‹ Diagnostic des maladies de la moelleChapitre 29 sur 43 · MOELLE DORSALE · texte numérisé non relu

MOELLE DORSALE

On déduira facilement de tout cela le syndrome de la moelle dorsale : la paralysie et l’anesthésie portent dans les lésions complètes de cette moelle, sur le domaine entier, moteur et sensitif, situé au-dessous de la lésion. Outre les escarres, qui sont comme pour la moelle lombosacrée, il y a d’autres troubles trophiques importants : c’est le zona du tronc qui dessine alors à l’extérieur la distribution des racines.

Pour les réflexes, nous aurons l’abolition et plus souvent l’exagération de tous ceux que nous avons vus avoir leur centre au-dessous de la moelle dorsale (y compris les réflexes rotulien et crémastérien). Quant aux réflexes ayant leur centre dans la moelle dorsale et qui seront abolis dans la destruction totale de celle-ci, le clinicien n’a à connaître que le réflexe abdominal (1).

On fait rétracter la paroi abdominale d’un sujet quand on frictionne légèrement la peau du ventre (réfl. cutané) ou quand on percute cette paroi (réfl. tendineux?). Étudié par Rosenbach, Bodon, Parisot, Ostankoff, Dinkler, Pitres, etc., ce réflexe appartiendrait au domaine des 9® (réflexe supérieur), 10e, 11e et 12° (réflexes moyen et inférieur) paires intercostales.

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