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la guérison, laissant, même alors, le médecin souvent inquiet sur la véritable nature du mal : Ja seconde, au contraire, beaucoup moins intéressante pour le clinicien, n’est qu'un épiphénomène évoluant plus ou moins insidieusement chez un tuber-culeux, ne guérissart que rarement, pouvant se compliquer de pneumo-thorax et persistant souvent jusqu'à la mort du patient. Si distinctes au point de vue clinique, elles ne le sont pas moins au point de vue Cytologique.
19 Pleuro-tuberculose primitive. — C'est celle de la lymphocytose par excellence. Elle est caractérisée par la présence presque exclusive de petits lymphocytes très confluents, toujours mêlés à un nombre plus ou moins considérable de globules rouges, Quelquefois, dit Ravaut (1) « si l’on examine de plus près on aperçoit, disséminée de loin en loin, entre les lymphocytes et les globules rouges qui semblent être les seuls éléments de la préparation, une cellule uninucléée, isolée, toujours altérée,se colorant mal, parfois réduite à une masse amorphe : l’on ne. sait dire s’il s’agit d’un gros mononucléaire ou d’une cellule endothéliale isolée. Quoi qu'il en soit, ces éléments s’altérent vite, disparaissent, aussi ne fautil pas leur attribuer de signification ».
Widal et Ravaut (2) ont observé également, dans
(4) RAVAUT. — Le diagnostic de la nature des épanchements séro-fibrineux de la plèvre. Thèse de Paris 1901.
(2) WipaL et RAVAUT. — Applications cliniques de l'étude histologique des épanchements séro-fibrineux de la plèvre ;
Dust gere les épanchements au début, quelques rares polynuéléaires (toujours moins de 10 pour 100), disparaissant d’ailleurs très rapidement qu'ils attribuent, peutôtre, à une légère infection secondaire se faisant'en même temps que l'infection tuberculeuse mais disparaissant presque aussitôt.
Enfin, ils n’ont jamais trouvé de placards endothéliaux, à quelque stade de son évolution qu’en ait été la pleurésie; « il se pourrait cependant, disentils, que, dans des cas très rapprochés du début et à cette période uniquement, l'on constatat quelques placards endothéliaux ».
Cette formule, peut-être un peu trop exclusivement lymphocytaire, de Widal et Ravaut, a subi quelques modifications, surtout de la part de A. Wolf (1)et de MM. Barjon et Cade (2). Ces auteurs, en effet, en étudiant les pleurésies dès leur début, ont vu que des polynucléaires étaient constants dans les dix premiers jours, et en proportion d'autant plus grande, que l’on était plus près du début; dans la suite, ils disparaissent rapidement. MM. Barjon et Cade citent un cas où une ponction,faite trois Jours après le début donnait 68 pour 100 de polynucléaires contre 30 pour 100 de lymphocytes, alors que, Six
cyto-diagnostic. Comples-rendus de la Société de Biologie, 30 juin 1900.
(1) Wozr. — Die Morphologie der Pleurersudale, Ber-tiner Klinisch, Wochenschr., 1902, p. 115.
(2) BarJoN el CAPE. — Sur l'interprétation de la formule cytologique des épanchements dans les séreuses. Bwl. Soc. Méd. Hôp. Lyon, 1 mars 1902.
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jours après cette première ponction, la proportion était de 1 pour 100 de polynucléaires seulement, contre 80 pour 100 de lymphocytes ! La quantité des polynucléaires ne semble, d’ailleurs, pas seulement en rapport avec l’âge del'épanchement, mais encore avec l’acuité plus ou moins grande du début, avec l'intensité de la réaction inflammatoire et fébrile ; la diapédèse polynucléaire traduit ainsi la tentative de défense de l'organisme.
De même, MM. Barjon et Cade (1) ont montré qu'au début des pleurésies, comme l'avaient d'ailleurs soupçonné Widal et Ravaut, les cellules endothéliales existent très souvent etmême, dans un cas, leur nombre atteignait 60 pour 100. Dans la suite, elles diminuent et finissent par disparaitre. Cette variation est très compréhensible, car, si l’on attribue l'absence de cellules endothéliales, dans la pleuro-tubereulose primitive, à la formation d’une néo-membrane (déjà mise en évidence, il y à longtemps, par les belles recherches auatomiques de Péron) qui bloque la plévre et empêche sa desquamation, il n’en est pas moins vrai que cette néomembrane ne se forme pas instantanément, et la période inflammatoire, aussi courte qu’on voudra, qui précède sa constitution, peut et doit s'accompagner d’une certaine desquamation. D'où la présence de cellules endothéliales au début de ces pleurésies, disparaissant, d’ailleurs, rapidement par l’action destructive du liquide dans lequel elles baignent.
4) Loco cilalo.