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LES CONVULSIONS, CONTRACTURES ET MOUVEMENTS ANORMAUX

Les contractures tardives et permanentes des hémiplégiques n’appartiennent pas à notre sujet, puisque c’est un syndrome médullaire (2).

Contractures précoces. — Les contractures précoces sont bien d’origine encéphalique; elles se produisent surtout quand les méninges sont intéressées, quand il y a pénétration dans les ventricules ou lésion du mésocéphale. En d’autres termes, il faut que la lésion soit dans le yoi: sinage des régions motrices de l’encéphale et irrite ainsi soit l’écorce grise, soit le corps strié, soit la protubérance, les pédoncules et le bulbe. — Ce sont là du reste en général des symptômes de l’apoplexie.

Epilepsie jacksonienne. — Plus importante est l 'épilepsie dite jacksonienne du nom d’IIughlings Jackson qui l’a très bien étudiée (1881 à 1890), longtemps après la première description de Bravais (1827).

Débutant (3) par une aura (motrice, sensitive, sensorielle, psychique ou vasomotrice), l’attaque convulsive est souvent partielle, parfois hémiplégique. La perte de con-

tures tardives des hémiplégiques dans les Leçons citées plus haut sur les contractures et la portion spinale du faisceau pyramidal.

(1) Voir sur celte question : Les contractures et la portion spinale du faisceau pyramidal. Revue neurol., 1899, p. 121.

(2) Diagn. des mal. de la moelle , p. 17.

(3) Voir l’étude de Rauzier sur l’épilepsie jacksonienne dans la 4“ édition de notre Traité (t. I, p. 276) et dans le Traité de nié; decinc et de thérapeutique de Brouarüei, et Gilbert.

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naissance et l’amnésie sont moins absolues et moins constantes que dans l’épilepsie vraie. L’aura, quand elle a un point de départ net, indique le siège de la lésion, qui est corticale ou très voisine de l’écorce.

L’hémiplégie peut aussi s’accompagner d’accidents épileptiformes généralisés, simulant complètement la vraie crise d’épilepsie. Bellisari (1) en a cité un exemple et Touche (2) en a fait l’étude complète.

D’après ce dernier auteur, ces attaques débutent de trois mois à quatre ans après l’hémiplégie, n’offrent pas de différence symptomatique avec l’épilepsie franche, présentent des mouvements convulsifs généralisés mais prédominants dans le côté paralysé, et sont dues à un ramollissement cérébral, qui produit en même temps des troubles sensitivosensoriels.

Convulsions bulboprotubérantielles. — Ceci nous conduit aux convulsions par lésion mésocéphalique ou mieux bulboprotubéranlielle. C’est le centre vrai des convulsions dans l’urémie, l’épilepsie, etc. Hans Luce (3) vient de reprendre la question de l’épilepsie protubérantielle. Il cite les expériences de Nothnagel, de Binswanger et de Bechterew; puis il réunit et résume 18 observations de divers auteurs et une personnelle (toutes avec autopsie) ; il conclut à l’existence d’une épilepsie subcorticale (protubérantielle).

Rires et pleurs spasmodiques. — Bechterew (1887 et 1893) et surtout Brissaud (4) ont étudié les crises spasmodiques de rire ou de pleur que présentent certains hémiplégiques.

Il ne faut confondre ces crises ni avec l’émotivité vraie, ni avec le faciès pleurnicheur ou pleurard. En général, la crise est provoquée par une idée ou un mot, triste ou gai, mais la réaction est sans proportion avec la cause.

C’est un réflexe convulsif, mais un réflexe coordonné. Car ce rire peut éclater chez des sujets dont la face est

(1) Bellisari. Jlif. med., 1898 ( Revue neurol., 1899, p. 20).

(2) Touche. Les accidents épileptiformes généralisés au cours de l’hémiplégie. Arch. gén. de méd., 1899, t. Il, p. 60.

(3) IIans Luce. Zum Kapitel d. Ponshæmorrh. Ein Beitr. z. Frage nach d. Existenz von Nolhnagel's Krampfcentrum in der Varolsbrücke d. Menschen. D. Zeitsc/ir. f. Nervenh., 1899, t. XV, p. 327.

(4) Brissaud. Congrès de Limoges, 1891. Leçons sur les maladies nerveuses, t, I, p. 440, et t. H, p. 308. Congrès de Paris, 1900, in Revue de neurol., 1900, p. 824.

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