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du périnée, généralement, quand il ya communication recto-uréthrale. S'il n’y a pas de communication anormale, examinezalors attentivement le squelette ; voyez si le coccyx manque ou sil est refoulé en arrière ; si le sacrum est défectueux; si surtout les ischions sont rapprochés ; si les organes génitaux semblent reportés en arrière, songez alors à une absence du rectum et à la situation de l’ampoule au niveau de l’angle sacro-vertébral ou plus haut. Le cathétérisme combiné de la vessie et du vagin, s’il s’agit d’une fille, vous permettra de confirmer votre diagnostic.
Si l’anus est bien conformé, on est autorisé à user du trocart, avec mesure, pour aller à la recherche du cul-de-sac rectal. Dans ce cas encore, l’exploration par la vessie et le vagin peut rendre quelques services.
On peut faire toutes ces explorations quand les accidents consécutifs à la rétention des matières ne pressent pas le chirurgien. Mais souvent on est appelé quand il y a déjà du tympanisme, de la dyspnée, du refroidissement des extrémités, des vomissements fécaloïdes et des convulsions. Dans ces cas compliqués, on doit aller vite; ce qui explique pourquoi quelques chirurgiens recourent d’emblée à l'opération palliative, l’anus contre nature, quitte à revenir après à l'opération vraiment curative, l’anus périnéal. Tels sont les renseignements cliniques qui peuvent permettre de poser un diagnostic
dans la majorité des cas. Il nous reste à parler des cas extraordinaires ; nous citerons celui du docteur Geury, rapporté par M. le professeur Chrétien : abouchement recto-vésical avec absence partielle du rectum et du canal uro-génital. Le défaut d’excrétion, le développement d’une tumeur globuleuse dans le ventre, le résultat de la ponction de l'abdomen, éclaireront sur cette anomalie qui d’ailleurs est incompatible avec la vie. On reconnaitra aussi, facilement, les cas d’arrêt de développement se rattachant à la période primitive, comme la persistance du cloaque interne ; ces malformations n’ont d’ailleurs qu’un intérêt secondaire pour nous, puisqu’elles ne se voient que sur des monstruosités. Enfin il est bon de se rappeler que les malformations de l’anus peuvent se compliquer d’autres malformations, également congénitales intéressant le tube digestif, par exemple. L’observation de Polaillon (1), qui a trait à une imperforation de l’œsophage concomitante, en est un curieux exemple.
(1) Gazelte hebdom. méd. chirurgie. 1875, p. 491.
Les malformations de l’anus constituent une affection très grave pour l’enfance puisque dans la grande majorité des cas la mort est la conséquence à bref délai, si le chirurgien n’intervient pas.
Au point de vue du pronostic il faut les classer en deux catégories : la première, où la malformation comyorte une rétention absolue; la seconde, où il y à issue de matières.
Dans ce dernier cas le danger n’est pas immédiat. On a même cité des personnes qui sont arrivées à l’extrème vieillesse avec une pareille infirmité ; cela peut arriver quand l’orifice de communication est large, dans les abouchements vaginaux par exemple: mais il est bon de savoir que la vie est constamment menacée quand l’orifice ou le canal de communication est étroit comme dans les abouchements uréthraux.
Quand il y a rétention complète, une prompte intervention seule peut sauver le malade. Il faut la faire avant que l’enfant soit épuisé ou que les symptômes de péritonite apparaissent. On se gardera