CAS N°9 Î CAS N
(ponction 7e jour) Polynucléaires neutrophiles.. 56.9 p. 100 14.2 p. 100
» éosinophiles.. 2.3. » ADS ES Lymphocytes gros et moyens 5.8 » 2054 Lan)
» De 34.8 31.3 » Cellules endothéliales. . .... Abondantes. Extrêémementnombreuses Globules sanguins... .,:... Très nombreux. Assez nombreux. Ensemencement........... Liquide stérile. Bacille d’Eberth. Inoculation (cobaye). ...... Mort de tuberculose Rien.
On voit, par ce tableau, que la composition cellulaire des deux épanchements diffère très sensiblement. Il n’y à pas d'unité dans le résultat de l'examen microscopique de ces deux
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cas. Très abondants dans le premier, les polynucléaires cèdent le pas, dans le second, aux lymphocytes. D'autre part, le pre+ mier liquide est resté stérile, mais son inoculation à donné la tuberculose au cobaye. Le malade, guéri de sa fièvre typhoïdé; a présenté, du reste, ensuite, des symptômes non douteux de tuberculose au début, du côté opposé à sa pleurésie.
La culture du. deuxième épanchement a donné le bacille d'Eberth. Bien que ce liquide fût très riche en MAD son inoculation est restée négative.
Sur les deux cas qui précèdent, on peut donc conclure que l’un au moins était tuberculeux. C’est celui dans lequel la lÿmphocytose était le plus faible. Certaines pleurésies typhiques; qui se manifestent par une desquamation endothéliale intense, el dans lesquelles la réaction cellulaire se rapproche de celle des pleurésies accompagnant la congestion pulmonaire, n'en sont pas moins, par conséquent, de nature tuberculeuse. Il serait, peut-être, plus juste de dire qu’elles sont hybrides et qu’une injection tuberculeuse préexistante à sollicité, sur la plèvre, la localisation du bacille d'Eberth. C'est pourquoi lä formule leucocytaire peut se trouver défigurée par l'infection éberthique qui intervient.
La loi de Widal, sur la signification de la lymphocytose dans les pleurésies, trouve néanmoins sa confirmation dans le taux élevé des lymphocytes que l’on peut constater dans de telles pleurésies.
Il semble donc que la pleurésie survenué chez un malade atteint de fièvre typhoïde doit parfois être considérée comme suspecte et comme relevant d'une infection éberthique sura-+ joutée, appelée par une infection tuberculeuse préexistante.
Le résultat de l’autopsie pratiquée, dans deux cas semblables; par Charrin el Roger, par Kelsch et dans lesquels il existait des lésions tuberculeuses des poumons, de la plèvre et du péri toine, vient prèler un appui à cette opinion.
L'auteur de ces observations, ainsi qu'on le voit, conclut, comme en imposent les faits, à la nature tuberculeuse d'au moins une de ces deux pleurésies observées.
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