules endothéliales desquamées, isolées ou en placards.

J'ai eu l’occasion d'étudier deux cas de pleurésie typhique, et il n'a paru utile d'exposer le résullat de l'examen eylolo-

gique de ces éparichements et celui de leur inoculation, avee les remarques qui semblent en résulter.

: Le premier cas concerne une pleurésie apparue au déclin d'une fièvre typhoïde grave, chez un homme de 22 ans. Le second cas de pleurésie débuta, chez un homme du même âge, par une congestion pleuro-pulmonaire asssez vive. Dans l’un et l’autre cas l’épanchement fut assez faible, purulent dans le premier, très louche dans le second. Ces pleurésies se sont résorbées spontanément. Il est d'usage de dénombrer les cellules du liquide pleurétique, en tenant compte du pourcentage fourni simultanément par les lymphocytes, les polynucléaires et les cellules endothéliales (Ravaut). Mais la numération des cellu'es endothéliales est impossible lorsqu'elles se présentent par placards. D'autre part, la présence de ces cellules desquamées conserve sa signification, quel que soil leur nombre, moyen ou élevé, Il n’en est pas de même de la proportion respective des lymphocytes et des polynucléaires. C’est leur chiffre comparé qui offre, ainsi que l'a établi Widal, le plus grand intérêt au point de vue du diagnostic et du pronostic.

Les pourcentages ci-dessous ont donc, pour ces diverses raisons, élé établis er faisant abslraction des cellules endothélialés et ne tenant compte que des lymphocytes et des polynucléaires.

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