‹ Diagnostic des paralysies motrices des muscles du larynx [electronic resource]Chapitre 3 sur 8 · PROLÉGOMÈNES · texte numérisé non relu

PROLÉGOMÈNES

des parties vibrantes, modifie la liauteur du son et le timbre. La tension, le raccourcissement et le gonflement successif ou simultané des cordes vocaes, font de l'anche vivante un instrument parfait et par suite très-délicat.

5° Ary-anjtén6idim.—\jiQ. muscle ary-aryténoïdien en se contractant, entraîne en dedans les deux cartilages aryténoïdes^ de sorte que leurs faces internes se rapprochent. L'action de ce muscle est de rapprocher les extrémités postérieures des cordes vocales. (Voir planche I).

Les anciens ont décrit l'aphonie. Ils lui donnaient des causes diverses, et entre autres, la paralysie.

Les modernes se sont occupés de l'aphonie nerveuse, et ont bien admis la forme produite par la paralysie des muscles du larynx ; mais l'étude de l'akinésie laryngée ne pouvait être fructueuse qu'après l'invention du laryngoscope. Malgré les travaux de Turck (1), Gerhardt (2), Morell-Mackenzie (3), Gibb (4), nos connaissances sont encore bien limitées sur les akinésies laryngées. Morell-Mackenzie, qui a réuni un grand nombre d'observations, a donné des notions très-nettes sur les paralysies des divers muscles du larynx, et il a appliqué avec le plus grand succès le galvanisme sur les cordes vocales. Je me propose dans cet essai d'étudier le diagnostic des akinésies du larynx

(1) L. Turck. Recherches cliniques sur diverses maladies du larynx. Paris, 1862.

(2) ViRciiows', Archiv. fur palhologische Anatomie. Vol. XXI.

(3) Morbll-Mackenzie. Hoarseness, loss of voice aud Stridulous hreathing. London, 1868,

(4) Giniî. The Diseases of the Throat. — 2« éd. Londou, 1864.

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