APPAREIL SENSIT1V0M0TEUR
rare dans l’hystérie; elle a même été niée autrefois par Charcot, alors que Brissaud et Marie ont bien étudié l’hémispasme glossolabié; aujourd’hui son existence est incontestée depuis les travaux de Ballet, Chantemesse et Kœnig. Mais elle reste une rareté. Quand elle existe, au lieu d’être nettement unilatérale, elle est plutôt syst.ématisée.
2° Le tonus est diminué dans l’hémiplégie organique (en dehors des muscles contracturés) et pas dans l’hémiplégie hystérique (Babinski). Ainsi, quand le facial est atteint chez l’hystérique, il n’y a pas cette hypotonie qui, au repos, abaisse le sourcil et efface les plis du front. Les mouvements passifs sont plus faciles à imprimer chez l’organique, soit à la face, soit aux membres : ainsi on détermine plus facilement la- flexion exagérée de l’avantbras sur le bras; au repos, l’épaule est plus abaissée,- la main et le pied tombent plus que chez le névrosique.
3° L’exagération des réflexes tendineux et l'abolition des réflexes cutanés appartiennent à l’hémiplégie organique plutôt qu’à l’hystérique. Seulement il faut, avec Babinski, tenir compte chez ce dernier des secousses qui sont des pseudoréflexes d’origine psychique. De même, la trépidation épileptoïde, la danse de la rotule, le signe des orteils de Babinski, n’appartiendraient qu’à la seule hémiplégie organique. ,
4° Les mouvements automatiques, bien conserves chez l’hystérique, manquent chez l’organique. Ainsi Babinski a insisté sur ce fait que quand, étant allongé sur le dos, un sujet sain veut s’asseoir sur son séant, il doit, pour ne pas soulever le membre inférieur, l’immobiliser à plat par un acte automatique; l’hémiplégique organique ne peut plus faire ce mouvement automatique et, pour s’asseoir, il fléchit sa jambe paralysée sur le bassin et détache le talon du sol du côté hémiplégique; l’hystérique, conservant ses mouvements automatiques, ou ne s’asseoitpas, ou s’asseoit comme tout le monde. Le même auteur a montré aussi que le peaucier du cou intervient automatiquement dans certains mouvements physiologiques (quand le malade ouvre la bouche toute grande, quand il siffle, souffle, avale...). Cette contraction du peaucier disparait du côté hémiplégique quand il y a lésion et ne disparaît pas dans l’hystérie (signe du peaucier de Babinski)
5° Les sensibilités sont beaucoup plus habituellement etplus profondément atteintes dans l’hystérie que dans la lésion organique ; le tableau de l'hémianesthesie sensitivosensorielle avec rétrécissement concentrique unilatéral du
APPAREIL CENTRAI, I)E LA VISION
champ visuel paraît être redevenu l’apanage de la seule hvstérie. D’ailleurs, l’anesthésie hystérique est subconsciente n’influe pas sur les actes automatiques, peut c isparaître Su dimLer quand l’auenuon en ea. journée Déjerine). Dans la lésion organique, 1 anestliesie est plus constamment parallèle à la paralysie motrice.
6° L’évolution de la paralysie est bien plus capricieuse et parfois oscillante (comme siégé et intensité) dans hys
térie ; des circonstances quelconques une émotion la
suggestion, peuvent en faire varier la distribution ou 1 intensité, opérer des transferts, des dissociations. Le début est bien exceptionnellement apoplectique dans le vrai sens du mot; s’il y a des contractures, elles s établissent dem Idée, brusquement, dès le début, au lieu que, dans 1 hémiplégie organique, on les voit s’annoncer par les autres signes d’bypertonicité,s’ établirprogressivement et definitivement.